Conflits de travail, lutte contre le sida, défense des immigrés, altermondialisme, actions collectives de précaires, féminisme: autant de mobilisations importantes qui ont marqué la vie politique et sur lesquelles cet ouvrage entend apporter un éclairage original et de nouvelles clefs d'analyse. Il montre que les mouvements protestataires ne résultent pas de brutales poussées de mécontentement, mais qu'ils relèvent au contraire d'un domaine d'activité particulier, exigeant la maîtrise de compétences spécialisées. Scrutant les rapports étroits qu'ils entretiennent les uns avec les autres, l'ouvrage montre également que ces mouvements sont loin d'occuper une position marginale et dominée dans le paysage politique: ils constituent un mode d'intervention dans la conduite des affaires de la cité distinct des arènes institutionnelles qu'ils tendent à concurrencer ou à contester. La notion d'espace des mouvements sociaux au coeur de cet ouvrage invite ainsi à penser la spécificité du registre politique de la protestation collective tout en cernant ses évolutions les plus significatives. L'analyse qui s'inspire de la théorie des champs de Pierre Bourdieu s'appuie sur une connaissance fine du paysage contestataire français, de Mai 68 au récent mouvement contre la réforme des retraites, pour offrir une nouvelle compréhension des reconfigurations politiques contemporaines.
Nombre de pages
285
Date de parution
12/01/2012
Poids
370g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782365120029
Titre
L'espace des mouvements sociaux
Auteur
Mathieu Lilian
Editeur
CROQUANT
Largeur
140
Poids
370
Date de parution
20120112
Nombre de pages
285,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Pratique singulière qui articule sexualité et économie et qui implique divers protagonistes (femmes et hommes prostitués, clients, proxénètes), la prostitution est aussi un " problème social " à la définition et au traitement duquel participent entrepreneurs de morale, législateurs, policiers ou encore travailleurs sociaux. S'agissant d'une réalité davantage objet de polémique, voire de fantasme, que de connaissance scientifique, cette synthèse permet un bilan informé et raisonné. La prostitution est un objet social double. Il s'agit bien sûr d'une pratique singulière qui articule sexualité et économie et qui implique divers protagonistes (femmes et hommes prostitués, clients, proxénètes). Mais elle est aussi un " problème social " à la définition et au traitement desquels participent entrepreneurs de morale, législateurs, policiers ou encore travailleurs sociaux, dont l'action exerce en retour de considérables effets sur la pratique et le quotidien des personnes prostituées. C'est toute la complexité des rapports entre ces deux dimensions de la prostitution que cet ouvrage s'est donné pour objet d'explorer, en dressant un bilan des recherches sociologiques qui lui sont consacrées. Un tel enjeu n'est pas anodin, s'agissant d'une réalité sociale davantage objet de polémique, voire de fantasme, que de connaissance scientifique. Pourtant, la sociologie de la prostitution a connu ces dernières années d'importants développements, en France comme à l'étranger, qui ont permis d'atténuer son statut d'" objet sale " trop longtemps relégué aux marges de la recherche.
Les mouvements sociaux occupent aujourd'hui une place décisive dans la vie politique française. Ce livre en dresse un panorama, des grèves de décembre 1995 aux manifestations contre la réforme des retraites de 2010, en passant par l'altermondialisme, le Réseau éducation sans frontière ou Jeudi noir. Comment saisir leur rôle et leur poids dans la vie démocratique? Quelles relations entretiennent-ils avec les partis politiques et les gouvernements? Qu'est-ce qui fonde leur légitimité? La protestation publique contre les politiques menées en leur nom est, de fait, le moyen pour les citoyens de se réapproprier la voix qu'ils ont déléguée à leurs gouvernants. Les mouvements sociaux ne sont dès lors ni une composante marginale du paysage politique, ni une menace pour la démocratie: ils en ravivent les principes fondateurs.
