Publiées pour la première fois en 1721, les Lettres persanes offrent le paradoxe d'une oeuvre ayant bénéficié d'un succès immédiat et vite devenue un "classique", objet de très nombreuses imitations et d'innombrables commentaires, bref d'une oeuvre semblant n'avoir plus guère de secret à révéler ; mais qui, à bien des égards, reste pourtant quasi insaisissable. Non seulement, parce que cette "espèce de roman" (selon la désignation tardive des "Quelques réflexions sur les Lettres persanes" publiées de manière posthume en 1758) se dérobe à toute catégorie générique clairement identifiable, mais parce que le dispositif épistolaire conçu par Montesquieu repose à la fois sur le principe d'une fragmentation de la matière et sur celui d'une "chaîne secrète et en quelque façon inconnue" (selon une autre formule fameuse de ces mêmes "Réflexions") qui impose de lire l'oeuvre au croisement de la fiction et de la philosophie, de l'économie des passions et de la réflexion morale, de la satire et du discours politique. C'est précisément cette série d'articulations que les seize études ici réunies s'efforcent de saisir. Traitant de sujets distincts et aussi variés que possible, elles se rejoignent toutes néanmoins dans une même exigence : lire les Lettres persanes non pas en focalisant l'attention sur tel ou tel aspect qui rendrait plus ou moins aveugle à tous les autres, mais en prenant la mesure d'un jeu de métaphores généralisées qui implique de mettre en regard l'Orient et l'Occident, le roman de sérail et les considérations théoriques, la réflexion politique et le discours satirique sur la France du temps.
Nombre de pages
348
Date de parution
18/11/2013
Poids
490g
Largeur
145mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782840509172
Titre
Les Lettres persanes de Montesquieu
Auteur
Martin Christophe
Editeur
SUP
Largeur
145
Poids
490
Date de parution
20131118
Nombre de pages
348,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : UN ESSAI : Etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre: approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. UN DOSSIER : Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents. Un ouvrage efficace, élégant. Une nouvelle manière de lire
Résumé : Proposer une approche historique à la fois précise et synthétique des Lumières françaises. Tel est le projet de cet ouvrage. L'auteur propose d'articuler dans son texte histoire des idées et histoire culturelle afin de dégager les grands espaces de mutations de ce phénomène qui a abouti à la Révolution française.
Dès l'aube des années 80, de grandes quantités de migrants vinrent s'installer à Lima, capitale du Pérou, pour constituer une épaisse ceinture de bidonvilles (barriadas) autour de la ville. Dans l'espoir d'une vie meilleure, ou pour fuir la misère et le terrorisme, les migrants étaient principalement des indiens des Andes du Sud. L'origine culturelle induit d'originales procédures d'adaptation à la ville et aux façons d'y vivre bien. La migration est l'aboutissement d'un projet de vie, mesuré, construit, conçu comme une stratégie du mieux-être. Fin 1990, plusieurs dizaines de migrants adultes, dont la plupart étaient déjà habitants de Lima depuis fort longtemps, investissent un terrain vierge au lieu-dit Puruchuco, au nord-est de la capitale. Ils appelleront Tupac Amaru la nouvelle barriada. Le site est situé sur le sol pierreux des flancs arides et lunaires de collines de pierre (cerros). Mais les pierres grises recouvrent une zone archéologique, et Tupac Amaru deviendra vite un ennemi gênant les autorités péruviennes, pour qui ses habitants sont des voleurs d'histoire. Ils vont entreprendre d'apprivoiser l'espace, lui donner des institutions qui le feront fonctionner socialement. De leurs mains, ils édifieront des maisons, un gigantesque collège, des locaux collectifs. Aujourd'hui, Tupac Amaru a 1520 habitants. L'économie locale est importante : de petits ateliers, des micro-entreprises, de petits commerces et des emplois à l'extérieur de la barriada assurent une survivance quotidienne dans la dignité.
Quelle est l'origine de la religion? de la Terre? de la société? de la connaissance? des idées? de l'amour? Depuis le milieu du XVIIe siècle et durant tout le XVIIIe siècle, la littérature et la philosophie ont été habitées, on le sait, par la question de l'origine. Ce volume souhaite montrer en quoi ce souci de l'origine a partie liée avec la fiction. Car si dans la pensée critique qui se déploie alors, le temps des origines est celui de l'affabulation, le recours à la fiction (de Descartes à Rousseau) apparaît quant à lui comme le moyen de concevoir de véritables laboratoires de l'origine, ou de donner à l'origine un langage, une figure. Tout au long d'un siècle et demi d'ébranlement des croyances, c'est le double mouvement d'une pensée "hypercritique" de l'origine et d'une libération de l'imaginaire et du fantasme qu'il s'agit de mettre en lumière. A ce questionnement, la fiction participe à sa manière: en ne cessant de regarder vers ses propres origines, en invitant à pénétrer dans les mystères de la filiation, en remontant vers ce temps des origines alors encore largement méconnu qu'est l'enfance du sujet.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.