Cet ouvrage rassemble des travaux conduits par des sociologues qui s'intéressent à la gestion et au management. Il est issu de discussions conduites au sein du Réseau Thématique n° 30 (sociologie de la gestion) de l'Association Française de Sociologie, durant son 1er Congrès (24-27 février 2004). Il trouve tout naturellement sa place dans la série " Sociologie de la gestion " de la collection dirigée par B. Péquignot. Plusieurs traits réunissent les textes présentés ici. En premier lieu, une même volonté d'étudier les " dispositifs de gestion " développés ces dernières années par les entreprises, en particulier les grandes entreprises, pour organiser les activités de production, piloter la relation au marché et contrôler les hommes au travail. En second lieu, et à une exception près, une même posture empirique et inductive réunit ces textes, qui, chacun à sa manière, tentent de décrire ce que font et disent les managers et quels effets ont sur les collectifs de travailleurs, mais aussi sur les clients des entreprises, ces pratiques et ces discours. On découvre alors que, fondamentalement, le management brandit la figure fictive - artéfactuelle - du client, au besoin en l'instrumentalisant, pour mettre les hommes et les femmes au travail, en contrôler les actions et les pensées, afin de créer les conditions d'un engagement salarial optimal. Après le corps, c'est la subjectivité du salarié qui est enrôlée pour produire la performance et le profit - au nom du client. Les " dispositifs de gestion " constituent les moyens et les résultats de cette stratégie. Ce sont eux que les auteurs ont placés au centre de leur attention.
Nombre de pages
233
Date de parution
01/06/2006
Poids
262g
Largeur
135mm
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EAN
9782296008182
Titre
Au nom du client. Management néo-libéral et dispositifs de gestion
Cet ouvrage permet d'effectuer un tour d'horizon complet des différentes théories de la motivation au travail à travers ses écoles (classique, relations humaines, néoclassique). Il offre une analyse critique des apports de chacune et montre en quoi elle représente une avancée pour la pensée managériale. Cette nouvelle édition mise à jour est enrichie d'exemples et illustrations pratiques (cas réels).
Que l'on parle de management d'entreprise, de relations internationales ou encore de politique, le terme de gouvernance est devenu omniprésent. Cette notion, qui a pris son essor dans les années 1990, semble marquer la victoire de la technique, de la gestion sur le politique, le gouvernement. Son bon fonctionnement requiert des conditions précises. Qu'est-ce que la gouvernance ? Quelles sont les composantes d'un système de gouvernance d'une entreprise et, plus généralement, d'une organisation, d'un pays ? Comment ce concept, créé aux États-Unis (corporate governance), s'est-il appliqué hors de ce pays et notamment en France ? Quelles solutions peut-on envisager pour améliorer les modes de gouvernance ? Cet ouvrage décrypte la notion de gouvernance. Il en expose les multiples définitions, les implications pour l'économie et la société et en explique les limites.
Le type de délit dont il est question dans cet ouvrage ne relève pas de la justice, mais de la sociologie. Fruit d'un travail collectif, les contributions rassemblées ici ont pris pour objet d'analyse les nouvelles pratiques de gestion mises en œuvre dans les entreprises et les organisations avec la diffusion des technologies de l'information et de la communication. Il s'agit tout à la fois de décrire les nouveaux " dispositifs " conçus par le management pour coordonner et mobiliser la force de travail, et d'analyser leur ressort dans la création de l'ordre organisationnel. C'est fondamentalement autour des logiques d'enrôlement salarial que se déploient les différentes réflexions. Elles mettent en lumière l'importance des actes " cognitifs " dans l'organisation des activités, mais également dans la construction des identités individuelles et collectives. Elles rappellent aussi que derrière chaque décision de gestion se dissimulent des choix procédant des et touchant aux équilibres sociaux dans et hors l'entreprise ou l'organisation. Favorable à une approche pluridisciplinaire, l'ouvrage entend porter un éclairage critique sur les discours et les pratiques de management dans un contexte de célébration quasi universelle des valeurs libérales.
«Ce qui ne me tue pas, me rend plus fort.» Ce n'est pas vrai pour Joris, balloté entre la métropole et les Antilles où il est né. Où il retourne pensant se reconstruire et qu'il doit quitter une nouvelle fois, la mort dans l'âme. Le récit du tête-à-tête avec ses propres ténèbres d'un homme meurtri par les épreuves.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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