La justice au village. Justice seigneuriale et société rurale dans le duché-pairie de La Vallière (1
Mauclair Fabrice ; Maillard Brigitte
PU RENNES
20,00 €
Impression à la demande
EAN :9782753505438
Parmi toutes les institutions judiciaires qui ont fonctionné en France avant la Révolution, les justices seigneuriales étaient sans nul doute les plus nombreuses ; en contact avec une très large portion de la population, alors essentiellement rurale, elles étaient présentes dans maintes localités. Pourtant, les " justices de village " sont encore mal connues. Le livre de Fabrice Mauclair se propose donc, en traitant le cas des trois tribunaux seigneuriaux du duché-pairie de La Vallière (situés en Touraine, Anjou et Maine), de découvrir une institution qui rendait de multiples services aux communautés rurales d'autrefois. La justice seigneuriale souffre encore, malgré le regain d'intérêt dont elle bénéficie ces dernières années de la part des historiens, de nombreux préjugés. Cet ouvrage cherche donc d'abord à déterminer si ces derniers sont ou non fondés, en étudiant les conditions matérielles dans lesquelles la justice était rendue ainsi que les caractéristiques de son personnel. Il cherche aussi à savoir si les juges seigneuriaux appliquaient correctement le droit royal et tout particulièrement les règles de la procédure civile et criminelle. Ce livre constitue donc une contribution originale à l'histoire de la justice sous l'Ancien Régime. Il permet par ailleurs de réfléchir à la place des " justices de village " dans la hiérarchie judiciaire du royaume et à leurs rapports avec la justice royale. Mais l'ouvrage ne s'intéresse pas uniquement à des questions juridiques. Il décrit également les relations qui existaient entre des ruraux et une institution judiciaire locale. Il apporte par ailleurs de nombreux éclairages sur les relations sociales et sur la vie quotidienne dans les villages d'autrefois. Sont ainsi traités des thèmes aussi variés que la police seigneuriale, les abandons d'enfants, les amours illégitimes et le sort des mineurs et des orphelins. La présente étude aborde ainsi sous un angle nouveau l'histoire de la seigneurie mais aussi celle de l'enfance, du genre et de la famille. L'ouvrage de Fabrice Mauclair comporte enfin des éléments sur le contentieux à la campagne, sur tous ces conflits, des plus tragiques au plus banals, qui affectaient la vie des ruraux dans leur quotidien, avec parmi eux les litiges très courants liés aux dettes. Il offre au bout du compte une description complète du rôle multiforme et ô combien vital des " justices de village " dans la vie des communautés rurales de l'époque moderne.
Nombre de pages
369
Date de parution
13/03/2008
Poids
501g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782753505438
Titre
La justice au village. Justice seigneuriale et société rurale dans le duché-pairie de La Vallière (1
Auteur
Mauclair Fabrice ; Maillard Brigitte
Editeur
PU RENNES
Largeur
154
Poids
501
Date de parution
20080313
Nombre de pages
369,00 €
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L'histoire est à peine croyable : à Lyon, de février 1747 à janvier 1749, une certaine Le Paistour est parvenue à exercer la terrifiante et « très virile » fonction de bourreau en se travestissant en homme.Qui se cache exactement derrière cette usurpatrice hors norme ? D'où vient-elle et quel a été son parcours avant d'arriver dans la cité lyonnaise ? Comment le pot aux roses a-t-il finalement été découvert et quelles décisions ont alors été prises ...Cette étude historique, conçue et présentée à la manière d'une enquête policière, apporte des réponses à toutes ces questions de façon précise et documentée. L'ouvrage permet en outre de plonger dans les tréfonds de la société et de la justice du XVIIIe siècle, en particulier dans l'univers inquiétant mais souvent fantasmé des criminels, des prisons, des exécutions publiques et des bourreaux.
