Du bonheur de la vie poétique. En pensant à André du Bouchet, Yves Bonnefoy et Philippe Jaccottet
Matz Wolfgang ; Inspektor Rosine
BRUIT DU TEMPS
13,00 €
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EAN :9782358732000
La traduction, nous le savons bien au Bruit du temps, n'est pas seulement la meilleure façon de comprendre un texte découvert dans une langue étrangère, elle est aussi, très souvent une rencontre, celle du traducteur avec l'auteur et, aussi bien, une affaire d'amitié. Il se trouve que Wolfgang Matz (traducteur, avec son épouse Elisabeth Edl, d'Yves Bonnefoy et Philippe Jaccottet), a bien connu trois poètes français d'une même génération, celle dont on fête, en ce début des années 2020 le centenaire de la naissance ; trois poètes d'ailleurs eux-mêmes liés par des liens d'amitié, mais aussi par une certaine idée de la poésie dont la revue L'Éphémère a été l'une des manifestations. Wolfgang Matz les a rencontrés à plusieurs reprises, il a été l'un des témoins de leurs dernières années. Ce livre évoque ces trois figures en rassemblant quelques souvenirs, en revenant aussi sur certains textes qu'il a traduits, mais en s'attachant surtout à ce que ces rencontres lui ont appris : que la poésie ne se réduit pas à la produc- tion de livres, qu'elle doit aussi se traduire par une certaine « justesse » dans la vie elle-même. C'est ce qui fait le prix de ces pages, à laquelle on pourrait bien sûr reprocher une certaine idéalisation de l'existence poétique, mais il faut les lire comme un hommage à la qualité d'être de ces trois figures, une sorte de signe amical de reconnaissance pour ce qu'ils ont été et ce qu'ils ont représenté, humainement, jusqu'au bout ? puisqu'il est surtout question ici de leur fin ? pour les personnes qu'ils ont côtoyées. Dans une lettre à Böhlendorf, Hölderlin parlait du besoin qu'il ressentait de la « Psyche unter Freunden », d'une parenté de l'âme que les amis peuvent partager. C'est de cela qu'il est question dans ce précieux petit livre.
Nombre de pages
69
Date de parution
19/04/2024
Poids
82g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782358732000
Titre
Du bonheur de la vie poétique. En pensant à André du Bouchet, Yves Bonnefoy et Philippe Jaccottet
Auteur
Matz Wolfgang ; Inspektor Rosine
Editeur
BRUIT DU TEMPS
Largeur
118
Poids
82
Date de parution
20240419
Nombre de pages
69,00 €
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Pour Wofgang Matz, Julien Green est l'un des écrivains les plus modernes de ce siècle qu'il a vécu d'un bout à l'autre, dont il a ignoré les modes et percé à jour les illusions, ne cessant de poser en véritable créateur les questions les plus profondes. En huit chapitres limpides, l'?uvre foisonnante et l'immense journal de julien Green sont ainsi mis en perspective, avec une lucidité et dune sympathie qui ne convaincront pas seulement les nombreux admirateurs du grand écrivain.
Présentation de l'éditeur Rien ne résiste aux liens du sang. Aucun homme. Aucune loi. Aucun cartel.Emmett est à présent employé malgré lui par le truand Angel Moreno. Vétéran de l armée, en Irak et en Afghanistan, ses prouesses lui ont valu une solide réputation auprès des hommes du cartel et des campesinos du coin : tous le surnomment « El Gringo Loco ». Angel lui avait promis que, son dernier contrat effectué, il lui rendrait son fils. Mais il n a pas l air de vouloir tenir parole... Emmett n a plus qu un seul objectif dans son viseur : retrouver son fils et le sortir de là, coûte que coûte. L affrontement final approche, et il risque bien de se terminer en bain de sang...
Devenir joueur de foot professionnel, c'est d'abord un rêve. Mais lorsqu'on arrive enfin à être sélectionné par un grand club et qu'on devient une star comme Lucas DiLucca, il faut savoir garder la tête sur les épaules. Car la fortune et la célébrité excitent les jalousies, suscitent les convoitises... Et peuvent pousser à la faute.
L histoire d un père prêt à tout pour sauver son filsEmmet Gardner, la quarantaine, est garde-frontière le long du Río Grande aux États-Unis. Un jour il découvre que son propre fils a accepté une jolie somme d argent pour piéger un dealer rival des cartels locaux. Pour le sortir de cette sale histoire, Emmet décide de prendre les choses en main et de monter le coup lui-même. Mais pendant l embuscade, il assassine un agent infiltré des stup! Poursuivi à la fois par les autorités fédérales et les chasseurs de prime, c est le début d une longue cavale dans les badlands...Avec Mexicana, Matz fait une entrée brutale dans le catalogue Glénat. L auteur du Tueur s associe au scénario à son presqu homonyme américain Mars pour nous livrer un polar noir et percutant, plus qu efficacement mis en image par le trait nerveux de Mezzomo.
Je n'ai pas envie de parler de moi, mais d'épier les pas du siècle, le bruit et la germination du temps..." Même s'il s'en défend, avec Le Bruit du temps, publié en 1925 et rédigé en Crimée dès 1923, Mandelstam signe son livre le plus autobiogaphique et donc la meilleure introduction qui soit à son oeuvre. Il y évoque le Pétersbourg d'avant la révolution et sa formation de poète: de la bibliothèque (russe et juive) de son enfance à l'étonnant professeur de lettres, V. V. Gippius, qui lui a enseigné et transmis la "rage littéraire". Mais le livre est aussi une éblouissante prose de poète, qui annonce Le Timbre égyptien. Une prose où le monde sonore du temps (concerts publics, mais aussi intonations d'acteurs, chuintements de la langue russe) constitue la base du récit, une prose qui jaillit d'un regard à travers lequel le monde semble vu pour la première fois, avec une étonnante intensité. Mandelstam compose ainsi une suite de tableaux d'une exposition sur la préhistoire de la révolution. Le livre s'achève au présent sous une chape d'hiver et de nuit ("le terrible édifice de l'Etat est comme un poële d'où s'exhale de la glace"), face à quoi la littérature apparaît "parée d'un je ne sais quoi de seigneurial" dont Mandelstam affirme crânement, à contre-courant, qu'il n'y a aucune raison d'avoir honte ni de se sentir coupable. Pourquoi traduire une nouvelle fois Le Bruit du temps alors qu'il existe déjà deux traductions en français, l'une, médiocre, dans une anthologie de proses de Mandelstam intitulée La Rage littéraire chez Gallimard, jamais rééditée; l'autre, extrêmement précise, par Edith Scherer, à L'Age d'homme, reprise dans la collection "Titres" chez Christian Bourgois? Sans doute parce qu'il fallait faire appel à un poète pour donner à entendre dans une langue d'une grande richesse, la musique et l'éclat si particuliers de cette prose. Nous avons commandé cette traduction nouvelle à Jean-Claude Schneider, admiré de poètes allemands comme Hölderlin, Trakl, Bobrowski, qui avait déjà traduit de Mandelstam, à La Dogana, des poèmes de Simple promesse et surtout le magnifique Entretien sur Dante, précédé de La Pelisse.
II est terrible de penser que notre vie est un roman, sans intrigue et sans héros, fait de vide et de verre, du chaud balbutiement des seules digressions et du délire de l'influenza pétersbourgeoise. L'Aurore aux doigts de rose a cassé ses crayons de couleur. Ils gisent aujourd'hui comme de jeunes oiseaux, avec des becs béants et vides. Cependant, tout absolument me semble contenir les arrhes de mon délire favori en prose."