Singapour (1959-1987). Genèse d'un nouveau pays industriel
Margolin Jean-Louis
L'HARMATTAN
34,00 €
Epuisé
EAN :9782738400222
Singapour est aujourd'hui au coeur des controverses internationales sur l'avenir du Tiers-Monde. Selon les défenseurs du libéralisme, c'est un modèle, peut-être le modèle. La cité-Etat démontrerait à la fois la supériorité de la voie du capitalisme de marché pour sortir du sous-développement, et la possibilité de battre un communisme puissant, avec des méthodes moins brutales, mais plus efficaces que celles employées au Vietnam. Voire... Si le PNB par habitant équivaut aujourd'hui à celui de l'Italie, c'est qu'un Etat puissant et efficace a en permanence planifié, stimulé, encadré, financé le marché. Si le Cuba asiatique redouté en 1959 est devenu une Suisse en mer de Chine, le prix à payer est lourd en termes d'ordre moral, de muselage des dissidences et de surexploitation des travailleurs de l'"entreprise Singapour". Empire de l'économique, le "petit dragon" est aussi une tyrannie du consensus : Orwell s'y serait mieux retrouvé qu'Adam Smith ou Tocqueville... La réalité reste là, incontournable : l'emporium colonial misérable d'il y a trente ans est aujourd'hui un pays industriel avancé. Alors s'impose la nécessité d'une approche historique, originale aussi, car synthétique et dialectique : l'économie n'est pas à côté de l'histoire politique, mais au coeur de celle-ci - et réciproquement. On comprendra ainsi par quels cheminements un gouvernement de gauche nationaliste s'est résolu à un mariage de raison - ô combien réussi - avec les sociétés multinationales, liquidant au passage ses références socialisantes. Un certain provincialisme hexagonal a jusqu'ici entravé l'arrivée en France des informations et des débats sur le "cas" Singapour. Cet ouvrage a pour objet de commencer à combler cette lacune.
Nombre de pages
318
Date de parution
03/05/2000
Poids
528g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782738400222
Titre
Singapour (1959-1987). Genèse d'un nouveau pays industriel
ISBN
2738400221
Auteur
Margolin Jean-Louis
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
528
Date de parution
20000503
Nombre de pages
318,00 €
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Epuisé
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La guerre de l'Asie-Pacifique racontée par ceux qui la vécurent. En France, si les ouvrages sur la Seconde Guerre mondiale sont légion, force est de constater que très peu d'entre eux s'intéressent en particulier à la guerre de l'Asie-Pacifique ? expression qui désigne les affrontements entre Alliés et Japonais menés jusqu'en 1945 sur le théâtre dit " oriental ". Pourtant, les attaques et combats sur cette partie du globe furent loin d'être anecdotiques (Pearl Harbor, Midway, Okinawa...). Combien de Français savent par exemple qu'au moins 3 000 de leurs compatriotes ? militaires et civils ? périrent aux mains des Japonais, pour la grande majorité entre mars et septembre 1945, alors que la France était déjà libérée, et la guerre européenne terminée en mai ... C'est ce vide historiographique majeur qu'entend combler Jean-Louis Margolin avec cette étude totalement inédite en langue française. De la guerre sino-japonaise en 1937 aux bombardements atomiques de Nagasaki et Hiroshima en 1945, l'auteur nous fait (re)découvrir un pan essentiel de notre histoire et, surtout, nous permet d'entendre la voix de ceux qui la firent à travers plus de cent témoignages : ceux de militaires ? simples soldats aussi bien qu'officiers supérieurs ? et de civils ; d'hommes et de femmes ; d'enfants et d'adultes ; d'urbains et de ruraux ; de victimes et de bourreaux, etc. Et, bien sûr, les appartenances nationales les plus diverses sont représentées : des Japonais, des Chinois, des Philippins, des Américains, des Britanniques, des Néerlandais, des Australiens ou encore des Coréens. Leurs propos sont, pour la première fois, retranscrits en français. Une anthologie polyphonique primordiale.
