En labourant les terres d'auvergne, du périgord et du bourbonnais
Marsaud de Labouygue Richard Alain
PUBLIBOOK
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EAN :9782342027464
Muni de sa lampe torche, Odet suit les traces, sur le sol, des deux cervidés qui ont été traînés sur plusieurs mètres, avant d'être chargés dans une fourgonnette stationnée sur le chemin qui conduit à la route nationale. Il relève l'empreinte des pneus de deux véhicules qui signalent la présence de plusieurs hommes sur le terrain du délit. Il regrette les temps jadis où il aurait fait la justice lui-même et poursuivi les braconniers jusque dans leur retraite. Il les eût fouettés jusqu'au sang !... Il rentre au logis, abattu et triste de ne pas avoir pu protéger les seigneurs habitants de la forêt dont il se considère le suzerain. La relation de l'homme et de l'animal se trouve une fois encore détruite par les méfaits des prédateurs à deux pattes qui en ont rompu le charme. " Changement de registre pour Richard Marsaud de Labouygue avec ce recueil de nouvelles qui s'enfonce dans les strates du passé et tout un terroir pour en extraire des récits aux notes changeantes, aux atmosphères prenantes et soignées, aux intrigues captivantes. Innervé par un profond respect pour les hommes, les lieux, la mémoire, l'histoire et les m'urs, cet opus dévoile sans aucun doute une part importante de l'identité d'un auteur aux mots entraînants.
Nombre de pages
162
Date de parution
28/08/2014
Poids
210g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782342027464
Auteur
Marsaud de Labouygue Richard Alain
Editeur
PUBLIBOOK
Largeur
148
Date de parution
20140828
Nombre de pages
162,00 €
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L'aventure était dans le Havresac de ces Marsouins qui parcouraient mers et océans des continents asiatique et africain. L'ardeur d'une jeunesse " instruite pour vaincre " et l'enthousiasme légué par leurs aînés les entraînaient à se surpasser pour continuer l'oeuvre coloniale grandiose, d'un Empire qui ne voyait pas se coucher le soleil. Christian Marsaud, comme ses camarades, a vécu grandement les événements qui se sont déroulés en Cochinchine, au Niger, avant de regagner la France métropolitaine pour participer à la Grande Guerre. Une blessure vint interrompre momentanément cette carrière, à défaut d'interrompre sa vie. Affecté au ministère de la Guerre, il devait travailler pendant deux ans, près du général Galliéni, dont il fut un des élèves. Il repart en opérations extérieures au Togo. Au ministère des Colonies et à l'Ecole Militaire de Saint-Cyr, où il enseigna la géographie. De retour en opérations extérieures au Cameroun, il y rencontra le célèbre docteur Eugène Jamot, vainqueur de la maladie du Sommeil, propagée par la mouche Tsé-Tsé. Là, devait se terminer le temps de l'expatriation Outre-Mer. Il fut appelé à la Maison militaire de la Présidence de la République, à l'Elysée, par le Président Paul Doumer et confirmé ensuite dans ses fonctions par le Président Albert Lebrun, jusqu'en 1940. Il pressentait le désastre d'une défaite de nos armées et mettait un terme à sa carrière à Bordeaux, avec le sentiment, comme son père, le colonel d'Etat-Major-Général Joseph Marsaud, la veille de sa mort, qui s'était écrié : " J'ai fait mon devoir. Vive la France ? ! " Christian Marsaud de Labouygue, repose au Pays Basque, sa seconde patrie, qu'il aimait tant, dans le petit cimetière de Saint-Pierre-D'Irube.
La chasse prépare à l'art de la guerre et comme l'a rappelé l'ancien Président de la République Française Nicolas Sarkozy : "? On peut se déchirer parfois en politique comme des chiens, mais on a pour obligation de toujours chasser en meute ? ". En le disant, il consacre le propos enseigné que "? l'homme est un animal politique ? ", qu'il faut cadrer dans la meute pour le rendre efficace dans la réalité de l'action, sa conquête. Si la chasse fut longtemps le plaisir de nos rois, en temps de paix, elle est aussi le roi des plaisirs. Elle est décriée par une meute qui cache son nom et voudrait bien la voir disparaître, au motif d'un "? sport barbare ? ". Ils crient, ils hurlent au loup que l'on tue... Que seraient les petits, les moyens, les grands, les forts, les faibles, les sans-grade, les dominés, les dominants, sans l'existence de l'Arche d'Alliance qui les réconcilie et que nous retrouvons dans la chasse dans la relation de l'homme avec l'animal. Il en est ainsi de la pensée et de la politique qui procèdent de l'ordre établi. La chasse a ses règles dans la vénerie qui peuvent-être comme en politique transgressées. Il appartient toujours au Grand-Veneur de former et de tenir les chiens. En est-il de même pour les boutons et les hommes de peu de Foi. Tandis que l'écho des grandes chasses résonne dans nos oreilles et nos coeurs, l'homme et l'animal communiquent à l'unisson sur la finalité de leur destin. Ces contes philosophiques nous donnent les pistes avec l'odorat et l'instinct de prédation. Puisse Saint Hubert, avoir pitié de nous.