Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée N° 146, 2019-2 : Cimetières et tombes dans les mond
Massicard Elise
PU PROVENCE
27,00 €
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EAN :9791032002476
Ce volume étudie la place et le devenir des cimetières et des tombes dans le monde musulman contemporain, en croisant les approches de l'islamologie, de l'anthropologie et des sciences sociales pour analyser le fait funéraire en islam dans ses dimensions religieuses, politiques et mémorielles. Y sont abordés les croyances et pratiques entre orthodoxie et hétérodoxie (notamment au Pakistan)?; le culte des morts en islam en contexte socialiste (Chine, Kazakhstan)?; l'inhumation des musulmans en terre d'émigration (Royaume-Uni, Brésil)?; l'évolution de cimetières emblématiques du monde chiite (Iran, Liban). L'ensemble montre comment les intérêts politiques, les préceptes religieux et les besoins mémoriels se partagent en islam le pouvoir sur l'espace des morts et sa fréquentation par les vivants. Lieux de mémoire où se conjuguent gestion de l'ici-bas et représentation de l'au-delà, les cimetières et les tombes occupent une place concrète et symbolique considérable dans les mondes musulmans. Porteurs de sens juridiques, éthiques et eschatologiques, rapportés à l'islam comme Loi révélée (sharî`a), ils font aussi l'objet de décisions politiques, d'appropriations sociales et de pressions économiques diverses. Comme fait social total, ils participent à la construction de la mémoire culturelle de la communauté. Dans cet ouvrage, cimetières et tombes des musulmans sont étudiés à travers les enjeux religieux, politiques et mémoriels que présentent leur habitation, leur gestion et leur fréquentation. Huit contributions analysent ces aspects selon les approches croisées de l'islamologie, de l'anthropologie et des sciences sociales. Après un aperçu des traditions textuelles, des études de cas contemporains couvrent un large spectre géographique, de la Chine au Brésil en passant par le Liban. Le dossier met en lumière la pluralité des statuts et des destins des défunts?: saints, héros ou morts ordinaires?; morts en pays d'islam, en terre socialiste ou en émigration. Il montre comment les évolutions sociétales transforment des lieux et des rites apparemment immuables, mais aussi comment des pratiques et croyances perdurent en dépit des aléas politiques. Il établit par-là que les cimetières demeurent des lieux vivants où se reflètent et se construisent les sociétés musulmanes.
Nombre de pages
271
Date de parution
18/06/2020
Poids
450g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9791032002476
Titre
Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée N° 146, 2019-2 : Cimetières et tombes dans les mond
Auteur
Massicard Elise
Editeur
PU PROVENCE
Largeur
160
Poids
450
Date de parution
20200618
Nombre de pages
271,00 €
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Qui sait qu'une partie importante de la population en Turquie - entre 10 et 30 % n'est pas musulmane sunnite, mais hétérodoxe? L'existence des alévis oblige ainsi à repenser la question de la laïcité et de l'identité nationale turques. En raison de leur différence religieuse, linguistique et sociale, les alévis révèlent une "autre Turquie" souvent passée sous silence dans un pays sommé, à l'heure de sa candidature européenne, d'amender son nationalisme kémaliste et de reconsidérer sadiversité humaine. A travers l'analyse du mouvement aléviste depuis les années 1980, au pays mais aussi en Allemagne, cet ouvrage porte un regard nouveau sur l'enjeu identitaire et les manières de faire de la politique dans la Turquie contemporaine. Il analyse en particulier les changements dus au rapprochement avec l'Unioneuropéenne, et aux dynamiques nouvelles en migration, et propose une réflexion novatrice sur les mouvements transnationaux à l'heure de la mondialisation. Biographie de l'auteur Diplômée de l'INALCO, de l'Université Libre de Berlin et docteur de l'Institut d'études politiques de Paris, Élise Massicard est chercheur au CNRS(CERAPS, Lille) et membre du comité de rédaction de l'European Journal of Turkish Studies (ejts.org).
