Votre désir m'intéresse. Enquête sur la pratique psychanalytique
Maschino Maurice Tarik
HACHETTE LITT.
15,25 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782010085772
Que Freud ait renouvelé notre conception de l'homme, que la richesse et la pénétration de ses aperçus théoriques aient jeté une vive lumière sur des conduites jusque-là mal comprises, personne, aujourd'hui, ne le conteste sérieusement. Mais Freud a cru inventer également une technique de guérison des névroses, et, en dehors de quelques cercles précieux où l'on s'amuse à charlacaniser, la psychanalyse reste avant tout, pour la plupart de ceux qui l'approchent, une thérapeutique : à ce niveau-là, que vaut-elle ? C'est la question fondamentale que pose ce livre. Ou plutôt, cette enquête : à partir d'une centaine d'entretiens avec des analysants et des analysés, Maurice T. Maschino explique pourquoi tant de personnes prennent un jour rendez-vous avec un analyste, ce qu'elles vivent pendant ces années de divan, et surtout, dans quel état elles en sortent. Inquiet luimême des résultats, Freud déplorait, à la fin de sa vie, que "l'analyse [ait] des moyens limités" et que "la différence entre le non-analysé et l'analysé, au point de vue du comportement ultérieur de ce dernier, ne [soit] pas aussi nette que nous le désirerions" . Il ne semble pas, un demi-siècle plus tard, que la différence soit plus nette... Des psychanalystes - une vingtaine ont été interviewés - essaient de s'en expliquer ; l'auteur rapporte leurs propos, mais, fidèle à leur méthode, il se garde bien de les prendre au mot. . Plus substantiel qu'un simple guide, mais riche aussi d'informations pratiques, cet ouvrage ne peut manquer d'intéresser tous ceux qui hésitent à s'allonger ou qui, déjà couchés, hésitent à se relever... . Professeur de philosophie, Maurice T. Maschino collabore depuis de longues années au Monde diplomatique, où il a publié dé nombreux reportages et enquêtes.
Nombre de pages
254
Date de parution
02/09/1982
Poids
362g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782010085772
Titre
Votre désir m'intéresse. Enquête sur la pratique psychanalytique
Auteur
Maschino Maurice Tarik
Editeur
HACHETTE LITT.
Largeur
140
Poids
362
Date de parution
19820902
Nombre de pages
254,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Maurice T. Maschino a vécu dix ans en Algérie. Il a milité pour son indépendance, acquis sa nationalité, épousé une Algérienne, puis finalement est revenu en France, toutes illusions perdues. Mais trente ans après, l'attachement aux lieux qu'il avait aimés, à sa famille d'adoption et à ses anciens élèves (devenus journalistes, médecins, avocats et même ministres) lui a donné envie d'y retourner. Besoin de comprendre, besoin de sentir un pays à la fois connu et inconnu, pour lui faire toute sa place dans sa mémoire, pour le donner en partage. Il y revient donc tout récemment, parcourt le pays de long en large, y multiplie rencontres et entretiens, recueille de nombreux témoignages, et, par leur biais, introduit le lecteur dans la vie quotidienne des Algériens, dont il aborde les principaux aspects : vie matérielle (très dure), santé publique (défaillante), enseignement (à deux vitesses), vie culturelle (inexistante), presse (au rabais), rapports hommes/femmes (de domination), dépolitisation (générale), du citoyen de base aux dirigeants, ces derniers n'ayant d'autre objectif que de rester au pouvoir... ou d'y revenir. Malgré cette situation alarmante, l'auteur ne repart pas en claquant la porte : si l'Algérie se porte mal, des hommes et des femmes s'emploient à construire l'avenir de ce pays, là où ils peuvent, comme ils peuvent.
Je vis dans une société où l'air, ces derniers temps, est singulièrement vicié. Non seulement parce que la xénophobie et le racisme s'y étalent sans vergogne. Mais encore parce que bon nombre d'intellectuels, "sages" ou pas, se prêtent à une entreprise d'intoxication générale. En méditant gravement - à l'heure où s'ébauche une société-monde ! - sur des baudruches idéologiques : identité nationale, spécificité française... russe par ma mère et ma première éducation, français par l'école, algérien par mon engagement politique et mon mariage, je ne pouvais que me sentir concerné par ce discours. Mais je n'ai pas pour autant écrit un pamphlet : si je cite les niaiseries cocardières de quelques personnalités politiques - de tous bords -, je laisse surtout la parole, et la première place, à tous ceux qui viennent d'ailleurs - de Pologne, du Maghreb, d'Amérique latine -, à tous ces "étrangers" qui sont le sel, et la chance, de l'hexagone". M. T. M.
Comment peut-on être français ? " se demandent sou vent les étrangers, agacés par les façons d'être et de faire des natifs de l'Hexagone. Il est rare, en revanche, qu'un Français dénonce le comportement de ses compatriotes. Dans cet ouvrage, Maurice T. Maschino, qui a la chance d'être d'ici et d'ailleurs, les observe dans leurs conduites les plus concrètes, les relations presque toujours conflictuelles qu'ils entretiennent entre eux comme à l'égard des étrangers, et dénonce férocement certains traits qui provoquent l'hilarité ou la stupeur chez nos voisins. Sont-ils aussi pingres et suffisants, aussi frileux et xénophobes, aussi avares d'échanges et la tête pleine de mythes - telle cette croyance que la France est le pays des droits de l'homme - que l'on se l'imagine ? A l'heure où une majorité d'entre eux affirme haut et fort l'existence d'une prétendue " identité nationale ", ce livre vient à point pour dégonfler quelques baudruches et les rappeler à un peu plus de modestie.
