
L'holocauste dans l'histoire
L'extermination systématique des Juifs d'Europe par les nazis occupe une place troublante dans l'histoire de notre époque. Comment décrire un événement aussi horrible ? Le nom même d'Holocauste, dont l'usage ne s'est répandu qu'après 1960, semble vouloir renforcer le caractère intangible d'une expérience extrême qui se situerait pour ainsi dire en dehors de l'histoire. Pourtant, depuis 20 ans, l'Holocauste est devenu un objet historique, où la rigueur, le détachement et l'objectivité ont pris le pas sur la passion sans nuire à l'émotion retenue. C'est le sujet de ce livre : Michael Marrus dégage les questions essentielles que les débats ont longtemps obscurcies. Comment la politique nazie a-t-elle évolué vers l'extermination de masse ? Comment évaluer le rôle des collaborateurs (gouvernements et sociétés), mais aussi celui des Alliés, des témoins, des Juifs eux-mêmes ? Que savait-on vraiment pendant la guerre en Allemagne, dans les territoires occupés, chez les Alliés ? Quelle fut la politique du Vatican ? Comment les nazis eux-mêmes négocièrent-ils, pendant et à la fin de la guerre, la fin du martyre juif ? Comment, enfin, écrire une telle histoire, apprécier documents et témoignages ? Écrit de manière mesurée et sensible, ce livre accessible au plus large public prend acte, avec lucidité, des progrès de l'enquête où l'intelligence historienne analyse les conditions de l'horreur innommable.
| Nombre de pages | 348 |
|---|---|
| Date de parution | 07/01/1993 |
| Poids | 246g |
| Largeur | 110mm |
| EAN | 9782080813077 |
|---|---|
| Titre | L'holocauste dans l'histoire |
| Auteur | Marrus Michael |
| Editeur | FLAMMARION |
| Largeur | 110 |
| Poids | 246 |
| Date de parution | 19930107 |
| Nombre de pages | 348,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Vichy et les Juifs
Marrus Michael ; Paxton Robert ; Delmotte MargueriDans ce livre qui fut un événement lors de sa première parution en 1981, les historiens nord-américains Michaël R. Marrus et Robert O. Paxton révélaient que la politique antisémite menée en France dès l'été 1940 était due au seul gouvernement de Vichy, sans pressions directes allemandes. A l'époque, la question de la responsabilité du régime dé-Vichy n'était déjà plus complètement refoulée mais le sujet était traité en marge et l'accès aux archives françaises et allemandes extrêmement laborieux. Beaucoup de choses ont changé depuis (ouverture des archives, reconnaissance du rôle de l'Etat français dans la déportation des Juifs, etc.) et ont permis aux auteurs d'étudier une matière abondante pour approfondir et affiner leur démonstration.EpuiséVOIR PRODUIT14,76 € -

Les exclus. Les réfugiés européens au XXe siècle
Marrus Michael ; Coldefy Anne ; Coldefy Jean-FrançL'histoire de l'Europe du vingtième siècle est faite de rectifications de frontières, de barrières diplomatiques et idéologiques édifiées, puis démantelées au gré des relations entre Etats. Mais qu'en est-il des hommes ? Comment se sont tracés ces itinéraires de fuite, comment sont apparues des terres d'accueil ou de répulsion ? Michael Marrus nous propose à la fois un diagnostic sur la santé morale des sociétés européennes et une analyse des modifications profondes de l'équilibre démographique du Vieux Confinent. Ces millions d'exclus par les guerres, les révolutions, les flambées de racisme, ont modifié l'histoire intérieure de tous les grands pays européens. Ils ont suscité de nouvelles fractures et remis à vif des cicatrices enfouies dans la mémoire des sociétés. L'ouvrage de Michael Marrus constitue la première histoire globale des réfugiés. Parce que celle-ci nous concerne tous, ce livre nous permet de comprendre les faiblesses et la grandeur des démocraties.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER43,54 € -

