Inventer l'acteur. Emotions et spectacle dans l'Europe des Lumières
Marie Laurence
SUP
26,00 €
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EAN :9791023105551
La publication à Paris, en 1747, du premier traité entièrement consacré au jeu dramatique entérine une évolution entamée au début du XVIIIe siècle. Avec la fascination exercée par les effets visuels, les comédiens et comédiennes ne sont plus considérés comme de simples déclamateurs, doubles médiocres de l'orateur : ils sont incités à mobiliser tout leur corps pour donner à voir les passions de leur personnage, parfois par-delà les mots. La théorie du jeu s'élabore progressivement, à travers des échanges nourris entre les pays européens et à partir d'hybridations avec la peinture, la danse, la sculpture et la musique. En Angleterre et en Italie, ce sont avant tout les professionnels du théâtre qui s'essaient à créer et à légitimer l'art de l'acteur. Au contraire, en France et en Allemagne, les plus grands philosophes, parmi lesquels Voltaire, Diderot, Rousseau, Lessing, Humboldt ou Goethe, s'emparent de la question. Pour les penseurs des Lumières, le corps en scène constitue un laboratoire sans égal, qui permet de réfléchir aux mécanismes régissant la production et la réception des émotions et, plus largement, de redéfinir en termes esthétiques les relations unissant la nature, l'auteur, l'oeuvre d'art et le public. Ces expérimentations sur l'illusion, dont le Paradoxe sur le comédien de Diderot est l'exemple le plus fameux, contribuent à saper les fondements de l'imitation classique. Elles ouvrent la voie à des formes d'expression nouvelles dont se saisiront les romantiques et qui sont à l'origine des théories modernes du spectacle.
Nombre de pages
480
Date de parution
14/03/2019
Poids
886g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9791023105551
Titre
Inventer l'acteur. Emotions et spectacle dans l'Europe des Lumières
Auteur
Marie Laurence
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
886
Date de parution
20190314
Nombre de pages
480,00 €
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Résumé : Parfois considérés comme des artisans du mensonge, souvent comme de grands sensibles, les comédiens fascinent. Sur scène comme à l'écran, ils donnent à voir et à éprouver une large palette d'émotions. De nombreux penseurs ont tenté de déchiffrer le rapport qu'ils entretiennent avec leurs émotions afin de définir la méthode du grand acteur. Faut-il jouer avec raison et distanciation, comme le préconisaient Diderot, dans son Paradoxe sur le comédien, puis Brecht ? Ou puiser en soi pour atteindre l'authenticité des sentiments de son personnage, comme le recommandaient Horace ou Stanislavski ? Qui mieux que les comédiens eux-mêmes pour répondre ? Laurence Marie donne la parole à cinquante professionnels des arts de la scène. Que ressentent les acteurs sur scène ? Comment préparent-ils leur rôle ? Quelle est l'influence de la présence du public sur leur jeu ? Cet ensemble exceptionnel d'entretiens inédits, qui dialogue avec Diderot à plus de deux siècles d'écart, dresse les contours du spectacle vivant en France. En nous dévoilant les rouages de leur pratique, comédiens, danseurs, chanteurs et metteurs en scène nous emmènent avec eux dans la fabrique du spectacle, au coeur du mystère des émotions théâtrales.
Marie-Laurence Houssay a toujours aimé lire et raconter. Après avoir été, pendant des décennies, bibliothécaire dans un grand groupe industriel, dans l’est de la France, elle a rejoint la capitale. Si, par son métier, elle a pu comprendre par elle-même ce qui intéresse le lecteur de base, c’est par l’ensemble de sa vie aux mille contacts qu’elle a emmagasiné un nombre incroyable d’histoires vraies dont elle est toujours un des principaux protagonistes. Chauffeurs de taxis de toutes origines et religions, commerçants du quartier qui livrent leurs secrets, vieilles dames pauvres ou fortunées désireuses de ne pas quitter ce monde sans un peu de compréhension profonde, jeune fille hantée par un viol, médecins, amis hospitalisés, chômeur bricoleur, écrivain célèbre (comme la poétesse Andrée Chédid récemment disparue)… Chaque fois, Marie-Laurence commence par écouter d’une façon qui vous désarme. Alors l’autre se met à parler, et c’est ainsi que viennent à la lumière des plaies et des perles enfouies. Marie-Laurence en fait de brèves histoires, simples, légères même quand elle raconte des tragédies, pleines d’humour chaque fois que cela est possible, toujours faciles à lire. Sans mettre sa foi chrétienne dans sa poche, elle ne l’impose jamais, toujours dans l’attitude de l’annonce respectueuse. Comme elle l’a confié à Nouvelle Cité, lorsque nous lui avons proposé de faire un recueil de ces « contes de la vie ordinaire » : « Autant, je me crois capable de mettre noir sur blanc (quand internet est de bonne humeur…) de petits épisodes drôles et nourrissants de mon existence, autant je me juge infoutue d’écrire un vrai livre. Je ne me fâcherai pas si tu essaies de me persuader du contraire… ». Eh bien, depuis, Marie-Laurence s’est laissée convaincre du contraire. A vous de juger.
Vous êtes bougon ou fatigué sans raison apparente ? Tout a l'air d'aller bien mais vous manquez d'un horizon ? Il est temps de vous mettre à la méditation ! Découvrez dans ce guide pratique, accessible à tous : Qu'est-ce que la méditation ? : Ses origines, ses fondements... et ses principes de base : - 10 à 30 minutes par jour suivant vos besoins, - une posture spécifique mais simple avec des illustrations pour bien se placer, - une respiration consciente et soignée. Des conseils ciblés (travail, couple, santé...) et des exercices adaptés pour pratiquer la méditation au quotidien.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
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Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.