Dans ce livre, Maurice Maschino a voulu enquêter sur un sujet encore tabou. Loin des stéréotypes auxquels les associe une opinion souvent mal informée, ce voyage à travers la France des profs - dans leurs lycées mais aussi dans les rectorats ou à la clinique de La Verrière - nous montre à quel point ce métier, que la plupart exercent consciencieusement, est devenu, en quelques années, un métier à risques. Solitude, violence des élèves, réformes absurdes ou mal appliquées, incompréhension des parents, indifférence des autorités - tendance à la psychiatrisation des enseignants par l'administration -, tout se conjugue pour que beaucoup craquent et que presque tous s'interrogent sur un métier de plus en plus mal défini. Serait-on plus fragile psychologiquement parce qu'on est prof ? Maurice Maschino, lui, met en cause le système scolaire tel qu'il fonctionne (si l'on peut dire !)... Ceux qui liront ce livre ne pourront plus dire, à propos des profs et, en général, de l'école : " Nous ne savions pas. "
Qui est Fouad Chouki? Aux côtés de Bob Tahri et de Mehdi Baala, Fouad Chouki a écrit parmi les plus belles pages du demi-fond français. D'ailleurs, murmurent les spécialistes, il ne serait pas le moins doué des trois. Pourtant à l'adolescence, entre dérives et tentations légitimes, Chouki trébuche et refuse les contraintes qu'exige la vie monacale d'un athlète de haut niveau. Après deux ans d'errements, il reprend une nouvelle fois le chemin de l'entraînement et s'offre un retour de premier plan qui le conduit jusqu'à la finale du 1 500 mètres des championnats du monde à Saint-Denis en août 2003. Sa course en enfer! Car, entre-temps, il a cédé aux sirènes du dopage... Pour la première fois un athlète international raconte comment il est amené, comme beaucoup de ses rivaux, à franchir la ligne jaune. Un choix qui mettra fin à ses rêves de champion et va complètement bouleverser sa vie. Car c'est dans l'obscurité d'une cellule de prison qu'il vivra les jeux Olympiques de Pékin, où son talent aurait pu lui permettre de monter sur le podium.
René Thom, médaille Fields 1958, a conçu la théorie des catastrophes dans les années 1960 comme un ensemble de modèles mathématiques applicables en biologie et en linguistique. Mais, en ces temps de défaite de la pensée, où seul compte le résultat, aussi insignifiant soit-il, sa démarche apparaît bien solitaire. Apologie du logos retourne l'anathème lancé par Heidegger - "la science ne pense pas" - en injonction : "la science ne cherche qu'à transformer le monde, alors qu'il s'agit de l'interpréter". Ce parti pris de l'intelligibilité des choses conduit à une recherche du sens dans les domaines les plus divers : de la danse aux régulations biologiques, du prolongement analytique à la tectonique des plaques et aux révolutions politiques, de l'ontologie aporétique à la critique de la méthode expérimentale. Recueil des principaux articles de René Thom écrits dans les années 1980, Apologie du logos rend parfaitement accessible la pensée de l'un de nos grands philosophes vivants.
Au tréfonds de l'être, une plaie suinte, que maintiennent à vif maintes de ces questions auxquelles il n'est jamais facile de fournir une réponse : vivre, le faut-il ? Et ce mot, vivre, comment le comprendre ? Quelles significations lui attribuer ? Et que doit-on faire de sa vie ? Quel sens lui donner, ou en recevoir ? Et il semble rigoureusement indispensable de se connaître, cet être que je suis, quel est-il ? Dois-je le subir dans tout ce qu'il est ? Ou bien puis-je le transformer ? Mais alors dans quel but, quelle intention ? Vais-je savoir brûler ce qui m'encombre, désenfouir mon noyau, ne garder en moi que ce qui procède de l'élémentaire, l'originel ? Et cet autrui dont je viens de vérifier à quel point il est mon semblable, vais-je savoir le rejoindre ? Et si je cède à ce désir de me connaître, comment dissoudre l'angoisse qu'il suscite ... Comment vaincre la peur de la vie ? La peur de la mort ? ... Mais quand ces questions le taraudent, l'être n'est pas à même de se les formuler. Elles ne sont tout d'abord qu'un malaise, un désarroi, une lancinante sensation d'exil, l'âpre nostalgie de ce que l'on ne saurait nommer, une infranchissable solitude. Et c'est à son insu que l'être se trouve progressivement engagé dans une aventure dont il ne soupçonne ni en quoi elle réside, ni où elle est susceptible de le mener. Les notes rassemblées dans ce Journal sont les traces laissées par un homme embarqué dans une telle aventure, et qui, des années plus tard, devra s'avouer qu'en se scrutant la plume à la main, il n'a fait qu'obéir à un urgent besoin de se révéler à soi-même, se clarifier, s'unifier, à l'impérieuse nécessité d'accéder à la liberté, la connaissance, une ineffable lumière. Dans ce premier volume, et parce que toute descente en soi est une descente aux enfers, on le découvre aux prises avec l'ennui, le dégoût, la peur, le marasme, la haine de soi, la menace d'une issue tragique. Mais rien ne peut le détourner de poursuivre sa quête. Armé d'une inflexible résolution, il s'acharne à se désentraver, se mettre à nu, explorer l'un après l'autre chacun des recès de son labyrinthe. Dans le second volume, la ténèbre s'éclaircit, et on le verra commencer à fouler la terre lointaine qu'il portait en lui. Celle où il pourra durablement enfouir et déployer ses racines.