La justice d'Ancien Régime véhicule bon nombre d'images négatives. Ainsi apparaît-elle très souvent dans l'imaginaire collectif comme impitoyable, expéditive, injuste et cruelle. Sans chercher à nier la réalité, cette étude propose un regard nouveau sur la justice en France avant la Révolution. En prenant pour cadre la Touraine (soit en gros l'Indre-et-Loire actuelle), elle remet en cause quelques poncifs et idées reçues. Pour ce faire, l'auteur aborde six thèmes répartis en deux grands ensembles : les cadres de la justice (les tribunaux en place, le personnel judiciaire, les lieux de justice) et les différentes activités judiciaires (la police, la justice non contentieuse et contentieuse, la criminalité et son traitement par les tribunaux). Au fil des pages, ce livre brosse ainsi un tableau complet de la justice en Touraine au temps des derniers " rois absolus ". Au moyen de courtes synthèses, de documents et d'encadrés variés, il propose aussi d'utiles mises au point sur des sujets aussi divers que l'emprisonnement, les bourreaux, la torture, la procédure criminelle, la peine de mort, les exécutions en place publique, la violence... Dans cet ouvrage de synthèse, destiné à un large public, Fabrice Mauclair offre le résultat de plusieurs années de recherches dans les archives judiciaires tourangelles du XVIIIe siècle.
Les bourreaux ont toujours suscité peur, rejet et dégoût, mais aussi attirance et curiosité. Ils font partie de notre imaginaire. Depuis longtemps, ils sont associés à de nombreux fantasmes, mythes et légendes. Ainsi, croit-on que le pain retourné porte malheur car autrefois le boulanger mettait sur le dos celui qui était destiné au bourreau. Souvent laissés aux auteurs friands de sensations fortes et de frissons, les "exécuteurs des hautes oeuvres" sont devenus depuis quelques années de véritables a objets historiques ". Il est donc désormais possible d'en proposer une histoire véritable, loin des clichés et des préjugés qui entourent cette corporation si particulière. Ce guide nous mène à la découverte des bourreaux en France, de la période qui va de la réelle émergence de leur métier (au XVe siècle) à sa disparition en 1981, suite à l'abolition de la peine de mort, en passant par un tournant majeur à bien des égards : la mise en service de la guillotine sous la Révolution.
L'affaire est dans le sac", "faire amende honorable", "en mettre sa main au feu", " pendu haut et court", "maître des hautes oeuvres", "fourches patibulaires", "carcan"... Autant de mots et d'expressions qui renvoient au passé judiciaire lointain de notre pays soit, en gros, à la longue période comprise entre le règne de Saint Louis, au XIIIe siècle, et la Révolution. De la fin du Moyen Age à 1789, la justice française a produit une multitude de formules et de termes spécifiques, maniés à l'époque par quelques initiés seulement et que le généalogiste qui les retrouve en archives ne comprend plus. Maintes locutions employées autrefois au sein des prétoires de France sont depuis longtemps tombées dans l'oubli. D'autres, au contraire - mais avec un sens caché difficilement accessible pour le commun des mortels - peuplent encore nos dictionnaires et, de temps à autre, émaillent les conversations, les propos des journalistes ou la littérature. Certains mots en rapport avec l'ancienne justice ont donné lieu à des expressions plus ou moins désuètes, toujours en usage, mais dont la signification profonde est souvent ignorée. La compréhension du système judiciaire du XVIIIe siècle l'est encore plus, tant son organisation a été bouleversée par la Révolution. L'historien ou le généalogiste qui s'y plongent découvrent un univers très différent du nôtre. Ce petit livre, conçu comme un abécédaire, a pour ambition d'expliciter le sens de centaines de termes et de formules liés à la justice d'autrefois. Des encadrés complètent le dictionnaire par des synthèses et des conseils de recherches. Il entraînera le lecteur à la découverte d'un monde déroutant auquel pourtant, par bien des aspects, la justice actuelle doit beaucoup.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.