Pourquoi les individus les plus marginalisés ou stigmatisés ceux qui vivent dans des conditions précaires sont-ils aussi ceux qui se révoltent le moins contre leur situation ceux qui contestent le moins souvent un ordre social qui leur est pourtant défavorable? Une des ambitions de cet ouvrage consacré à l'étude de trois mobilisations de prostituées (le mouvement d'occupation des églises de 1975 le Comité intemational pour les droits des prostituées et la lutte des prostituees contre le sida) est d'apporter des éléments de réponse à cette question dassique en sociologie politique Les femmes et les hommes prostitués appartiennent en effet à un univers au sein duquel la simple possibilité d'une action contestataire apparaît comme éminemment improbable Parce que leur réalisation semble à première vue délier les représentations ordinaires de ce que sont et de ce dont sont (ou non) capables les prostituées et parce qu'ils constituent pour l'analyse sociologique des sortes de "cas limites" les mouvements sociaux étudiés dans ce livre pemmettent de mieux comprendre les processus de l'action collective
Les prophéties alarmistes pronostiquant au moment de l'apparition du sida une large contamination des prostituées ne se sont pas réalisées. Cette situation positive a en premier lieu été rendue possible par l'attitude responsable et la capacité d'adaptation des femmes et des hommes prostitués, qui ont rapidement intégré le risque de contamination à leur pratique et adopté le préservatif et par la création d'associations assurant sur les trottoirs des actions de prévention.
L'intérêt porté ici conjointement à l'automobile et au supermarché a pour ambition de réfléchir à l'évolution de nos modes de consommation depuis cinquante ans. La particularité de l'objet automobile est d'entretenir tous les fantasmes, le premier d'entre eux étant de pouvoir circuler librement. Si l'automobile recouvre un certain nombre de fonctionnalités, il n'en demeure pas moins qu'elle implique aussi certaines contraintes. Associer l'automobile à la consommation est devenu un acte d'une évidence déconcertante, le consommateur moderne ne pense plus son rapport à l'achat de produits courants, dont l'alimentation, qu'au travers d'un déplacement en véhicule à quatre roues (automobile ou chariot libre-service en grande surface d'ailleurs)
Le présent ouvrage est l´??histoire de la fédération dudans les différentes étapes de son existence, traitant essentiellement de la part prise par ce parti dans les combats ayant jalonné sa vie intense contre la colonisation capitaliste, le sous-développement, la spéculation et la pression immobilière sur le littoral notamment par le tourisme, la stigmatisation de la culture et la langue basque, la répression des deux côtés de la frontière, la violence institutionnelle en politique, etc. Ce sont quelques dizaines de militants acharnés qui ont persévéré pour l´??autodétermination de ce territoire dans une voie étroite consistant à mettre en tension autonomie et autogestion, nationalisme et socialisme, sans concession démagogique ou électoraliste refusant à la fois un nationalisme apolitique et une lutte de classes sans racine nationale. L´??ouvrage est bâti à partir d´??entretiens et de documents personnels, d´??archives nationales et locales, ainsi que de celles des héritiers du PSU,
Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise ponant sur la "conciliation" de l'activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la "discrimination syndicale"? Assiste-t-on à une rupture historique dans les relations professionnelles à la française ? Fondée sur six monographies de grandes entreprises aux pratiques sociales contrastées, cet ouvrage montre comment la négociation d'accords de droit syndical et de " gestion des parcours syndicaux " est aussi une réponse a la croissance des contentieux. menés notamment par la CGT depuis les années 1990, qui ont contribué à une prise de conscience de leurs droits par les syndicalistes. Si ces accords d'entreprise protègent désormais mieux les mandatés les plus investis dans le jeu du dialogue social, qui signent des accords, ils ne modifient pas radicalement les pratiques managériales de terrain qui continuent à stigmatiser les syndicalistes de proximité. surtout quand ils s'opposent aux restructurations ou dénoncent la dégradation des conditions de travail par des pratiques protestataires.