Les maires de quartier, figures d'intermédiation administrative et politique, offrent une perspective originale sur les dynamiques de pouvoir à l'oeuvre en Turquie. L'Etat turc, réputé fort et volontariste, est en réalité aux prises avec de multiples logiques sociales avec lesquelles il doit composer. Les problématiques de la modernisation et de la bureaucratisation, qui fournissent souvent le fil conducteur de l'histoire contemporaine du pays, s'en trouvent relativisées. En outre, la rationalisation croissante des pratiques de gouvernement - comme l'usage de bases de données - s'articule avec d'autres formes de domination, moins formelles et plus personnelles, qui ouvrent la porte à des négociations voire à des contournements auxquels les citoyens, aussi modestes soient-ils, recourent massivement. Fondée sur une longue expérience de terrain et une riche enquête quasi ethnographique, cette analyse de l'Etat "par le bas", au niveau local et au quotidien, éclaire d'un jour nouveau la centralisation de l'exercice du pouvoir et la politisation intense de la société qui ont caractérisé l'évolution de la Turquie ces dernières années. Elle renouvelle la compréhension des situations autoritaires et des relations Etat-société bien au-delà du cas qu'elle considère.
Cette livraison de Varia analyse différents paradoxes de la politique internationale contemporaine. La manière dont certains acteurs du conflit catalan en Espagne investissent les arènes électorale et judiciaire montrent que les liens entre elles sont plus réciproques que souvent admis. L'aide internationale à la démocratisation destinée aux médias jordaniens est appropriée stratégiquement par les élites politiques locales, qui en filtrent les contenus. La première génération d'élites administratives en Iran post-révolution islamique s'avère paradoxalement plus réformiste et plurielle que les suivantes. Les exilés kurdes de Syrie en camp en Irak développent un rapport spécifique au passé, une forme de (re)subjectivation intimement liée à l'encampement. Enfin, la rubrique Coulisses s'attaque à l'un des défis que pose l'étude empirique de la politique mondiale contemporaine : comment étudier ces méga-conférences internationales, de plus en plus centrales dans la gouvernance mondiale ? Coulisses L'ethnographie collaborative des méga-conférences. Une proposition méthodologique pour enquêter sur les évènements politiques "monstres" par David Dumoulin Kervran, Jean Foyer et CLIMACOP.
L'Etat turc est généralement présenté comme fort. La tradition bureaucratique de l'Empire ottoman se serait perpétuée, voire renforcée, durant la période républicaine. L'Etat est ainsi perçu comme une entité unifiée et douée de volonté, comme une instance souveraine nettement différenciée de la société et largement imperméable aux demandes sociales. Il est souvent considéré aussi comme l'acteur principal, voire unique, d'un processus de "modernisation" et d'"occidentalisation" volontariste de la société. Partant du constat d'un décalage entre ces manières de concevoir les modes de gouvernement en Turquie, d'une part, et les apports de la socio-histoire du politique et de la sociologie de l'Etat et de l'action publique, d'autre part, cet ouvrage entend dépasser l'idée d'un Etat monolithique et autonome. Ainsi se donne-t-il pour objectif d'ouvrir la "boîte noire" de l'Etat, qu'il analyse comme un système de positions complexe et mouvant. A cette fin, il observe la puissance publique en action et s'intéresse aux multiples acteurs qui interviennent dans l'action publique. Ordonner et transiger : telle est la double face de l'action publique. Elle apparaît comme l'articulation de la légalité et de la légitimité : travail d'homologation, projections d'un ordre sur la distance et la durée, conversion d'une force en droit ou réciproquement, opérations conjointes d'objectivation et de subjectivation. Mais dans le même mouvement se négocient des alliances et des transactions entre domaines privé et public, d'où l'indécision des périmètres d'intervention et les luttes dont la chose publique est la cause. Ce livre est le fruit d'un travail collectif rassemblant historiens, politistes, sociologues, anthropologues et géographes, sur des objets aussi divers que la politique religieuse, les effets socialisateurs du service militaire, l'identification des citoyens ou la production de faux, de la fin de l'Empire ottoman à nos jours. Ils ont cependant en commun de mettre en perspective l'analyse des discours officiels avec les pratiques concrètes de l'action publique, d'éclairer des clivages internes aux institutions et de souligner les chevauchements entre appareil d'Etat et société. Loin de s'adresser aux seuls spécialistes de l'Empire ottoman et de la Turquie, cet ouvrage a sa place dans le débat intellectuel sur la sociologie de l'Etat, la socio-histoire des institutions et l'analyse de l'action publique.
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.