Les lndes ? Ce sont l'Asie du Sud (lnde, Pakistan, Bangladesh, Népal, Bhoutan, Ceylan et Maldives) et l'Asie du Sud-Est (péninsule dite "indochinoise", Birmanie comprise, guirlande insulaire de Sumatra jusqu'aux Moluques - lndonésie, Philippines, Brunei, Timor -, Malaisie et Singapour constituant une zone de transition). Pourquoi connecter en une seule histoire l'Europe et ces deux sous-régions, si différentes entre elles ? Les relations culturelles et commerciales qui reliaient étroitement les pays d'Asie méridionale, en particulier le commerce des tissus indiens qui servaient de monnaie d'échange, renforcent chez les Européens, lorsqu'ils arrivent et installent des comptoirs à partir de la fin du XVe siècle, la perception qu'il n'y a là qu'une seule région. Ils l'appellent désormais les lndes. Alors, c'est l'histoire d'une rencontre ? Au milieu du XVIIIe siècle, la présence européenne revêt une autre dimension avec la colonisation anglaise de l'lnde, espagnole des Philippines, hollandaise de Java. Mais l'Asie du Sud-Est dans sa masse ne passe sous I'imperium de l'Europe qu'à la fin du XIXe siècle. Evénement devenu majeur au fil des siècles, cette colonisation donne lieu en Europe à une connaissance anthropologique des langues, grammaires, religions et civilisations asiatiques. En Asie, très précocement, les métissages entremêlent peuples et cultures, et la complexité des interactions interdit à l'historien toute opposition binaire entre 0rient et 0ccident. Les sociétés coloniales elles-mêmes sont la production, commune et conflictuelle, des Européens et des autochtones. Ecrire l'histoire de cette rencontre et de ses modalités si variées, tout en rompant avec des historiographies étroitement nationales, est un défi que relèvent Jean-Louis Margolin et Claude Markovits.
A l'heure où les investisseurs ont pour la Chine les yeux de Chimène, il a paru intéressant d'apporter un éclairage inédit sur un épisode des relations sino-occidentales, en l'occurrence l'expédition militaire conjointe de plusieurs grandes puissances de l'époque, dans la province de Pékin, en 1900- 1901. Un journal, tenu par un appelé français, est l'occasion de pénétrer dans la vie quotidienne du corps international, marqué par quelques combats, des escarmouches inattendues et surtout la découverte de l'Extrême-Orient, aussi fascinante que déroutante pour un jeune conscrit de la Bresse à l'aube du XXe siècle. Ces pages permettent en outre une lecture à trois niveaux. A l'impérialisme constamment présent se superposent en effet les détails révélateurs d'un mode de vie marqué par la simplicité, très différent de celui qui règne dans notre société de consommation. Au-dessus de tout cela s'impose, en un véritable paradoxe, la figure du rédacteur, le brigadier Deloin, doté de sa personnalité propre, mais dont la banalité de réactions ou d'appréciations se confondent avec celles de son entourage immédiat, dans lequel il s'intègre sans jamais se détacher.
L'Europe du temps d'Erasme et de Charles Quint, de Galilée et de Grégoire XIII, d'Élisabeth Ière et de Shakespeare est une mosaïque ethnique et culturelle encore inconsciente d'elle-même. La Renaissance conduit ses contemporains " vers plus de science, plus de connaissances, plus de maîtrise de la nature, plus d'amour de la beauté " (Jean Delumeau), grâce à une formidable explosion de tous les savoirs, qui, d'Italie, gagne tout le continent. Traducteurs, professeurs, grammairiens, explorateurs, géographes, astronomes, mathématiciens, naturalistes, médecins figurent ici dans la mesure où ils ont toujours montré dans leurs travaux le souci de l'homme. Ils rejoignent les philosophes, les satiristes, les religieux. Une grande variété de style et de pensée confronte, chez ces cent soixante-neuf auteurs, la réalité contemporaine à l'immense apport culturel des Anciens pour élever ce monument à la dignité de l'homme.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...