Introduction à la prévention des conflits internationaux
Martineau Jean-Luc
L'HARMATTAN
24,00 €
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EAN :9782343106120
La contagion des conflits internationaux constitue un défi majeur des relations internationales modernes. Face à ce danger, la communauté internationale a fait de l'anticipation des conflits une impérieuse nécessité. Des instruments juridiques, des acteurs, des techniques et des méthodologies sont mobilisés afin de détecter les conflits au plus tôt et d'en prévenir la survenance. Cet ouvrage expose de façon concise l'ensemble des principes et des activités qui ressortent de cet activisme en faveur de la préservation de la paix. Il a pour ambition d'apporter un éclairage très large sur une question qui est peu étudiée par les auteurs francophones. Ainsi, il examine à la fois les succès, qui sont loin d'être négligeables, et les défaillances des mécanismes de prévention des conflits internationaux. L'auteur plaide pour la diffusion d'une véritable culture de la prévention des conflits. Il souligne cependant la complexité de cette ambition. Cet effort ne saurait en effet faire l'économie d'une connaissance préalable et approfondie de la mécanique des conflits et d'une parfaite maîtrise des outils d'intervention sur les dynamiques de violence.
Nombre de pages
216
Date de parution
22/12/2016
Poids
255g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343106120
Titre
Introduction à la prévention des conflits internationaux
Auteur
Martineau Jean-Luc
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
255
Date de parution
20161222
Nombre de pages
216,00 €
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Un demi-siècle après la vague des indépendances de 1960, l'année 2010 a marqué, pour de nombreux pays d'Afrique, le cinquantenaire de leur accession à la souveraineté et a été jalonné de multiples célébrations. Cet ouvrage se propose de faire revivre ce moment clé des indépendances, à travers une série d'analyses témoignant du moment de l'indépendance, de la diversité des réactions qu'il a générées et du souvenir que les Africains ont construit ou conservé de ces journées de fête ou de doute jusqu'au jubilé de 2010. A partir d'un questionnement renouvelé, les contributions mettent à jour l'extrême diversité des perceptions et des vécus qui coexistent et la complexité jamais démentie du rapport entretenus à cet événement fondateur. Colère et joie se sont mêlées à Tananarive et au Cameroun, fierté et déception ont été perceptibles à Lomé et Dakar. Des fêtes officielles parfois convenues aux bals où l'on a dansé "jusqu'à fatigué", les sociétés africaines ont tenté de s'approprier le moment "indépendance" en faisant parfois entendre des voix discordantes, notamment celles des "vaincus" des luttes politiques de la décolonisation (radicaux ou modérés) ou celles plus discrètes des mondes populaires ruraux et urbains, à la recherche d'une émancipation réelle et non formelle.
L'ouvrage est résolument interdisciplinaire et son originalité majeure est de croiser les études littéraires et les études historiques concernant les mémoires et les identités en Afrique. Les types de sources et de matériaux analysés sont ainsi extrêmement divers et peuvent dialoguer ensemble de manière efficace. - Concernant l'étude des identités et des usages mémoriels de figures, l'ouvrage propose des pistes d'études fondées sur le croisement de textes divers en prônant une ouverture disciplinaire. Cet ouvrage est consacré aux multiples formes d'énonciation des identités et aux modalités de leur concrétisation en Afrique. Il rassemble dans une même analyse des énoncés de types très différents qui, tous, participent aux constructions identitaires : discours et récits oraux, textes littéraires, journalistiques ou administratifs, objets emblématiques ou encore délimitations territoriales. Résolument transdisciplinaire, il retrace le cheminement des identités en Afrique, à travers l'institution imaginaire des territoires, la fabrique textuelle des héros et les usages mémoriels des figures historiques. Ce faisant, il donne des pistes, invitant à ne négliger aucune approche pour une analyse plus complète des processus de construction identitaire
Ensemble de témoignages personnels et vivants d'universitaires connus qui dévoilent comment l'histoire de l'Afrique et l'étude des Tiers-Mondes devenus "Suds" se sont imposées à l'université et aux institutions de recherches. Autour d'une interrogation sur les méthodes et les difficultés du métier d'historien ou de géographe en contexte africain et asiatique, des chercheuses et chercheurs reviennent ici sur leurs parcours personnels, intellectuels et institutionnels. A travers ces récits, se dessinent des trajectoires singulières, souvent pionnières, marquées par la volonté de rompre avec les cadres hérités de la science coloniale. Pour les jeunes chercheuses et chercheurs, souvent confrontés aujourd'hui à des difficultés inédites, ces récits offrent un puissant levier de mise en perspective. Loin de tout fatalisme, la mise en regard de ces expériences invite à un optimisme épistémologique, de l'invention de l'histoire de l'Afrique à sa reconnaissance disciplinaire en passant par l'institutionnalisation des recherches sur les Tiers-Mondes d'Afrique, d'Asie et d'Amérique à Paris 7 Diderot ou Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...