QU'EST-CE QUE LA MUSIQUE"? pourrait bien être une façon de demander: "Qu'est-ce que l'homme?" ", écrit Georges Steiner dans Réelles présences. De Confucius à Roland Barthes, d'illustres aînés ont laissé échapper sur elle des éclats de sens. De ces éclats, qu'on peut utiliser comme une main courante, je me suis surpris à tirer des variations sur un motif unique: l'échec des mots à rendre compte du mystère de la musique; au-delà, à traquer peu à peu une perspective plus roborative: la musique intérieure où peut conduire, sous un certain angle, cet échec accepté, dont les échos varient des motifs d'espérance poétique en l'homme capables d'émouvoir l'entendement des oreilles les plus ignorantes. Cette ambition - vaincue avant d'avoir livré bataille - a néanmoins été le seul ressort de ces pages. Puisse-t-elle susciter quelques musiciens qui s'ignorent. T. M.-S."
Nombre de pages
276
Date de parution
05/02/2009
Poids
534g
Largeur
163mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782350880082
Titre
L'exil musical
Auteur
Martin-Scherrer Thierry
Editeur
ENCRE MARINE
Largeur
163
Poids
534
Date de parution
20090205
Nombre de pages
276,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Peut-être que, de lui à moi, les mots du poème demeurent lettre morte s'ils ne génèrent le poème de nous-mêmes. Ils jouent sur moi comme des aimants. Je ne dispose que de quelques poignées de mots pour éclairer cet être tourné par ma passion comme tournesol. D'autres me viendront pour lui donner la lumière qu'il réclame. Il me convie à une aventure dont les horizons me débordent, et qui me cueille au coeur. Thierry Martin-Scherrer
Résumé : Cela recommence, Marcel. Comme hier, dès l'ouverture de vos yeux : la fenêtre est dans son carré noir, bien tendue - somme toute la mère, les dernières années, le fichu noir toujours serré sur les épaules - le carré noir posé juste avant l'aube, votre repère ça vous protège par où arrivent les bruits du dehors: ils s'accrochent à la vitre, bien visés, les papillons qui tapent, les secousses du chien, un peu déformées, moins fort dans votre oreille, des cris qui parlent de quelque chose : entre eux, alors. Les voir, plutôt, dans la fabrique de leurs sons quand cela tape et tremble sur la vitre, pour votre observation du cognement des papillons, et le chien, comment cela brille et ronfle derrière la vitre au moment de sa certitude du bon matin qui vient. Même que les oiseaux, pour voir leur froufrou, le froissement gris d'aube entre leurs ailes : les graines, sur le rebord, et les épluchures, tout ce qui vient, elles plongent dans cela les bêtes, dicté par votre main, la vitre qui roucoule, vous le voyez : dans votre dictée vous faites leurs mots. Th. M.-S.