Histoire du sentiment d'appartenance en France. Du XIIe siècle à nos jours
Matharan Jean-Louis
L'HARMATTAN
33,50 €
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EAN :9782296133181
Hérésies, invasions, guerres, guerres civiles, révoltes et révolutions, toutes ces situations ont en commun de révéler ce qui nous rassemble, nous, les Français. De l'incertitude au malheur, du désarroi à la confiance regagnée, elles traduisent, à condition d'être surmontées, l'incessant besoin que nous avons de nous retrouver, la permanente crainte que nous avons de nous perdre. Hommes et femmes, individus et groupes concourent à nous réunir, à nous dire ce que nous sommes ; ce sont les médiateurs de nos joies et de nos attentes. De Bernard de Clairvaux à Charles de Gaulle, de Jeanne d'Arc à Jean Jaurès, d'Henri IV à Robespierre, des ordres monastiques aux partis modernes, tous, anciens ou contemporains, mettent en oeuvre les thèmes qui entretiennent notre sentiment d'appartenance et organisent la forme du nous. Du XIIe siècle au XXIe siècle, comment s'est agencé notre regroupement ? Comment avons-nous pu conserver le goût de nous-mêmes ...
Nombre de pages
327
Date de parution
22/10/2010
Poids
505g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296133181
Titre
HISTOIRE DU SENTIMENT D'APPARTENANCE EN FRANCE - DU XIIE SIECLE A NOS JOURS
Auteur
Matharan Jean-Louis
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
505
Date de parution
20101022
Nombre de pages
327,00 €
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La récente crise des Gilets jaunes a remis en avant la question des fractures territoriales et l'opposition entre des Villes centres qui iraient bien et une France périurbaine qui irait mal. Il faut toutefois penser la ville dans sa globalité et combiner des approches géographiques, sociologiques et juridiques du sujet métropolitain. Comment mieux relier la Ville à sa périphérie, comment faire de la Ville un acteur de l'action sociale efficient pour qu'une vraie solidarité s'exerce dans les territoires, comment garantir à tous un droit à la métropole ? Sans surjouer les oppositions, en déjouant quelques idées reçues, en observant rigoureusement les initiatives locales qui pullulent, il est possible de l'affirmer : le bonheur est dans la métropole.
La " métropolisation " constitue l'un des mouvements les plus puissants de ces trente dernières années en matière d'organisation politico-administrative, modifiant l'architecture des pouvoirs locaux partout sur l'ensemble du territoire. Partout ou presque, car une ville, et non des moindres, manque à l'appel : Paris. Comme si l'émergence du Grand Paris semblait, au plan institutionnel, une aventure encore plus complexe que la construction européenne. Si la métropole du Grand Paris a fini par exister, créée en 2014, elle n'en constitue pas moins un " nain " politique et administratif. Il est pourtant urgent de repenser la gouvernance de notre région capitale pour en faire tout à la fois la "ville-monde" qu'elle doit rester, moteur de la transition environnementale, et un territoire du quotidien plus doux et plus harmonieux pour toutes celles et tous ceux qui y vivent.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...