Extrait de l'introductionSous toutes les latitudes, la bicyclette fait partie du quotidien et ignore les frontières. Elle est culture et mouvement. Véhicule de l'imaginaire et de l'enfance, la Petite Reine ne finit pas de nous inspirer depuis bientôt deux cents ans.J'aime tous les vélos, sans discrimination, sauf ceux d'appartement: les draisiennes, les grands-bis, les single-speed, les pliables, les couchés, les VTT, ceux de courses, de cyclotourisme, les monocycles, les vélos de cirque, les tandems, les rickshaws; en photo, en peinture, dans les films, les romans ou la poésie... De toutes les formes et de toutes les matières, en chrome-molybdène, en aluminium, en carbone, en bambou, en fil de fer. Mon coeur bat surtout pour ceux qui prennent le large, se revêtent d'une patine, contiennent une histoire, auraient tant de choses à raconter... si seulement ils pouvaient parler!Je suis d'avis que la bicyclette est comme la liberté de la presse, elle ne s'use que quand on ne s'en sert pas. Aussitôt qu'on l'enfourche, elle nous maintient en forme, nous détourne de nos problèmes quotidiens et nous met de bonne humeur. Elle est conviviale, sa générosité est sans pareil: en oxygène, en temps, en espace, en silence, des qualités vitales qui disparaissent de nos villes. La bicyclette est visionnaire et allégorique. Sa pratique nous humanise en nous renvoyant à notre petitesse face au vaste monde.Je n'ai pas choisi la bicyclette, c'est elle qui m'a choisi. Comme Obélix, je suis tombé dedans étant petit! Puis j'ai passé plus de quinze ans de ma vie à parcourir la planète à vélo. Je pédale, donc je suis. Mais monter en selle ne m'a jamais suffi: j'ai aussi chaussé les deux roues du vélo comme une paire de lunettes, pour voir le monde d'un peu plus près. A travers ses rayons, j'ai voulu rendre hommage aux héros et antihéros de la pédale qui, par leurs facéties, redonnent ses lettres de noblesse à la Petite Reine; à tous ces femmes et hommes qui réalisent par passion des voyages de fous, ou aux petites gens qui, à l'inverse, enfoncent les pédales de leur rickshaw pour survivre. Ma passion dévorante m'a permis de croiser leurs destins et aujourd'hui, enfin rassemblés dans ce livre, de les réunir comme des amis, pour vous les raconter. Comme un voyage à bicyclette: instinctif, subjectif et non-exhaustif, par lequel je continue à chercher mon propre équilibre.Les voyageursJusque-là, on croyait les voyageurs à vélo limités à la terre ferme. Seuls les artistes nous emportaient au-delà, dans le fantastique. C'était oublier qu'en chaque homme se cache une âme d'explorateur. Défiant les frontières et parfois la loi de la gravitation, ces électrons libres, rêveurs et bricoleurs animés d'un grain de folie, se lancent à l'aventure:Un groupe d'Helvètes tente de rouler sur la banquise jusqu'au pôle Nord. Stéphane Rousson s'essaye à la traversée de la Manche avec son ballon à pédales ou tourne les manivelles de son scubster, un sous-marin destiné à participer à une course d'engins propulsés à la seule force musculaire. Hervé Neukomm pédale à bord de son biciboat sur les cours d'eau d'Amazonie. Plus récemment, Florian Bailly réalise une première traversée de l'Asie sur un vélo électrique solaire. La famille Tu Quoc, avec ses trois enfants dont une fillette de trois mois, a atteint le Vietnam à vélo en partant de Genève. Et que dire d'Andréas Rich et Marcel Mühlemann qui partent à deux et reviennent à trois de Madagascar? D'Heidi Triet qui boucle un tour du monde de plus de quatre années, qui s'est terminé à quelques semaines de son accouchement...
Le vélo est le véhicule universel par excellence, un dénominateur commun à tous les peuples de la planète. Là où il y a l'homme, il y a le vélo, et la grande roue du monde est à coup sûr celle d'une bicyclette. C'est donc en pédalant que Claude Marthaler part à la rencontre de ses congénères pendant sept ans autour du globe. Sa monture lui sert de vaisseau terrestre et de passeport. Car la bicyclette transcende et unit les hommes, les distances, les frontières géographiques et climatiques, les générations, les classes sociales et les capacités physiques, servant à la fois au transport, au commerce, au sport, à l'expression artistique, au pèlerinage et au voyage. De son exploration de cyclonaute autour d'un monde qui tourne plus ou moins rond, Claude Marthaler rapporte des images à profusion et une réflexion " vélosophique " qu'il transcrit avec poésie et humour. Rarement exploit sportif - plus de 122 000 kilomètres parcourus, souvent en privilégiant les plus hautes pistes du monde, les déserts et la rigueur de l'hiver - n'a été aussi empreint d'humanité.