Vichy et les juifs
Marrus Michael ; Paxton Robert ; Delmotte MargueriDans ce livre qui fut un événement lors de sa première parution en 1981, les deux historiens nord-américains révélaient que la politique antisémite menée en France dès l'été 1940 était due au seul gouvernement de Vichy, sans pressions directes allemandes. La législation de Vichy facilita même le projet d'extermination nazi lorsque les déportations à Auschwitz commencèrent en 1942. A l'époque, la question de la responsabilité du régime de Vichy n'était déjà plus complètement refoulée mais le sujet était traité en marge et l'accès aux archives françaises et allemandes extrêmement laborieux. Beaucoup de choses ont changé depuis (ouverture des archives, reconnaissance du rôle de l'Etat français dans la déportation des Juifs, etc.) et ont permis aux auteurs de traiter une matière abondante pour approfondir et affiner leur démonstration. Ainsi, l'idée qui se répand actuellement que la survie de 75 % des Juifs de France est un résultat louable, et que ce résultat heureux est en partie attribuable à Vichy qui aurait sacrifié les Juifs étrangers pour épargner les Juifs français, ne tient pas longtemps face à une analyse approfondie. Il est crucial de lire aujourd'hui ce classique enrichi et mis à jour, et de s'élever contre ceux qui se demandent pourquoi tant de Juifs ont survécu en France quand il faudrait plutôt comprendre pourquoi tant ont péri.EpuiséVOIR PRODUIT30,29 € -

L'apologie qui nuit à l'Eglise. Révisions hagiographiques de l'attitude de Pie XII envers les juifs
Macina Menahem ; Marrus Michael ; Rhonheimer MartiTrois citations illustrent l'esprit de ce livre : " Dans les communications d'Église durant la domination nazie, jamais les Juifs ne furent explicitement nommés comme tels et leur persécution ne fit jamais l'objet d'une condamnation ecclésiale spécifique " (Martin Rhonheimer). " S'efforcer d'expliquer, comme l'a fait Pie XII, aux survivants de l'Holocauste, la "grande bienveillance de l'Église", et leur rappeler qu' "au milieu de [leurs] angoisses", ils ont "senti les bienfaits et les délicatesses de l'amour", serait une impardonnable arrogance si ces propos étaient émis aujourd'hui " (Michael R. Marrus). " L'apologie [...] est grande consommatrice d'à-peu-près dans tous les domaines : ses ravages dans l'ordre de l'histoire et de la charité ne se comptent plus " (Fadiey Lovsky). Tout en prenant acte des progrès accomplis depuis la déclaration " Nostra Aetate ", 4 du second concile du Vatican (1965), l'auteur déplore la résurgence d'un discours apologétique visant à justifier à tout prix l'attitude de l'Église envers les Juifs, avant et durant la Seconde Guerre mondiale, et il en réfute les arguments à la lumière de documents incontestables. Faisant fond sur des déclarations impressionnantes de repentir de hauts dignitaires catholiques et protestants, qu'il cite largement, il invite les chrétiens à s'inscrire dans cette démarche de vérité, plutôt que de nier ce qui fut regrettable dans l'attitude de la chrétienté d'alors, au risque de tomber dans un révisionnisme historique aussi dommageable pour la cause qu'ils veulent défendre que pour l'Église elle-même. -- Three quotations illustrate the spirit of this book: 'In the Church's communications during Nazi domination, Jews were never explicitly named as such and their persecution never received specific condemnation from the Church,' (Martin Rhonheimer). 'To try to present, as Pius XII did to the survivors of the Holocaust, the "great benevolence of the Church", and to remind them that "in the midst of [their] suffering", they could feel "the benefit and the delicate attentions of love", would be considered unforgiveable arrogance if those words were spoken today,' (Michael R. Marrus). 'The apology [...] is a great consumer of approximations in every domain: its ravages in the order of history and charity are immeasurable.' (Fadiey Lovsky). While bearing in mind the progress made since 'Nostra Aetate', 4 of Vatican II council (1965), the author deplores the resurgence of apologetic arguments attempting to justify at all costs the Church's attitude towards Jews before and during WW2, and he refutes these arguments in the light of incontestable documents. Drawing on impressive declarations of repentance by highly placed Catholic and Protestant dignitaries, which he quotes extensively, he invites Christians to join that search for the truth, rather than deny the regrettable things in the attitude of Christianity at those times and risk falling into a historical revisionism as potentially damaging for the cause they wish to defend as for the Church itself.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER27,50 €
Du même éditeur
De la même catégorie
-

