L'eau, la terre, les hommes. Passé et présent des Oasis Occidentales (Algérie, avec 1 DVD
Marouf Nadir
L'HARMATTAN
33,00 €
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EAN :9782296131118
Les ruptures majeures qu'ont connues les Oasis Occidentales tiennent à deux faits successifs. Le premier concerne la désaffection de la hiérarchie nobiliaire. Cette désaffection porte sur les statuts sociaux, puisque les anciens serfs, appelés harratin, ou du moins une partie d'entre eux, se libèrent du travail servile dans un contexte de ruine des propriétaires soumis désormais à l'exaction fiscale coloniale. La seconde rupture, consécutive à la première, tient au caractère dynamique des oasiens harratin au lendemain de l'indépendance. Cependant la résistance d'en haut et le relent de conservatisme de la vieille notabilité foncière ne manquent pas de freiner la dynamique d'ascension sociale. Les deux ruptures qui précèdent sont en réalité consubstantielles du même paradoxe de la " dissolution-conservation ". Ce paradoxe va prendre d'autres formes avec les réformes agraires successives que connaîtra la région oasienne, notamment la procédure de revivification des foggara sur fonds publics et, une décennie plus tard, la révolution agraire qui l'une comme l'autre, n'auront aucun effet palpable. Les Oasis Occidentales connaîtront en revanche, à partir des années 80, des transformations, voire des malaxages qui, pour le meilleur ou pour le pire, modifieront drastiquement le paysage. Le coût écologique du projet sera rédhibitoire. L'autre coût, plus lourd de conséquences, est d'ordre social. Nous assistons en effet à la coexistence d'une culture d'oasis et d'une culture capitaliste donnant lieu à l'abandon à terme de la première, et à une professionnalisation progressive de paysans devenus " ouvriers agricoles ", ce qui rappelle curieusement le processus de colonisation en Algérie au milieu du 19e siècle. La postface de ce livre est un DVD. Elle constitue la synthèse de la problématique posée ici du destin des Oasis et de leurs habitants.
Nombre de pages
280
Date de parution
19/10/2010
Poids
450g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296131118
Titre
L'eau, la terre, les hommes. Passé et présent des Oasis Occidentales (Algérie, avec 1 DVD
Auteur
Marouf Nadir
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
450
Date de parution
20101019
Nombre de pages
280,00 €
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Le patrimoine musical arabo-andalou, à l'instar des autres systèmes musicaux de tradition orale, a traversé les siècles grâce à la mémoire collective. Celle-ci a eu, cependant, ses hauts et ses bas, en raison de contingences historiques. En dépit des altérations mélodiques ou rythmiques qu'il a pu subir, ce patrimoine s'est nourri, aussi paradoxalement que cela puisse paraître, par sa marge cela réfère aux genres et aux styles rencontrés dans les terres d'accueil, mais aussi aux acteurs sociaux eux-mêmes, plus ou moins marginaux. Cette dialectique de la norme et de la marge, du "centre" et de la "périphérie", sert ici de schéma explicatif à la fois du changement et du caractère systématique d'un patrimoine qui rappelle à grands traits les gravures rupestres du Tassili : oeuvre millénaire, chaque génération est venue apporter sur la patine rocheuse son témoignage, l'expression de ses angoisses ou de ses rêves, oeuvre collective et évolutive donc, mais aussi oeuvre d'un ordonnancement global qui fait système. Cest là un des aspects essentiels de la rationalité du patrimoine andalou, dont le répertoire poétique recensé est aujourd'hui en danger de disparition. Ce corpus est connu et chanté à Bagdad, Alep, Damas, Le Caire, Tunis, Constantine, Alger, Tlemcen, Fès, Tétouan, et sans doute dans les villages d'Andalousie où quelques bribes de ce patrimoine subsistent encore (version espagnole) dans les répertoires locaux
Cet ouvrage, réunissant juristes, ethnologues, anthropologues, sociologues, psychanalystes, économistes, psychiatres, démographes et historiens, se propose d'entamer une première réflexion partant de cette interrogation : quel rapport y a-t-il entre le pouvoir de produire des normes (Loi et Etat) et l'ordre du vivant pour le sujet ...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...