Prostitution et sida. Sociologie d'une épidémie et de sa prévention
Mathieu Lilian
L'HARMATTAN
26,00 €
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EAN :9782738496669
Les prophéties alarmistes pronostiquant au moment de l'apparition du sida une large contamination des prostituées ne se sont pas réalisées. Les taux d'infection par le VIH sont restés relativement bas sur les trottoirs français, et les prostituées ne sont pas devenues un vecteur de diffusion du virus au sein de la population. Cette situation positive a en premier lieu été rendue possible par l'attitude responsable et la capacité d'adaptation des femmes et hommes prostitués, qui ont rapidement intégré le risque de contamination à leur pratique et adopté le préservatif. Elle a également été rendue possible par la création d'associations assurant sur les trottoirs des actions de prévention innovantes, et dans lesquelles les prostituées elles-mêmes ont été amenées à jouer un rôle important. Cet ouvrage, issu d'une longue étude sociologique, analyse la manière dont les différents acteurs concernés (prostituées, responsables politiques et administratifs, travailleurs sociaux, professionnels de santé...) se sont saisi du problème de l'exposition des prostituées au VIH, et ont tenté de lui apporter des réponses adaptées. Son objet est de retracer l'histoire d'une politique publique, débutant par l'identification d'un problème de santé publique, se poursuivant par sa médiatisation puis par son appropriation par les champs politique et administratif, et s'achevant par sa gestion, sous des formes inédites, par un milieu associatif porteur de nouvelles représentations de ce que sont la prostitution et les personnes qui l'exercent.
Nombre de pages
272
Date de parution
15/10/2000
Poids
340g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738496669
Titre
Prostitution et sida. Sociologie d'une épidémie et de sa prévention
ISBN
2738496660
Auteur
Mathieu Lilian
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
340
Date de parution
20001015
Nombre de pages
272,00 €
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Fruit de trois décennies d'enquêtes, fondé sur d'innombrables entretiens, archives et observations de terrain, cet ouvrage de référence offre une compréhension inédite et lumineuse de l'univers prostitutionnel. Le sociologue Lilian Mathieu analyse les évolutions des rouages de la prostitution et de ses acteurs : prostituées, clients et proxénètes mais aussi militants, policiers, travailleurs sociaux ou encore politiciens.
Pratique singulière qui articule sexualité et économie et qui implique divers protagonistes (femmes et hommes prostitués, clients, proxénètes), la prostitution est aussi un " problème social " à la définition et au traitement duquel participent entrepreneurs de morale, législateurs, policiers ou encore travailleurs sociaux. S'agissant d'une réalité davantage objet de polémique, voire de fantasme, que de connaissance scientifique, cette synthèse permet un bilan informé et raisonné. La prostitution est un objet social double. Il s'agit bien sûr d'une pratique singulière qui articule sexualité et économie et qui implique divers protagonistes (femmes et hommes prostitués, clients, proxénètes). Mais elle est aussi un " problème social " à la définition et au traitement desquels participent entrepreneurs de morale, législateurs, policiers ou encore travailleurs sociaux, dont l'action exerce en retour de considérables effets sur la pratique et le quotidien des personnes prostituées. C'est toute la complexité des rapports entre ces deux dimensions de la prostitution que cet ouvrage s'est donné pour objet d'explorer, en dressant un bilan des recherches sociologiques qui lui sont consacrées. Un tel enjeu n'est pas anodin, s'agissant d'une réalité sociale davantage objet de polémique, voire de fantasme, que de connaissance scientifique. Pourtant, la sociologie de la prostitution a connu ces dernières années d'importants développements, en France comme à l'étranger, qui ont permis d'atténuer son statut d'" objet sale " trop longtemps relégué aux marges de la recherche.
Les mouvements sociaux occupent aujourd'hui une place décisive dans la vie politique française. Ce livre en dresse un panorama, des grèves de décembre 1995 aux manifestations contre la réforme des retraites de 2010, en passant par l'altermondialisme, le Réseau éducation sans frontière ou Jeudi noir. Comment saisir leur rôle et leur poids dans la vie démocratique? Quelles relations entretiennent-ils avec les partis politiques et les gouvernements? Qu'est-ce qui fonde leur légitimité? La protestation publique contre les politiques menées en leur nom est, de fait, le moyen pour les citoyens de se réapproprier la voix qu'ils ont déléguée à leurs gouvernants. Les mouvements sociaux ne sont dès lors ni une composante marginale du paysage politique, ni une menace pour la démocratie: ils en ravivent les principes fondateurs.
Conflits de travail, lutte contre le sida, défense des immigrés, altermondialisme, actions collectives de précaires, féminisme: autant de mobilisations importantes qui ont marqué la vie politique et sur lesquelles cet ouvrage entend apporter un éclairage original et de nouvelles clefs d'analyse. Il montre que les mouvements protestataires ne résultent pas de brutales poussées de mécontentement, mais qu'ils relèvent au contraire d'un domaine d'activité particulier, exigeant la maîtrise de compétences spécialisées. Scrutant les rapports étroits qu'ils entretiennent les uns avec les autres, l'ouvrage montre également que ces mouvements sont loin d'occuper une position marginale et dominée dans le paysage politique: ils constituent un mode d'intervention dans la conduite des affaires de la cité distinct des arènes institutionnelles qu'ils tendent à concurrencer ou à contester. La notion d'espace des mouvements sociaux au coeur de cet ouvrage invite ainsi à penser la spécificité du registre politique de la protestation collective tout en cernant ses évolutions les plus significatives. L'analyse qui s'inspire de la théorie des champs de Pierre Bourdieu s'appuie sur une connaissance fine du paysage contestataire français, de Mai 68 au récent mouvement contre la réforme des retraites, pour offrir une nouvelle compréhension des reconfigurations politiques contemporaines.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.