Rue de la Liberté. Dachau 1943-1945, Edition revue et augmentée
Michelet Edmond ; Gaymard Hervé ; Wieviorka OlivieLe livre tiré par Edmond Michelet de ses notes de Dachau constitue un des documents les plus vivants et les plus honnêtes sur l'aventure concentrationnaire [... ] : avec une objectivité remarquable, Michelet décrit ce que fut la vie d'un résistant français qui a dû et pu tenir près de vingt mois dans un block de Dachau ; il analyse les conflits qui surgissaient entre classes de détenus - politiques et " droit commun " - allemands, latins et slaves ; il démonte la curieuse machine politique qui avait fini par s'organiser, l'équilibre des pouvoirs dans une cité d'esclaves hantés par la mort et qui, pourtant, ne cessaient de regarder vers la vie. Une galerie de beaux portraits psychologiques alterne avec des scènes dramatiques et de larges fresques, comme l'épidémie de typhus de l'hiver 44-45 et la pagaïe ubuesque d'une libération de fantômes. Le témoignage du chrétien, qui dit ce qu'il a tiré de sa foi, est porté sans ostentation et avec noblesse. Et il n'était pas possible de faire ressortir plus honnêtement l'ambiguïté d'une aventure où l'homme a révélé les pires côtés de sa nature [... ] mais aussi ses virtualités héroïques et son irrépressible spiritualité. Pierre-Henri Simon de l'Académie française Edmond Michelet (1899-1970) milite à Brive au sein de la Jeunesse catholique et des Equipes sociales. Nourri de Péguy et de Maritain, il alerte l'opinion contre la montée des périls et organise l'accueil des réfugiés fuyant le nazisme. Le 17 juin 1940, il élabore un des premiers tracts de la Résistance. Responsable régional de Combat, il est arrêté le 25 février 1943 et déporté à Dachau. Après la Libération et jusqu'à sa mort, ce gaulliste exerce de nombreuses responsabilités gouvernementales.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Médecine et crimes contre l'humanité. Le refus d'un médecin, déporté à Auschwitz de participer aux e
Hautval Adélaïde ; Postel-Vinay Anise ; Hauptman GDu moment que vous les défendez, vous partagerez leur sort ! " Et pour n'avoir jamais transigé avec qu'elle appelait les "valeurs premières", Adélaïde Hautval, dite Haïdi, va devoir traverser l'enfer et survivre à 37 mois d'emprisonnement et de déportation. En sa qualité de médecin, à Auschwitz, elle est affectée au Revier (l'infirmerie) où elle soulage et soigne avec ses maigres moyens. Dans les cas les plus graves, elle s'arrange pour maquiller le diagnostic et permet ainsi à nombre de ses patientes d'éviter la chambre à gaz. Elle doit aussi travailler au sinistre Block des expériences médicales sur la stérilisation. Elle réussit d'abord à ne faire que soulager les jeunes martyrisées, témoin des horreurs perpétrées par les médecins SS. Mais quand elle reçoit l'ordre de prêter la main aux actes criminels, elle refuse, s'opposant frontalement aux nazis.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER10,00 € -

Le négationnisme en France
Igounet ValérieLe négationnisme affirme que les Juifs ont inventé leur génocide afin de culpabiliser l'Occident et de permettre la création de l'Etat d'Israël. Cette nouvelle forme d'antisémitisme ne se contente pas de nier la réalité historique. Elle l'inverse. Dédouanant Vichy et le nazisme de leurs crimes, elle accuse les Juifs d'être de criminels "mystificateurs". Le négationnisme réactualise ainsi le mythe du "complot juif international". Ce discours, apparu en France en 1948, est diffusé à une plus large échelle par l'essor d'Internet depuis le début du XXIe siècle. Valérie Igounet en retrace l'histoire et en explore les multiples avatars, jusqu'aux plus récents, revenant sur les itinéraires de certains idéologues de ce qui n'est rien de moins qu'une propagande politique.EpuiséVOIR PRODUIT9,00 € -

Le commandant d'Auschwitz parle
Hoess Rudolf ; Decrop GenevièveDans sa première édition, en 1959, le Comité international d'Auschwitz présentait ainsi ce livre : "Rudolf Hoess a été pendu à Auschwitz en exécution du jugement du 4 avril 1947. C'est au cours de sa détention à la prison de Cracovie, et dans l'attente du procès, que l'ancien commandant du camp d'Auschwitz a rédigé cette autobiographie sur le conseil de ses avocats et des personnalités polonaises chargées de l'enquête sur les crimes de guerre nazis en Pologne. [...] "Conçu dans un but de justification personnelle, mais avec le souci d'atténuer la responsabilité de son auteur en colorant le mieux possible son comportement, celui de ses égaux et des grands chefs SS, ce document projette une lumière accablante sur la genèse et l'évolution de la "solution finale" et du système concentrationnaire. Ce "compte rendu sincère" représente l'un des actes d'accusation les plus écrasants qu'il nous ait été donné de connaître contre le régime dont se réclame l'accusé, et au nom duquel il a sacrifié, comme ses pairs et supérieurs, des millions d'êtres humains en abdiquant sa propre humanité."En stockCOMMANDER13,50 €