C'est à vélo et sur 4 000 kilomètres que le Suisse Claude Marthaler a effectué sa révolution autour de Cuba. Désormais aux prises avec la mondialisation, à quoi ressemble donc le sanctuaire historique de Fidel Castro et d'Ernesto "Che" Guevara ? Désireux de s'affranchir du mythe, le voyageur s'immisce durant trois mois tant dans les ruelles de La Havane qu'au coeur des étendues de canne à sucre, au milieu des combats de coqs ou d'une centrale nucléaire désaffectée. Il s'imprègne des ambiances, dresse le portrait des gens simples qu'il croise - paysans, citadins, vendeurs ambulants - et recueille leurs confidences. Constat de la faillite d'une utopie autant que d'immenses espoirs latents, le récit de ce printemps cubain offre une vision pleine d'empathie de la plus vaste et célèbre île des Antilles.
En mars 1994, Claude Marthaler quitte la Suisse à vélo dans le but de rejoindre le Japon deux années plus tard. Il fait partie des premiers Européens à traverser seul l'ex-URSS qui vient à peine de s'ouvrir au tourisme individuel, avant de gagner les hauts plateaux tibétains qu'il sillonne longuement. Au chant des roues de son vélo, il se laisse gagner par l'ivresse de l'aventure et, en 1997, s'envole du Japon pour l'Alaska. Il pédale jusqu'à l'océan Arctique et repart vers le Sud par les Montagnes Rocheuses et la cordillère des Andes, atteignant Ushuaia en mars 1999. Puis, il prend l'avion pour Le Cap d'où il remonte toute l'Afrique, traversant le Congo démocratique en pleine guerre et le désert du Sahara par la Mauritanie. Il boucle finalement son tour du monde en juin 2001, au terme de sept années, ayant parcouru 122 000 km et visité 60 pays. Les régions traversées n'ont pas été choisies pour leur facilité : les plus hautes pistes du monde, les déserts les plus arides et les hivers les plus rigoureux... Au-delà de l'exploit physique que représente son périple, Claude Marthaler nous restitue d'une manière très vivante son mode de vie nomade et solitaire. Il met en évidence avec beaucoup d'humanité ses contacts chaleureux avec les populations, la découverte des différentes cultures, mais aussi comment il a surmonté les obstacles administratifs, par exemple en " prolongeant ", lui-même son visa en URSS, ou en prenant les pédales à son cou pour échapper à la police chinoise...
Ecrivain et aventurier, Claude Marthaler côtoie toutes les latitudes à la force des jambes. Des milliers de mètres de dénivelé et des bivouacs dans les contrées les plus reculées ont façonné cet arpenteur du monde. A l'occasion de l'ascension du plus haut volcan de la planète, il confie les ressorts qui l'ont poussé sur les chemins de l'aventure. "Chaque palier d'altitude gonfle mon aspiration à monter à pied sur ce volcan. Son expansion finit par envahir mon corps et mon âme jusqu'à coloniser mes rêves. Longues journées, longues nuits : la clarté estivale et la fatigue étirent le temps et l'espace. Je me sens instinctivement au bon endroit au bon moment. Mime si je manque de matériel adéquat. Même si l'aveuglante lumière me blesse les yeux. Même si le vent me saoule et me ralentit. A fureter ces mamelons de basalte endormis sous lesquels couve le feu, je bouillonne et me laisse peu à peu apprivoiser. Un renard s'approche ce matin-là, sur ses gardes, en quête de nourriture. Son pelage chatoie sous un soleil levant qui heurte les cimes. C'est un instant de grâce que je prends pour un signe de bon augure."
Pendant des siècles la région mystérieuse du Sud-Est asiatique connue sous le nom de " Triangle d'Or " a fasciné l'imagination occidentale. Aujourd'hui, elle continue à figurer à la une des médias comme un point central du trafic d'opium et d'héroïne. Pourtant, cette partie du monde est surtout fascinante pour d'autres raisons : six peuples culturellement distincts y vivent - les Karen, les Hmong, les Mien, les Lahu, les Akha et les Lisu -, s'efforçant de sauvegarder l'intégrité de leurs croyances, de leurs coutumes et de leurs modes de vie dans un environnement hostile et malgré les pressions d'une société qui change rapidement. Paul et Elaine Lewis ont vécu et travaillé avec ces ethnies du nord de la Thaïlande pendant plus de trente ans. Le fruit de leurs expériences et de leurs recherches est présenté dans ce livre richement illustré par plus de 700 photographies, presque toutes en couleurs. Nous pouvons découvrir les paysages dans lesquels vivent et se déplacent ces peuples et où se déroulent leurs cérémonies et leurs rituels, admirer leurs vêtements et leurs ornements, visiter leurs maisons et leurs villages et être émerveillés par l'habilité dont ils font preuve dans la bijouterie, le textile et la vannerie.
