Avec Histoire du résident Cyprien Coquet, Denis Martin imagine une expérience d'incarcération volontaire. Jamais prisonnier, puisqu'il y entre de son plein gré semble-t-il, Cyprien devient le « résident » d'un univers carcéral construit selon le dispositif panoptique imaginé par Jeremy Bentham au XIXe siècle. Au centre du dispositif, on le sait, un ?il omnipotent et invisible surveille la totalité de l'espace carcéral. Cyprien a décidé de faire vaciller ce regard. Mais le pouvoir absolu tire sa force de sa non-manifestation et Cyprien s'exaspère à multiplier les provocations. Dans la solitude de sa cellule, le « résident » se livre tour à tour à l'autoérotisme exhibitionniste, à la scatologie, puis à l'automutilation et au cannibalisme. À la désincarnation de l'instance de contrôle, Cyprien oppose l'incarnation comme condition d'absolue faiblesse. C'est dans et par sa chair qu'il va expérimenter toutes les formes d'extases et endurer les plus terribles souffrances. La subversion qu'opère Cyprien l'amène à explorer les limites de la passion. Ne peut-on y voir une métaphore du travail d'écriture tel que l'ont conçu et conduit Sade, Artaud, Bataille, Blanchot, Guyotat, tel qu'essaie de le poursuivre aujourd'hui Denis Martin ?
Nombre de pages
124
Date de parution
26/01/2012
Poids
240g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782940358618
Titre
Histoire du résident Cyprien Coquet
Auteur
Martin Denis
Editeur
HEROS LIMITE
Largeur
140
Poids
240
Date de parution
20120126
Nombre de pages
124,00 €
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De nombreux jeunes des années soixante-dix ont été séduits par l'idéal communiste. Cette époque-là est celle du Programme commun qui souleva un immense espoir dans le peuple de gauche. C'est aussi le temps d'après Mai 68, où agitation, revendication et contestation débordent très largement le parti communiste et touchent toute la société. Une période où tout semble possible, en passant de la libération sexuelle aux intenses créativités culturelles. Entre Mai 68 et la désillusion des années Mitterrand, entre Pink Floyd et les années sida, cette époque fut une véritable « parenthèse enchantée ».
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Qu'entend-on lorsque l'on parle d'identité ? Les études rassemblées dans cet ouvrage montrent que lorsque l'on parle d'identité, c'est le changement qu'on voit à l'oeuvre : évolution dans la réalité des groupes, dans leurs stratégies d'action, dans les relations qu'ils entretiennent avec les autres groupes. Contrairement au sens commun, l'identité implique, en politique, la transformation : il s'agit d'une construction, qui tient du mythe et de l'idéologie, effectuée dans une situation déterminée, en fonction de certains enjeux de pouvoir.
L?écrivain et critique David Bosc tente dans ce court texte de penser le rapport singulier que les écrivains peuvent entretenir avec le langage. Son texte s?ouvre sur l?adage fameux de Nicolas Boileau, selon lequel « Ce que l?on conçoit bien s?énonce clairement ». Cette affirmation est d?emblée mise en regard d?autres citations qui constituent autant de témoignages d?écrivains sur leur expérience. David Bosc, en lecteur et en écrivain, entre en dialogue avec ces voix plurielles et s?interroge avec elles sur la place de l?intention et du rythme dans l?écriture, sur ce qui peut pousser à écrire, ou sur ce qu?on peut entendre ou désigner par auteur ou créateur. Il se fraie un chemin à travers des mots dont il fait entendre toute l?épaisseur de sens : celui d?instance, par exemple, qui serait peut-être plus juste que celui d?auteur pour penser la création. Il fait ainsi résonner, dans ce tissage de voix d?autres «praticiens» et penseurs, , et ce depuis leur singularité, une expérience commune de l?écriture, celle d?un non-savoir, et d?une aventure qui relève moins d?une intention maîtrisée que d?un perdre pied au sein du langage. Ce texte reprend une conférence prononcée au Banquet du livre d?automne de Lagrasse, le 29 octobre 2016.
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