
Force et fragilité des normes. Principes de la philosphie du droit de Hegel
Comment rendre compte des normes relatives à la propriété, à l'action individuelle et à la vie familiale et sociopolitique? Pour Hegel, elles résultent toutes d'un même effort, celui du sujet spirituel qui tend à s'incarner dans le monde. Selon lui, la normativité ne répond ni à un commandement transcendant, ni à un « ordre des choses » toujours déjà fixé, mais au processus d'auto-développement de la subjectivité s'investissant dans le réel extérieur pour concrétiser sa liberté.Toutefois, parce que le monde reste irrémédiablement étranger à l'esprit, celui-ci n'en prend possession que de manière incomplète et précaire. Il se rapporte alors à lui sur le mode du « devoir-être », c'est-à-dire d'obligations pouvant être transgressées et de droits pouvant être contestés. Le présent ouvrage met en évidence l'ambivalence de la pensée hégélienne des normes, qui insiste sur leur validité et leur caractère libérateur, mais aussi sur leur inachèvement et leur vulnérabilité.
| Nombre de pages | 176 |
|---|---|
| Date de parution | 04/11/2011 |
| Poids | 220g |
| Largeur | 146mm |
| EAN | 9782130591993 |
|---|---|
| Titre | Force et fragilité des normes. Principes de la philosphie du droit de Hegel |
| Auteur | Marmasse Gilles |
| Editeur | PUF |
| Largeur | 146 |
| Poids | 220 |
| Date de parution | 20111104 |
| Nombre de pages | 176,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Hegel. Une philosophie de la réconciliation
Marmasse GillesLa difficulté de l'hégélianisme est légendaire. Elle tient à l'abstraction de l'oeuvre hégélienne et à son organisation " systématique ". Mais aussi à ses paradoxes : affirmation des pouvoirs de l'esprit mais aussi du caractère inéliminable du sensible, attachement à la raison et néanmoins invocation constante de l'expérience, valorisation du " tout " qu'accompagne un éloge répété de la liberté individuelle... Sont-ce là des contradictions mortelles ? Une manière de répondre à cette question est de noter que Hegel, comme il le revendique d'ailleurs, est le fils de son temps, lequel est un temps de bouleversement. Hegel est le témoin du passage de l'Ancien Régime à l'Europe post-révolutionnaire. En science, il assiste au débat entre la vision mécaniciste et la vision organiciste de la nature ; en art, à l'affrontement du classicisme et du romantisme ; en religion, au conflit de la foi et du savoir... L'originalité de l'hégélianisme est de considérer la contradiction comme inévitable. Mais de ne pas s'y arrêter non plus. Car il y a à ses yeux, dans l'expérience, une tendance fondamentale à l'unification – à la " réconciliation " – des opposés. Un des buts de cet ouvrage est de montrer la puissance d'une philosophie qui refuse de s'enfermer dans une doctrine singulière, et cherche le principe qui, de l'intérieur, pourrait unifier l'ensemble des points de vue et des objets de la pensée.Sur commandeCOMMANDER14,50 € -

Le négatif au travail. Hegel et la raison en devenir
Marmasse GillesLe concept de négativité, comme déficience et principe de progrès, est une invention que Hegel revendique avec force. Pour lui, c'est la négativité agissante qui permet à la réalité de s'élever - malgré des phases de scission et d'échec - à une pleine rationalité. Si Hegel est un représentant des Lumières par sa valorisation de la raison. il refuse toutefois de voir en elle une forme anhistorique et toujours déjà achevée. Car, à ses yeux, la raison est en genèse et n'investit le réel que de manière progressive et laborieuse. C'est ce que le présent ouvrage met en évidence, dans un parcours de la philosophie hégélienne qui en souligne la profondeur et les aspérités.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER32,55 € -

Penser le réel. Hegel, la nature et l'esprit
Marmasse GillesSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER35,50 € -

