Genre et carriere : une culture des ineg. Inégalités dans l'administration culturelle
Marry Catherine ; Demonteil Marion ; Hatzipetrou-a
SCIENCES PO
22,00 €
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EAN :9782724638455
Dans l'administration française, les carrières des femmes évoluent toujours sous le plafond de verre. Le ministère de la Culture, souvent perçu comme spécifique parce que très féminisé, ne fait pas exception à la règle. Comment expliquer que les politiques d'égalité au travail peinent, même là, à contrer ce phénomène ? Fondé sur l'analyse de récits de vie de 65 membres de l'encadrement supérieur du ministère, cet ouvrage confirme le caractère très genré de leur parcours professionnel. Si les trois quarts des hommes interrogés ont une trajectoire ascendante, plus de la moitié des femmes rencontrées font l'expérience du plafonnement. Cette inégalité est à comprendre dans les logiques mêmes de la haute fonction publique et dans les règles, formelles et informelles, qui y prévalent pour faire carrière. Mais elle est aussi le fruit de mécanismes propres au secteur culturel.Alban Jacquemart, politiste et sociologue, Université Paris-Dauphine, Irisso (Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales).Marion Charpenel, sociologue et politiste, Université de Rouen Normandie, DySoLab (Laboratoire des dynamiques sociales).Marion Demonteil, politiste et sociologue, Université Paris-Dauphine, Irisso (Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales).Reguina Hatzipetrou-Andronikou, sociologue, Sciences Po, OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques).Catherine Marry, sociologue, CNRS, CMH (Centre Maurice-Halbwachs).
Nombre de pages
248
Date de parution
03/03/2022
Poids
264g
Largeur
138mm
Plus d'informations
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EAN
9782724638455
Titre
Genre et carriere : une culture des ineg. Inégalités dans l'administration culturelle
Auteur
Marry Catherine ; Demonteil Marion ; Hatzipetrou-a
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
138
Poids
264
Date de parution
20220303
Nombre de pages
248,00 €
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Depuis les années 1920, les femmes affirment leur présence dans le monde masculin des ingénieurs. Ce livre retrace les moments et les lieux, les avancées et les butoirs, les ressorts subjectifs et sociaux de cette transgression des places et destins féminins. Il s'agit d'une révolution respectueuse, mais c'est le premier de ces deux termes paradoxaux qui est le plus exploré ici. Comme ailleurs, l'hégémonie masculine perdure dans les hautes sphères, mais la présence de mieux en mieux acceptée des femmes ingénieurs s'inscrit dans une dynamique d'égalité entre les sexes.
Au-delà des discours et des chiffres, l'ouvrage, issu d'une enquête approfondie menée dans quatre directions ministérielles, offre une contribution originale sur la question des inégalités de carrières entre hommes et femmes, décrites par la métaphore du plafond de verre, et sur le monde des élites administratives. L'enquête s'appuie sur une centaine de récits de vie de femmes et d'hommes. Au-delà de l'éducation familiale et d'un inégal accès à la voie royale de l'ENA, les blocages de carrières des femmes sont décelés au coeur des administrations, à travers des règles de disponibilité, de mobilité géographique, qu'elles s'imposent. Le livre offre aussi des portraits d'hommes qui ne peuvent ou ne veulent pas devenir " chefs " et de femmes qui franchissent avec brio les étapes conduisant aux plus hautes sphères.
Maîtrise de la procréation, progression spectaculaire de l'activité et des scolarités féminines, droit de vote et parité en politique : la seconde moitié du XXe siècle a été, pour les femmes, porteuse de changements marquants. Face à ces transformations sociales à la fois massives et complexes, évidentes mais contradictoires, que disent les " sciences de l'homme " ? Force est de constater qu'elles ont été très lentes à s'emparer de ces mutations. Le pari de ce livre est pourtant de montrer qu'une lecture sexuée du monde permet de renouveler l'analyse que l'on peut faire de la société. Même si des résistances existent encore, l'apport des recherches sur le genre n'est plus à démontrer : elles ont conduit à sortir le travail des femmes de l'invisibilité, elles ont imposé une autre vision des rapports hommes-femmes dans la société et dans la famille, une autre approche des phénomènes de pouvoir et de domination. Cet ouvrage rassemble les contributions de chercheur-e-s qui comptent parmi les meilleurs spécialistes du travail, de l'emploi, de l'éducation, de la famille, de la sexualité, de la politique, autour d'un fil conducteur : une lecture critique de la genèse des recherches sur les femmes, le genre et la différence des sexes. Au bout du compte, il propose un renouvellement des paradigmes des sciences humaines - que l'on pourrait cesser de nommer " sciences de l'homme " : la différence des sexes n'est pas une question parmi d'autres, c'est un élément structurant du fonctionnement de la société.
Ce petit lexique démontre la vitalité de la domination masculine, et offre un outil pour mieux en comprendre la construction, les mécanismes, les ruses, et aider ainsi à la déjouer. Un des mécanismes les plus récurrents de perpétuation de cette domination est celui de la légitimation des inégalités entre les sexes par leur renvoi à des différences "naturelles", biologiques ou psychologiques, ancrées dans nos gènes ou dans la structure profonde de notre psyché. Ces différences seraient "évidentes" et indiscutables. Dans la poursuite des recherches d'inspiration féministe, il s'agit de chasser ce naturel et de l'empêcher de revenir au galop.
Ce numéro a pour thème la fabrique du besoin éducatif qui accompagne le développement de politiques éducatives visant l'accessibilisation des systèmes scolaires. Il associe l'institutionnalisation de cette notion à la redéfinition du rôle de l'élève et de l'enseignant liée à des politiques éducatives promouvant l'efficacité du l'institution scolaire. Il porte par ailleurs le regard sur le rôle joué par la généralisation de dispositifs de soutien ciblant les élèves à risque d'échec scolaire. Il s'intéresse enfin aux conventions développées par les acteurs de l'école pour mettre en sens et en scène les principes revendiqués par l'école inclusive tels que la différentiation pédagogique ou les pratiques collaboratives.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.