Contrairement à ce que pensent les naïfs, l'Eglise catholique n'a jamais accepté la perte de son pouvoir séculier. Encouragée par les propos scandaleux de N. Sarkozy, pour qui le curé est plus apte que l'instituteur à développer le sens moral des enfants,enhardie par la complaisance des médias et le silence de la plupart des intellectuels, qui ne songent qu'à baiser la mule du pape et lécher les mocassins du président, elle s'efforce d'imposer ses valeurs et d'« ouvrir » à son avantage la laïcité. Déjà, de plus en plus de médecins refusent de pratiquer des avortements, il n'est toujours pas question de légaliser l'euthanasie, des enseignants utilisent des manuels cathos qui font d'un cours de grammaire un cours de catéchisme, des films, accusés de porter atteinte aux bonnes moeurs, ne sont pas distribués et des caricaturistes sont poursuivis en justice. Comme le démontre ce livre, l'Eglise catholique n'a pas « changé », elle ne peut pas changer: dogmatique, professant des « vérités » qui, par leur absurdité, défient toute raison, s'ingéniant, en jouant des peurs et des interdits, des émotions et des peurs, à priver tout être de son intelligence et de son esprit critique, elle reste ce qu'elle a toujours été : l'adversaire de la démocratie. Car la démocratie rejette tout argument d'autorité, tout obscurantisme, tout dictat tombé du ciel, elle fonctionne selon les seules exigences de la raison et implique que chacun reste seul maître de ses choix de vie. On en est loin, dans cette France qui ne cesse de rappeler ses prétendues « racines chrétiennes », et le mot d'ordre de Voltaire - « Ecraser l'infâme »- est plus que jamais d'actualité.
Nombre de pages
90
Date de parution
25/03/2009
Poids
145g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782914980753
Titre
La République des bigots
Auteur
Maschino Maurice Tarik
Editeur
LIBERTAIRES
Largeur
140
Poids
145
Date de parution
20090325
Nombre de pages
90,00 €
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Que Freud ait renouvelé notre conception de l'homme, que la richesse et la pénétration de ses aperçus théoriques aient jeté une vive lumière sur des conduites jusque-là mal comprises, personne, aujourd'hui, ne le conteste sérieusement. Mais Freud a cru inventer également une technique de guérison des névroses, et, en dehors de quelques cercles précieux où l'on s'amuse à charlacaniser, la psychanalyse reste avant tout, pour la plupart de ceux qui l'approchent, une thérapeutique : à ce niveau-là, que vaut-elle ? C'est la question fondamentale que pose ce livre. Ou plutôt, cette enquête : à partir d'une centaine d'entretiens avec des analysants et des analysés, Maurice T. Maschino explique pourquoi tant de personnes prennent un jour rendez-vous avec un analyste, ce qu'elles vivent pendant ces années de divan, et surtout, dans quel état elles en sortent. Inquiet luimême des résultats, Freud déplorait, à la fin de sa vie, que "l'analyse [ait] des moyens limités" et que "la différence entre le non-analysé et l'analysé, au point de vue du comportement ultérieur de ce dernier, ne [soit] pas aussi nette que nous le désirerions" . Il ne semble pas, un demi-siècle plus tard, que la différence soit plus nette... Des psychanalystes - une vingtaine ont été interviewés - essaient de s'en expliquer ; l'auteur rapporte leurs propos, mais, fidèle à leur méthode, il se garde bien de les prendre au mot. . Plus substantiel qu'un simple guide, mais riche aussi d'informations pratiques, cet ouvrage ne peut manquer d'intéresser tous ceux qui hésitent à s'allonger ou qui, déjà couchés, hésitent à se relever... . Professeur de philosophie, Maurice T. Maschino collabore depuis de longues années au Monde diplomatique, où il a publié dé nombreux reportages et enquêtes.
Maurice T. Maschino a vécu dix ans en Algérie. Il a milité pour son indépendance, acquis sa nationalité, épousé une Algérienne, puis finalement est revenu en France, toutes illusions perdues. Mais trente ans après, l'attachement aux lieux qu'il avait aimés, à sa famille d'adoption et à ses anciens élèves (devenus journalistes, médecins, avocats et même ministres) lui a donné envie d'y retourner. Besoin de comprendre, besoin de sentir un pays à la fois connu et inconnu, pour lui faire toute sa place dans sa mémoire, pour le donner en partage. Il y revient donc tout récemment, parcourt le pays de long en large, y multiplie rencontres et entretiens, recueille de nombreux témoignages, et, par leur biais, introduit le lecteur dans la vie quotidienne des Algériens, dont il aborde les principaux aspects : vie matérielle (très dure), santé publique (défaillante), enseignement (à deux vitesses), vie culturelle (inexistante), presse (au rabais), rapports hommes/femmes (de domination), dépolitisation (générale), du citoyen de base aux dirigeants, ces derniers n'ayant d'autre objectif que de rester au pouvoir... ou d'y revenir. Malgré cette situation alarmante, l'auteur ne repart pas en claquant la porte : si l'Algérie se porte mal, des hommes et des femmes s'emploient à construire l'avenir de ce pays, là où ils peuvent, comme ils peuvent.