Du principe à la liberté. Hommage à Bernard Mabille
Marmasse Gilles ; Roux AlexandraBernard Mabille (1959-2014) a été pour beaucoup de philosophes français un modèle et un ami. Plusieurs de ses collègues et disciples ont souhaité lui rendre hommage en éclairant certains aspects de son oeuvre ou en prolongeant les recherches qu'il menait. L'ouvrage propose d'abord une étude inédite de Bernard Mabille lui-même, puis deux grandes séries d'analyses. L'inédit est consacré à la question de la subjectivité : on y perçoit la capacité qu'avait Bernard Mabille de réinventer certains aspects de la pensée hégélienne tout en se maintenant au même niveau d'exigence conceptuelle. Le premier ensemble d'études porte sur la philosophie ancienne et la philosophie première ; il rend hommage au fait que Bernard Mabille était soucieux de la paradoxale actualité de la métaphysique à travers un réinvestissement des sources grecques. Le second ensemble rend hommage à son rapport à la philosophie allemande, et notamment à l'idéalisme allemand. Les études tentent d'être à la hauteur de la pensée de Bernard Mabille, qui se révèle d'autant plus directe, agissante et surprenante qu'elle refuse toute facilité intellectuelle.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,00 €
Du même éditeur
-

A l'assaut du réel
Bronner GéraldVoici venu le moment de la post-réalité. Après les attaques contre la vérité ensevelie sous les fausses informations et la polarisation des opinions, nous vivons l'aube d'une nouvelle étape qui va mettre en péril le socle de notre vie commune ; elle tire son eau de la dérégulation généralisée du désir et entend redéfinir notre rapport à la réalité. Exprimant un invariant de l'espèce humaine sous une forme inédite et soudaine, cette dérégulation est exaltée par de nouveaux courants idéologiques et le développement de technologies telles que l'IA ou la réalité virtuelle. Jusqu'où cela pourra-t-il nous conduire ? Pour y répondre, ce livre nous entraîne à la rencontre de mondes sociaux étonnants et de communautés extraordinaires, qui ont en commun de vouloir contourner, corrompre, hybrider ou encore ductiliser le réel. Les individus qui en font partie ne sont d'ailleurs pas aussi peu nombreux que leur excentricité pourrait le faire croire... Avec la rigueur et la clarté qui lui sont propres, Bronner interroge alors l'avenir : sommes-nous encore capables de préserver un socle commun de réalité ou condamnés à une ère où chacun forgera son propre monde ? Au croisement de la sociologie, de l'économie et des sciences cognitives, cet essai puissant sur les enjeux du monde de la post-vérité vient clore le triptyque commencé avec La démocratie des crédules (Puf, 2013) et poursuivi avec Apocalypse cognitive (Puf, 2021).EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Les dépossédés de l'open space. Une critique écologique du travail
Lederlin FannyRésumé : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d'entretien, un start-upper, une aide soignante et une " curatrice de contenus " ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le " néotravail " étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s'est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à " aller plus vite ", à nous " adapter " et à " nous engager à fond dans nos projets ". Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu'à celles d'exercer notre propre jugement. Il fait de nous des " dépossédés de l'open space ". Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet " écotravail " contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une " société écologique ".EN STOCKCOMMANDER19,90 € -

L'art de l'ivresse
Sutter Laurent deRésumé : L'histoire de l'ivresse est l'histoire d'une fascination oscillant entre exaltation romantique et dénonciation scandalisée - entre l'esthétisation et la moralisation. Pourtant, nombreux sont ceux qui, de tous temps et dans toutes les cultures, ont refusé cette alternative pour plutôt s'interroger sur ce que l'ivresse fait - sur les puissances insoupçonnées qu'elle recèle. De la Bagdad du IXe siècle au New York du XXe, de la France médiévale au Japon de l'ère Meiji, poètes, philosophes, écrivains, alchimistes ou simples ivrognes ont exploré, de manière souvent vacillante et imbibée, ce que l'ivresse change dans le domaine de l'art comme dans celui de la science, dans celui de la politique comme dans celui de l'éthique - et jusqu'à celui de l'être. Cheminant en compagnie de Abû Nûwas, Nakae Chômin, Rabelais, Dorothy Parker, Zhang Xu et de nombreux autres, Laurent de Sutter propose une traversée des transformations que l'ivresse propose, à la recherche d'une vérité nouvelle, ne tenant plus sur ses pieds que de manière hésitante : une vérité ivre, ridiculisant la police millénaire de la sobriété.EN STOCKCOMMANDER14,00 € -