Les Naga vivent de pan et d'autre de la frontière indo-birmane. Au cours des années qui ont précédé l'Indépendance de l'Inde, les Naga du Nord-Est en sont venus à servir de modèle de société "exotique". Peuples de montagnards, ils avaient des croyances et une culture radicalement différentes de celles des populations hindoues des plaines. Ils étaient aussi réputés pour leur résistance féroce aux colonisateurs britanniques et passaient pour d'actifs chasseurs de têtes. Bien qu'ils partagent un fonds culturel et social commun, les milliers de petits peuplements naga, implantés sur des collines difficilement accessibles. ne se ressemblent pas. Leur système politique varie, du régime égalitaire au système autocratique. Ils parlent une douzaine de dialectes différents et ne se comprennent pas forcément entre eux. Cette diversité dans l'unité trouve aussi son expression clans l'artisanat. dans les parures et les costumes, dans les textiles, la vannerie, les sculptures et les armes. Ces objets, d'une richesse considérable, sont présentés dans cet ouvrage par de nombreuses photographies en couleurs. Les auteurs se sont appuyés sur un vaste matériel historique et ont examiné comment la notion de tribu a été appliquée aux Naga ; ils ont par ailleurs mis l'accent sur l'importance que cet état de fait a eu dans le développement du "nationalisme" naga contemporain. Une large sélection de photographies documentaires de l'époque coloniale complète ce document unique sur une ethnie originale.
A nos vertes amours irlandaises renouvelle le genre du carnet de voyage et crée la surprise en donnant à voir une Irlande en pleine mutation, malmenée par la crise, mais qui pense à son avenir avec détermination. De 2008 à 2018, à l'écart des routes touristiques, Hervé Jaouen s'est glissé dans le quotidien des Irlandais, à la recherche d'authentique et de vérité. Sans jamais forcer les portes, il a pris le temps d'écouter et de traduire les sentiments d'inconnus et d'amis de quarante ans. D'un ton allègre, il s'attaque à des sujets graves qu'il traite avec un mordant teinté d'humour, tord le cou à certaines idées reçues, revient sur des thèmes qui lui sont chers, comme la pêche à la mouche... De nouveau, et plus que jamais, Hervé Jaouen poétise ses impressions comme personne, continue d'éveiller des rêves d'Irlande, ravive la mémoire des amoureux de Bile verte. Sous les ciels changeants que l'écrivain voyageur sait si bien décrire, se révèle l'âme d'un peuple prompt à l'échange devant une pinte de bière ou dans l'intimité d'une maison d'hôtes.
Posez une question, Bryson y répond dans ce livre, clair, synthétique, vivant, truffé d'anecdotes, qui conjugue avec bonheur science et sourire. Vous y apprendrez sans efforts par quels hasards, traits de génie, intuitions, déductions, expérimentations, débats, les hommes en sont arrivés à connaître le monde tel qu'ils le connaissent aujourd'hui. Tout y est (ou presque) de l'histoire des sciences, de notre planète et de l'univers. Un merveilleux compagnon, dont la lecture devrait être recommandée à tous les collégiens? et à leurs parents!Ce livre a été un best-seller en France et dans le monde entier. Il a reçu le prestigieux prix Aventis du meilleur livre de vulgarisation scientifique et l'Union européenne lui a décerné le prix Descartes pour la communication scientifique.
Du Congo à l'Amazonie et de la mer de Chine à la Nouvelle-Guinée, Patrice Franceschi nous fait le récit de ses innombrables aventures. Il a partagé la vie des Pygmées, des Indiens, des Papous, été le premier aviateur à accomplir le tour du monde en U.L.M., et suivi le Nil de sa source à la mer. Il nous raconte aussi la part de sa vie consacrée aux missions humanitaires, de la Somalie au Kurdistan, et dévoile l'intensité de ses années passées au côté de la résistance afghane combattant l'armée soviétique.Corse né en décembre 1954, Patrice Franceschi partage sa vie entre écriture et aventure. Ses récits, romans, poésies, essais, sont inséparables de ses engagements et d'une existence libre et tumultueuse où il tente " d'épuiser le champ du possible ". Il est aussi marin et capitaine du trois-mâts d'exploration La Boudeuse." Pour ceux qui veulent réaliser leurs rêves "Marianne
Personne ne destinait Jean-Pierre Brouillaud à une vie de voyages et d'aventures. Devenu aveugle à l'adolescence et révolté par ce coup du sort, il plonge dans la petite délinquance. Placé dans un institut pour malvoyants où les soignants s'entêtent à tout faire à sa place, Jean-Pierre Brouillaud découvre que ses autres sens se sont développés pour compenser celui perdu. Dès lors il n'aura de cesse de dépasser les limites imposées par son handicap et la société. On lui déconseille de traverser la rue sans aide ? Il décide de partir visiter le monde. C'est le début d'un parcours initiatique où le voyage constitue le moyen de se construire en tant qu'homme.