Les villes ont des odeurs, des couleurs, des ambiances, des tonalités, des résonances ; certains diraient que chacune à une âme... Elles sont reconnaissables entre toutes. Paris n'est pas Berlin ; Tours n'est pas Marseille ; Bordeaux n'est pas Toulouse. Pourtant, personne ne les voit de la même manière tant il est difficile d'être neutre vis-à-vis de cet objet d'étude qu'est la ville. Comment ne pas être et se sentir affecté, au plus profond de soi, par ce milieu de vie, son fonctionnement, sa diversité sociale, visuelle, fonctionnelle, ses ambiances, mais aussi par ce que la ville représente en termes de fonctionnement de la société, avec ce qu'elle permet ou oblige, ce à quoi elle incite et ce qu'elle empêche ? Une ville donne ou non, inclut ou exclut, intègre ou désintègre ; une personne pense cette ville, la ressent, la vit : ville et individu entretiennent un rapport qui influence les représentations, les imaginaires, les pratiques, et donc l'ambiance et le réel urbains. La société urbaine ne peut faire l'économie de quelques questions simples à formuler. Aimez-vous la ville ? Pourquoi ? Un peu, passionnément, pas du tout ? Ce livre apporte des réponses qui montrent l'universalité des affects positifs, négatifs, toujours changeants envers l'urbain et suggèrent autant d'autres questions. On entre dans l'ambiance de la ville par ses différentes dimensions : urbanisme et participation, idéologies, temporalités, patrimoines, marketing urbain, cinéma et représentations mentales ou sociales, sciences morales et politiques, mais aussi le sensible et l'émotion.
Nombre de pages
384
Date de parution
03/04/2014
Poids
709g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782869063617
Titre
Ville aimable
Auteur
Martouzet Denis
Editeur
RABELAIS
Largeur
155
Poids
709
Date de parution
20140403
Nombre de pages
384,00 €
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Le projet en urbanisme, et plus largement le projet de territoire, sont souvent analysés au prisme du jeu des acteurs qui les prennent en charge. Par contrepoint, le postulat de ce livre repose sur une double idée. En premier lieu, ne pas prendre en compte les acteurs du projet en vue de renouveler le regard. En second lieu, envisager que c'est le projet qui porte les acteurs, et non l'inverse. Le projet apparaît alors comme un système complexe, c'est-à-dire auto-éco-réorganisé, selon l'expression forgée par Edgar Morin, disposant d'une certaine autonomie, d'une dynamique propre. La notion d'incertitude est ainsi centrale dans ce qui est considéré comme le mode principal de gestion des processus de transformation intentionnelle des espaces. Le projet est une tentative de réduction de sa propre incertitude et de celle de son environnement. Ce livre est une contribution à une théorie du projet, saisi comme processus, reposant essentiellement sur sa structure, sur le plan temporel comme sur le plan organisationnel. Ce faisant, l'acteur du projet n'est plus centrai dans l'analyse du projet ; il prend sa véritable place qui est celle d'élément, parmi d'autres, d'un système complexe.
Cet ouvrage examine le projet saisi comme processus à partir des acteurs qui le portent et le mettent en oeuvre de multiples manières en fonction des circonstances. Ces acteurs sont d'abord analysés selon les cadres dans lesquels ils interviennent, puis selon les relations qu'ils entretiennent. Quelles que soient les compétences de ces acteurs et quelles que soient les circonstances dans lesquelles ils travaillent, le projet se nourrit du décalage qu'à la fois il génère et tente de résoudre, cette tension produisant l'incertitude qu'il est censé réduire.
Comment les lieux nous affectent-ils ? Quels sont les facteurs, les mécanismes en oeuvre ? D'un côté, notre humeur du moment, nos représentations, souvenirs, expériences, attentes entrent dans cette construction. D'un autre côté, le lieu, par sa configuration même et le sens que nous lui attribuons, dégage " quelque chose " qui surprend, inquiète ou apaise moralement et physiquement. Dans cette relation changeante ou qui se cristallise dans le passage de l'émotion au sentiment, l'image et l'enjeu de soi ne sont jamais absents. Entre philosophie, sciences de l'action, sciences humaines en s'autorisant un détour par les neurosciences, passant de la maison Uscher aux gradins d'un stade de football, cet ouvrage propose un tour d'horizon nécessairement incomplet sur nos relations aux lieux et tente de saisir comment ces lieux nous affectent, ce qu'ils nous font faire et ce que nous en faisons.