1815. Fin de l'âge des révolutions ?
Thibaud ClémentAnnée fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.EN STOCKCOMMANDER17,00 €
De la même catégorie
-

Confessions
SAINT AUGUSTINQui est Augustin ? Les Confessions, rédigées en 401, nous font rencontrer ce romain chrétien, rompu à la lecture des auteurs païens, qui interrogea les textes bibliques à travers les catégories de la culture antique. Plus qu'une autobiographie, elles racontent la quête d'une âme tournée vers Dieu qui trouve son point d'orgue dans une réflexion sur le temps. Le temps inflige à notre existence déchue une redoutable dispersion : enfermés dans le présent, ce que nous avons été est oublié et ce que nous serons est ignoré. Nous pouvons toutefois surmonter cet éclatement temporel : parler, chanter, écrire sont des actes où le présent s'étire entre le passé immédiat, retenu, et le futur proche, anticipé. L'homme, créature temporelle, se rapproche donc de l'éternité divine, non pas en sortant du temps dans de fausses extases, mais en l'accomplissant au contraire dans une quête, tendue vers un avenir qui n'oublie pas le passé. Ce que fait précisément Augustin en composant ses Confessions. Une splendide méditation sur ce qu'est de vivre le temps sans s'y perdre. --Émilio BalturiEN STOCKCOMMANDER7,60 € -

L'amour est fort comme la mort et autres textes
ECKHART MAITREMaintenant, tu demanderas : qu'est donc le détachement, pour qu'il cache en lui pareille puissance ? Le vrai détachement signifie que l'esprit se tient impassible dans tout ce qui lui arrive, que ce soit agréable ou douloureux, un honneur ou une honte, comme une large montagne se tient impassible sous un vent léger." Une méditation lumineuse, une parole vivante conviant à l'apaisement et à la contemplation.EN STOCKCOMMANDER4,00 € -

Que veut dire penser? Arabes et latins
Brenet Jean-BaptistePenser est une main, un outil fait d'outils, un mot rempli de mots. L'homme n'est pas l'être sans oeuvre, il est celui dont l'acte n'a pas qu'un nom, l'animal dont l'oeuvre propre est innommable autrement que dans la multiplicité. Voici ce que les médiévaux ont pu soutenir de la pensée, en arabe comme en latin. Sorte de lexique, cet essai, en variant librement les entrées, désigne certains repères d'une carte mentale où se profile, dans les connexions, ce que penser peut signifier.EN STOCKCOMMANDER8,20 € -

L'Islam et la raison. Anthologie de textes juridiques, théologiques et polémiques
AVERROESAverroès théologien est un philosophe engagé. Ce philosophe est à la fois réaliste et idéaliste, ce qui, à tout prendre, vaut mieux que naïf et fanatique. Les hommes politiques qu'il estime avoir façonnés intellectuellement sont censés partager avec la masse, et diffuser, en son sein, la « Loi générale et commune », c'est-à-dire la Loi religieuse, en même temps qu'ils adhèrent à la « Loi particulière » des philosophes - ce qui est une condition sine qua non de la préservation de leur pouvoir, qui a pour finalité l'avènement du vrai. C'est pourquoi l'activité philosophique doit être voulue par la Loi religieuse, dont la fin ne peut être que le bien général. Sans l'obligation de philosopher adressée par le Texte coranique aux «hommes de démonstration », la Loi religieuse ne serait pas vraie, et l'obligation d'adhérer à l'Islam n'aurait pas de pertinence rationnelle. Tel est le message final d'Ibn Rushd, philosophe et théologien musulman. Il ne paraît pas qu'il ait perdu beaucoup de son actualité.EN STOCKCOMMANDER8,30 €