Je vis dans une société où l'air, ces derniers temps, est singulièrement vicié. Non seulement parce que la xénophobie et le racisme s'y étalent sans vergogne. Mais encore parce que bon nombre d'intellectuels, "sages" ou pas, se prêtent à une entreprise d'intoxication générale. En méditant gravement - à l'heure où s'ébauche une société-monde ! - sur des baudruches idéologiques : identité nationale, spécificité française... russe par ma mère et ma première éducation, français par l'école, algérien par mon engagement politique et mon mariage, je ne pouvais que me sentir concerné par ce discours. Mais je n'ai pas pour autant écrit un pamphlet : si je cite les niaiseries cocardières de quelques personnalités politiques - de tous bords -, je laisse surtout la parole, et la première place, à tous ceux qui viennent d'ailleurs - de Pologne, du Maghreb, d'Amérique latine -, à tous ces "étrangers" qui sont le sel, et la chance, de l'hexagone". M. T. M.
Comment peut-on être français ? " se demandent sou vent les étrangers, agacés par les façons d'être et de faire des natifs de l'Hexagone. Il est rare, en revanche, qu'un Français dénonce le comportement de ses compatriotes. Dans cet ouvrage, Maurice T. Maschino, qui a la chance d'être d'ici et d'ailleurs, les observe dans leurs conduites les plus concrètes, les relations presque toujours conflictuelles qu'ils entretiennent entre eux comme à l'égard des étrangers, et dénonce férocement certains traits qui provoquent l'hilarité ou la stupeur chez nos voisins. Sont-ils aussi pingres et suffisants, aussi frileux et xénophobes, aussi avares d'échanges et la tête pleine de mythes - telle cette croyance que la France est le pays des droits de l'homme - que l'on se l'imagine ? A l'heure où une majorité d'entre eux affirme haut et fort l'existence d'une prétendue " identité nationale ", ce livre vient à point pour dégonfler quelques baudruches et les rappeler à un peu plus de modestie.
Le Front populaire fut autre chose que des occupations d'usines et les congés payés. Ce fut aussi une étape révolutionnaire avortée du fait des mandarins syndicaux et des apparatchiks staliniens. Un moment où la social-démocratie va reculer devant le fascisme en refusant son aide à la révolution espagnole. Le Libertaire de cette époque énonce cela très clairement, comment un projet qui reste encore au coeur de la mémoire populaire fut vidé de sa substance. Etrange similitude avec la situation d'hier (1981 et le programme commun) et celle d'aujourd'hui qui voit le parti socialiste vendre son âme au sociallibéralisme.
9 ans déjà que Bricabracs a installé sa « tanière » dans les quartiers nord de Marseille. École, centre de loisir, sans étiquette mais tatoué libertaire de la tête aux pieds (Ils se réclament de Bonaventure), c´est une expérience d´une richesse hors norme en PÉDAGOGIE SOCIALE. Dans ce livre , deux de ses éducateurs nous racontent des tranches de vie, de boulot, de découvertes, de galères..., et c´est juste un grand rayon de soleil de rêves et d´espoirs.
Jacques Louis Dupont dit "Jacob Dupont" est un Conventionnel qui a déclaré à la tribune le 14 décembre 1792 : "Je suis athée" . En floréal an II, il dût démissionner, "en raison d'une maladie nerveuse qui dégénéra en aliénation mentale" . D'ailleurs, "il fut arrêté en nivôse an V pour avoir tenté de violer une vieille femme aveugle" . Par la suite, il fut interné à Charenton où il est "mort fou" en 1813. L'athéisme rend-il fou ou la folie prédispose-t-elle à l'athéisme ? Tout le monde a voulu lier son athéisme et sa "folie" . Une accumulation d'erreurs, de faux, d'approximations, de calomnies répétées à foison. Dans ce livre, Jean-Marc Schiappa rend justice à Dupont et ... à l'athéisme.
Depuis toujours, l'Église catholique prétend qu'elle est la gardienne de la morale et que Dieu lui a donné pour mission de combattre le mal sur terre. Pour ce qu'il en est de la morale, le rapport Sauvé sur la pédophilie dans l'Église vient de remettre à l'heure des faits les pendules de cette prétention. Pour ce qu'il en est du mal, ce texte de Louis Dorlet, alias S.Vergine, paru en 1936 dans La Brochure mensuelle, est un rapport Sauvé avant l'heure. Depuis toujours, en effet, l'Église, assoiffée de pouvoir, de richesse et de sang, quand elle ne maniait pas elle-même le sabre, déléguait aux pouvoirs et se partageait avec eux le marché de l'exploitation et de l'oppression du peuple. Explosif !