Les migrations internationales sont une clef de compréhension essentielle du fonctionnement du monde actuel. Elles constituent un enjeu fondamental dans chacune des sociétés qu'elles concernent, qu'il s'agisse des régions d'origine, des pays d'installation ou des zones de transit. Le "paradigme migratoire" offre un puissant outil d'analyse des transformations sociales et spatiales à l'oeuvre dans le monde. Aurait-on pu par exemple imaginer, il y a trente ou quarante ans, que la question migratoire marquerait à ce point les élections nord-américaines, britanniques, allemandes, hongroises, autrichiennes, néerlandaises, italiennes... et bien entendu françaises ? Les auteurs - géographes, sociologues, historiens, anthropologues, juristes, démographes - font le point sur la façon dont ont été conçues, élaborées et traitées les problématiques relatives aux migrations depuis une trentaine d'années. Chaque chapitre montre comment un domaine de recherche a émergé, tiraillé entre demande publique (possédant us propres objectifs généralement de court terme) et autonomie de la recherche attachée à la construction des savoirs. Il en résulte un ouvrage qu'on peut utiliser comme un manuel, utile à tous ceux qui veulent comprendre la complexité des migrations internationales.
Poulet Emmanuel ; Bubrovszky Maxime ; Bulteau Samu
Depuis l'invention, en 1985 par Antony Barker, du premier appareil permettant de stimuler de manière non invasive le cortex cérébral au moyen d'un champ magnétique focalisé, la rTMS connaît un essor considérable comme outil thérapeutique en psychiatrie. C'est aujourd'hui une option de traitement à l' efficacité clairement établie, qui doit encore prendre sa place dans les propositions thérapeutiques en santé mentale.Cet ouvrage didactique dresse l'état de l'art de l'usage et des applications de la rTMS, en particulier dans le domaine de la psychiatrie, des aspects historiques, pratiques et techniques jusqu'aux questions de modulation du fonctionnement cortical dans le cadre des applications en recherche. Il détaille également l'ensemble des données disponibles dans les principales applications thérapeutiques, de la dépression (dorénavant reconnue comme une indication au niveau international) à d'autres applications thérapeutiques pour lesquelles la rTMS représente une voie de traitement prometteuse.4e de couverture : Depuis l'invention, en 1985 par Antony Barker, du premier appareil permettant de stimuler de manière non invasive le cortex cérébral au moyen d'un champ magnétique focalisé, la rTMS connaît un essor considérable comme outil thérapeutique en psychiatrie. C'est aujourd'hui une option de traitement à l' efficacité clairement établie, qui doit encore prendre sa place dans les propositions thérapeutiques en santé mentale.Cet ouvrage didactique dresse l'état de l'art de l'usage et des applications de la rTMS, en particulier dans le domaine de la psychiatrie, des aspects historiques, pratiques et techniques jusqu'aux questions de modulation du fonctionnement cortical dans le cadre des applications en recherche. Il détaille également l'ensemble des données disponibles dans les principales applications thérapeutiques, de la dépression (dorénavant reconnue comme une indication au niveau international) à d'autres applications thérapeutiques pour lesquelles la rTMS représente une voie de traitement prometteuse.
A travers une galerie de portraits de traducteurs et traductrices ayant exercé entre 1940 et 1944, cet ouvrage offre un éclairage nouveau sur la vie littéraire durant la seconde guerre mondiale. Traduire, comme écrire, sous la botte de l'occupant nazi, c'est résister ou collaborer. Ce livre explore les trajectoires individuelles et le travail de ces médiateurs, "acteurs invisibles de la littérature". Quelle est leur place ? Dans quel contexte évoluent-t-ils ? Quel est leur rôle ? Hélène Bokanowski, Maurice Betz, Pierre Darmangeat, Paul de Man ou encore Jean Wahl : ces portraits saisissent la traduction sous plusieurs aspects : biographique, historique, sociologique, historique, éditorial et théorique. En s'appuyant sur des archives privées inédites, cet ouvrage constitue un apport précieux aux études sur la vie littéraire francophone en temps de guerre. Avec les contributions de Lucile Arnoux-Famoux, Albrecht Betz, Stéphanie Braendli, Pauline Giocanti, Yanno Guo, Sylvie Humbert-Mougin, Alexis Tautou, Hubert Roland, Thomas Vuong.
Lacroix Thomas ; Daghmi Fathallah ; Dureau Françoi
Les migrations internationales contribuent à définir l'Etat et ses formes de citoyenneté. Elles modifient les relations professionnelles, transforment les espaces géographiques et jouent un rôle fondamental dans les expressions artistiques. Par effet miroir, les pratiques des migrants sont, elles aussi, tributaires des contraintes et opportunités qu'ils rencontrent dans les espaces qu'ils traversent, sinon investissent. De l'Europe au continent américain en passant par l'Afrique, ce livre illustre la façon dont les études migratoires permettent d'éclairer les sociétés contemporaines, depuis leur construction politique jusqu'aux multiples échelles servant à l'analyse des pratiques sociales quotidiennes. Prises ensemble, elles initient un dialogue nécessaire entre spécialistes des migrations et des sciences sociales. En d'autres termes, penser les migrations est "un moyen de penser la société", au-delà de la question du contrôle des frontières par les Etats, à laquelle elles sont trop souvent réduites.