Jacques Roubaud. Prose de la mémoire et errance chevaleresque
Marsal Florence ; Berthelot Anne
PU RENNES
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EAN :9782753511750
La littérature médiévale inspire et informe l'oeuvre du poète et romancier oulipien Jacques Roubaud depuis les années 1970. Ses essais La fleur inverse et Graal Fiction, ou encore Graal Théâtre, ambitieuse adaptation dramatique de la légende arthurienne écrite en collaboration avec Florence Delay, en sont les signes les plus évidents. L'Inter-texte arthurien, s'il est plus discret dans le cycle du grand incendie de Londres, n'en éclaire pas moins les errances de la mémoire et de la prose. Le lecteur doit exercer une mémoire immense devant ces milliers de pages qui relatent et relient des événements survenus à de nombreuses années d'intervalle. Car le narrateur, comme les meilleurs chevaliers d'Arthur, fait preuve d'une extrême disponibilité, mais aussi d'une grande persévérance, pour suivre tous les chemins mémoriels qui s'offrent à lui, sans jamais perdre de vue la droite voie de la prose. Sa principale stratégie narrative est l'entrelacement imité du cycle du Livre du Graal, en particulier de la branche centrale qu'est le Lancelot en prose. Dans le grand incendie de Londres, la mémoire est aussi aventureuse que la forêt médiévale, et le texte volontairement digressif, en arborescence. La fonction du récit est de continuer d'exister, malgré les souvenirs les plus douloureux, qui fonctionnent dans le texte comme un autre Graal, c'est-à-dire un signe qui met la prose en marche, mais qui la menace lorsqu'A apparaît trop clairement. Le présent volume étudie les nombreuses stratégies d'" érotisme " mises en oeuvre par la prose arthurienne pour que l'aventure de l'écrit ne s'achève pas, parce que ces stratégies servent de modèle à Jacques Roubaud, qui trouve dans le grand incendie de Londres une nouvelle forme-prose de la mémoire.
Nombre de pages
227
Date de parution
09/09/2010
Poids
316g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753511750
Titre
Jacques Roubaud. Prose de la mémoire et errance chevaleresque
Auteur
Marsal Florence ; Berthelot Anne
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
316
Date de parution
20100909
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227,00 €
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C'est le verbe de Claire qui m'a ressuscité. Je veux dire que c'est sa voix qui m'a ramené à la vie. Je ne sais quel mot elle a prononcé, qui m'a réchauffé et libéré de mon linceul. Je n'étais qu'un corps inerte sur un lit d'hôpital. Et soudain, mon esprit s'est animé, remué par un flot de pensées, pareil à un fleuve à l'heure du dégel. Quelle part mystérieuse de moi-même sa parole a-t-elle réveillée ? Quelle formule ésotérique employa-t-elle à son insu, qui fit rouler la pierre du caveau où je gisais ... Plus tard, quand le devins l'amant de Claire, il m'arrivait d'affirmer, pour la taquiner : " Au fond, je suis ta créature. Tu m'as donné une deuxième vie ". Mais, J'ai toujours évité de lui confier combien ce retour à la conscience, je l'avais immédiatement ressenti non comme un don, mais comme une souffrance. Car, je dois en faire l'aveu : c'est le c'ur meurtri par un déchirant sentiment de culpabilité que le revins parmi les vivants. En quoi étais-je coupable ? Sur cette énigme douloureuse, butèrent mes toutes premières pensées. "
Pour affronter les multiples changements à venir, il n'est plus suffisant de miser sur la seule émergence naturelle des talents individuels. Visant une gestion anticipée des ressources humaines et des carrières, l'auteur apporte des repères concrets afin de : clarifier la place de la détection des potentiels dans la GRH, faire le point sur les pratiques et techniques utilisées dans ce domaine, réfléchir aux possibilités de gérer et de développer au mieux les potentiels de ceux qui feront, à tous les niveaux, l'avenir de l'entreprise. -- Idées clés, par Business Digest
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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