La reformulation : un principe universel d'acquisition
Martinot Claire ; Ibrahim Amr-H
KIME
26,40 €
Épuisé
EAN :9782841743162
C'est à travers différents types de reformulations que les enfants acquièrent leur langue. Ce postulat est, ici, largement démontré par les résultats convergents de 19 chercheurs travaillant dans 10 pays différents (Canada, Croatie, Etats-Unis, France, Italie, Pologne, Roumanie, Russie, Soudan, Togo) qui présentent des expériences menées selon le même protocole, la restitution d'un conte, avec des enfants de 4 à 12 ans, dans les langues maternelles, ou dans certains cas langues secondes, suivantes : français, italien, roumain ; polonais, croate, russe, anglais, arabe standard moderne, arabe palestinien, tunisien, gengbe. La thèse d'une acquisition fondée sur des procédures de reformulation constitue une explication à la fois linguistique et acquisitionnelle par rapport aux paradigmes théoriques existants. L'enfant acquiert sa langue en transformant, selon des règles repérables, soit la forme, soit le sens des énoncés qu'il entend. Dans tous les cas, c'est ce différentiel entre énoncé source et énoncé reformulé qui constitue l'objet analysé dans cet ouvrage. Les recherches exposées montrent dans le détail comment les enfants se sont appropriés selon des parcours différents mais parallèles et en définitive équivalents, des mécanismes linguistiques parfois fort complexes. Elles montrent aussi que ces mécanismes, souvent spécifiques à chaque langue, ne relèvent ni d'une logique rationnelle ni d'une psychologie universelle mais d'une authentique linguistique de l'acquisition dont ce livre inaugure l'immense chantier.
Nombre de pages
384
Date de parution
06/10/2003
Poids
502g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841743162
Titre
La reformulation : un principe universel d'acquisition
Auteur
Martinot Claire ; Ibrahim Amr-H
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
502
Date de parution
20031006
Nombre de pages
384,00 €
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Kupper Claire ; Luntumbue Michel ; Martinot Pierre
Y'en a marre de rester les bras croisés." Le 16 janvier 2011, Dakar est plongée dans le noir. Cette nouvelle panne d'électricité sera la goutte de trop, l'étincelle qui fera bouger Thiat et Kilifeu, deux jeunes rappeurs, et leur ami journaliste, Cheikh Fadel Barro. Ce soir-là germe l'idée de créer un mouvement citoyen. Deux jours plus tard, Y'en a marre (YAM) est officiellement lancé. La capitale sénégalaise accueille alors le Forum social mondial, une formidable tribune pour dénoncer l'injustice sociale et la corruption, prôner une nouvelle culture politique... Le discours passe rapidement les frontières, touche d'autres jeunes du continent tout aussi révoltés par un contexte sociopolitique bloqué ; des initiatives similaires voient le jour. Voici venu le temps des "nouveaux contestataires". L'art et la musique font partie de leur arsenal de mobilisation, les réseaux sociaux et Internet permettent de propager rapidement les messages, de mettre en place tout un dispositif de "subversion" redoutable. Ce livre dresse le portrait de quatre mouvements : Y'en a marre (Sénégal), Le Balai citoyen (Burkina Faso), Filimbi et LUCHA (RD Congo). Quel est le contexte qui les a vus éclore ? S'inscrivent-ils dans une trajectoire d'engagement plus ancienne ? En quoi s'inspirent-ils de certaines figures historiques comme Lumumba, Sankara ou encore Amilcar Cabral et Mandela ? Quels rapports ces éveilleurs de consciences entretiennent-ils avec la classe politique ? Quelles sont les valeurs et la vision qui les animent ? Qu'en est-il des modes d'organisation et de leur financement ? Les auteurs s'efforcent de répondre à toutes ces questions tout en nous faisant découvrir une jeunesse indignée, en colère, mais debout, prête à s'engager pour une société plus juste, plus démocratique...
Guidés par la huppe, qui anime avec humour ce carnet, partez à la rencontre du bouquetin des Alpes. Accompagnés de nombreuses photographies et de superbes dessins naturalistes, des textes simples mais très documentés vous offrent l'essentiel des connaissances actuelles sur le bouquetin, sans oublier les anecdotes de terrain propres aux parcs nationaux. Un voyage passionnant à la découverte du bouquetin des Alpes.
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Le numéro 16 de la revue Incidence est organisé autour d'un essai de Carlo Ginzburg qui touche au coeur ignoré de la plus brûlante actualité, dans le monde globalisé qui est le nôtre, celle qui voit se déchaîner des conflits entre les cultures, les genres, les religions... : "Nos mots et les leurs. Une réflexion sur le métier d'historien, aujourd'hui" . Que peut apporter la réflexion d'un historien sur la démarche qui permettrait de tenter de comprendre l'autre, celui qui est en face ? Carlo Ginzburg, à partir de son métier, préconise une attitude critique et détachée qui exige de prendre en compte deux niveaux, non seulement celui de la parole de ceux qui se font entendre à travers les traces laissées par l'Histoire, mais aussi celui de l'observateur lui-même impliqué dans sa recherche avec ses propres mots, et les façons de penser qu'il partage avec ses contemporains. L'historien part donc de ses propres questions, inévitablement anachroniques, pour chercher des réponses, mais ces réponses modifient elles-mêmes les questions, de sorte que, dans un jeu dynamique d'allers et retours, s'affine peu à peu la possibilité de parvenir à l'interprétation des sources en reconstruisant les modes de pensée des individus et des sociétés des époques analysées, si différentes des nôtres. Mais il précise bien que cela reste une interprétation, c'est à dire que même parvenu à restituer les réponses apportées par les documents, il doit garder à l'esprit qu'il y a toujours un travail de traduction. Il est donc important de maintenir la tension entre les questions et les réponses, nos mots et les leurs. Ce que l'historien a élaboré pour tenter de penser le passé peut servir de modèle pour aider à franchir les distances qui séparent aujourd'hui les genres, les cultures, les nations etc. au niveau mondial. Carlo Ginzburg dans le déroulement de ce fil réflexif ne cesse de rayonner vers les autres sciences humaines, s'enrichissant de cette ouverture constante aux disciplines elles aussi confrontées aux nécessités de l'enquête et de l'interprétation : la linguistique et l'anthropologie qu'il donne en exemple de cette rigueur méthodologique, mais aussi la philologie et la littérature. La revue Incidence réunit ici des chercheurs de grande compétence, de sciences humaines, et de critique littéraire, pour dialoguer avec lui à partir des problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur propre domaine d'étude.