Aux Phoenix. "A la recherche d'un humanisme perdu"
Matic Dragan
NON NOBIS
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EAN :9782931179000
Parce qu'il est possible de penser autrement, Dragan Matic nous propose de nous en donner les moyens, de comprendre le fond des choses, les racines du problème. l'auteur constate que l'Holocratie procède d'une démarche où la structure sociale doit se construire en partant de la base, c'est-à-dire de nous, le peuple, et doit rester sous notre contrôle, plutôt que le contraire. Dans la société idéale de nos grands-parents, les jeunes respectaient leurs aînés et, bien entendu, leurs parents. Ils écoutaient leurs aïeux, le prêtre et toutes les instances morales, juridiques et politiques supérieures. L'ordre social se maintenait ainsi de lui-même. À condition, bien sûr, que chacun restât à sa place. Or, souvent, « rester à sa place » signifiait « subir des injustices et les accepter sans broncher ». Et c'est ainsi que, lentement mais inexorablement, les « instances supérieures », vu qu'elles avaient le pouvoir, finissaient par en abuser.
Nombre de pages
163
Date de parution
05/09/2022
Poids
142g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782931179000
Titre
Aux Phoenix. A la recherche d'un humanisme perdu
Auteur
Matic Dragan
Editeur
NON NOBIS
Largeur
110
Poids
142
Date de parution
20220905
Nombre de pages
163,00 €
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L'auteur, parfois sur un ton taquin, parfois le plus sérieusement du monde, en égrainant son parcours de vie, nous livre des réflexions sur le monde qui nous permettent de saisir le fond d'une pensée originale. Il semble avoir échoué à s'immiscer dans les différents domaines de la vie comme la Littérature, l'Art ou encore la Politique, la Philosophie, la Spiritualité... ; tout cela lui donnant le sentiment de n'être, où qu'il aille, quoi qu'il fasse, qu'un intrus, un infiltré (serait-il atteint du syndrome de l'imposteur ? ). Pourtant, de toutes ses tentatives infructueuses à trouver sa place dans la société, il finit par accepter l'idée et même à revendiquer le droit, voire inciter le lecteur et la lectrice, à s'en exfiltrer.
Dans ce récit de science-fiction, le Terrien joue son rôle habituel de conquérant, tel qu'il est dépeint, souvent avec fierté, dans les livres d'Histoire qui y voient le symbole de la bravoure, quand il n'est pas mis à l'honneur par certains poètes avec des compositions de chants épiques et de récits fabuleux. Or, derrière chaque victoire, derrière chaque conquête, se trouve son lot de vaincus, défaits, soumis, souillés, humiliés. Ce sont des soldats et des civils morts dans d'atroces souffrances, des femmes violées, des villes dévastées, pillées, brûlées... Tel est le Terrien. Tantôt vainqueur, il soumet le vaincu, tantôt lui-même sous le joug d'un autre, il tente tout pour se libérer de son oppresseur.
L'idée de pensée anarchisante vient du constat que la plupart des philosophies créent des dogmes conduisant à une forme ou une autre de hiérarchie d'où naîtra un aristocratisme conduisant fatalement à ce que Castoriadis a appelé hétéronomie. Et, voyant les crises de plus en plus intenses que cela entraine, l'auteur, partant du scepticisme pyrrhonien, celui qui combat toute forme de dogmes, rejoint la notion castoriadisienne d'autonomie. La pensée anarchisante débouche sur un scepticisme d'Etat. Car c'est, en effet, ce-dernier - si l'on cherche à respecter l'humain avant tout (et notamment avant le désir de faire du profit) - qui doit se mettre en position de suspension de jugement à tous les niveaux (religieux avec la laïcité, éthique avec une démocratie directe et économique avec une forme originale inspirée d'une économie basée sur la monnaie libre) afin que l'humain acquiert la liberté qui lui est due dans un environnement qui se veut démocratique.
Dans ce récit, le Terrien joue son rôle habituel de conquérant, tel qu'il est dépeint, souvent avec fierté, dans les livres d'Histoire. Le conquérant, el conquistador, der Eroberer, the conqueror... on y voit le symbole de la bravoure et on compose en son honneur des chants épiques et des récits fabuleux. Or, derrière chaque victoire, derrière chaque conquête, se trouve son lot de vaincus, défaits, soumis, souillés, humiliés. Ce sont des soldats morts dans d'atroces souffrances, des femmes violées, des villes dévastées, pillées, brûlées. Puis, le Terrien rencontre le Zemmian. Le Zemmian va le décontenancer. Il lui apprendra qu'une autre façon d'être existe.
De même qu'Abraham entendit l'appel de Dieu : « Leik Lekha » c'est-à-dire « Va vers toi ! » (ou, mieux encore, « Monte vers toi ! »), il revient à chacun d'entre nous d'interroger ses propres profondeurs. On est alors amené à découvrir que se trouve, au plus intime de notre être, dans ce Royaume dont le Christ nous dit qu'il est intérieur, un germe divin, comme une semence qui aspire à croître ; celle-ci n'est autre que l'image de Dieu en quoi nous avons été faits, riche des potentialités qu'il nous revient de déployer. L'Arbre de Vie que nous sommes, planté au coeur de notre Eden intérieur, est lourd d'un fruit : le Fils de l'Homme ; nous sommes appelés, en synergie avec l'Esprit de Dieu, à porter celui-ci à maturité.
C'est l'histoire d'un type qui, depuis le poste de pilotage qui lui sert de cervelle, voit le temps défiler à toute blinde et commence à flipper. Il se met alors à branler sérieusement du manche et, peu à peu, la panique s'installe dans le cockpit. Pour lui, c'est sûr, l'heure du grand plongeon se rapproche dangereusement. Trop d'heures de vol, voyez-vous. C'est vrai que le gars en question a fait plusieurs fois le tour du monde. Il s'est posé à l'île de Pâques et sur une plate-forme de forage, en mer du Nord. Il a bouffé des saucisses de chien en Corée et du serpent au Gabon. Il s'est baladé sur le dos d'un buffle en tâchant d'éviter les crocodiles sur l'île de Marajó, dans l'embouchure de l'Amazone, et il a sablé le champagne, en première classe, dans le Train Bleu, entre Le Cap et Johannesburg. Il a même, un temps, travaillé pour la cour du roi d'Arabie Saoudite.Il décide alors de se confesser avant le crash final. Parce que ça soulage, une confession, surtout si l'on prend soin de mêler aux souvenirs personnels les fantasmes dont on est jamais arrivé à se débarrasser...