Une idée reçue domine le débat public contemporain : l'économie est - et surtout doit demeurer - étrangère au questionnement éthique. Corollaire de cette thèse : malgré les catastrophes sociales et environnementales que son application engendre, malgré le vide de valeurs morales qu'elle entraîne, la logique glaciale du marché serait devenue l'indépassable horizon d'une époque entraînée sans retour dans le maelström de la mondialisation néolibérale. Jean-Paul Maréchal conteste ici avec force une telle position et démontre l'indispensable articulation de l'analyse économique et de la réflexion éthique. Refusant la posture de la " belle âme ", il procède, ce qui est bien plus utile, à une démonstration rigoureuse de la nécessité pour l'analyse économique de faire toute sa place au souci éthique. Une tradition est ainsi réinterrogée qui court des textes bibliques aux théories de la justice les plus contemporaines. Se révèle, par là même, une autre façon de faire de l'économie : une démarche soucieuse des représentations et des aspirations humaines et, en cela, à mille lieues des caricatures véhiculées par la pensée dominante. L'opposition si souvent affirmée entre éthique et économie apparaît alors comme un pur artifice. Un artifice qui, en permettant de justifier avec des arguments pseudo scientifiques les revers de l'économie de marché, conduit à soustraire la vie économique à la question du sens et donc à la délibération démocratique. Au rebours d'une telle vision des choses, l'éthique économique, en invitant à s'interroger sur les finalités souhaitables de l'agir économique et sur les moyens de les réaliser, se révèle tout à la fois plus réaliste, plus cohérente et tout simplement plus humaine que l'implacable idéologie du tout marché.
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Nombre de pages
163
Date de parution
28/04/2005
Poids
320g
Largeur
164mm
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EAN
9782753501027
Titre
Ethique et économie. Une opposition artificielle
Auteur
Maréchal Jean-Paul
Editeur
PU RENNES
Largeur
164
Poids
320
Date de parution
20050428
Nombre de pages
163,00 €
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Au sein des sociétés contemporaines, la logique désincarnée du marché a fini par s'imposer à un degré sans précédent depuis la Révolution industrielle. Alors que nous n'avons jamais produit autant de richesses, les besoins élémentaires de centaines de millions d'hommes, de femmes et d'enfants sont cyniquement ignorés partout dans le monde. Dans le même temps, tout concourt à créer et entretenir des désirs de consommation que l'immense majorité des êtres humains, y compris ceux vivant dans les pays les plus riches, ne pourront jamais assouvir. Face à l'explosion des inégalités à toutes les échelles - nationale et internationale -, comment fonder une logique économique ayant pour objectif la satisfaction des besoins de tout homme et de tous les hommes? C'est l'objet du présent essai. Couronné par l'Académie des sciences morales et politiques, il trace les contours aussi bien théoriques que pratiques d'une économie humaniste. Il contribue, ce faisant, à l'élaboration du volet social de l'exigence de développement durable. Biographie de l'auteur Jean-Paul Maréchal, maître de conférences en science économique à l'université Rennes 2 - Haute Bretagne, est l'auteur d'ouvrages et de nombreux articles consacrés au développement durable et à l'éthique économique.
Lieu par excellence de création de la richesse, la firme est également, par la rationalité dont elle est porteuse, par les rapports sociaux qu'elle engendre, par le pouvoir d'influence qu'elle exerce sur la décision politique, l'un des éléments essentiels du fonctionnement des sociétés contemporaines. Un tel objet ne pouvait que cristalliser l'intérêt de la recherche en science économique. L'" économie de la firme " - ou " économie de l'entreprise " - est actuellement structurée par trois conceptions qui lisent cette dernière respectivement comme fonction, comme n?ud de contrats et comme système complexe, chacun de ces regards constituant l'une des parties de ce livre. Trois points de vue qui permettront au lecteur de comprendre un peu mieux cet acteur capital de notre vie quotidienne. Fruit d'un enseignement en Science Economique consacré depuis plusieurs années aux questions relatives à l'entreprise, ce manuel fournit, dans un volume volontairement réduit mais avec un constant souci pédagogique, les éléments fondamentaux de l'analyse économique de la firme.
Résumé : Géant politique depuis sa création en 1949, la République populaire de Chine est devenue au cours des dernières décennies un géant économique. Quarante ans de croissance à un taux annuel moyen supérieur à 9% l'ont en effet propulsée à la deuxième place mondiale. Un tel changement de dimension s'est naturellement traduit par une forte dégradation de la qualité de l'environnement. Après des années de déni, Pékin reconnaît désormais la gravité des problèmes écologiques auxquels le pays est confronté. Outre des pertes économiques importantes (villes paralysées lors de pics de pollution, arrêts maladie...), ceux-ci engendrent également un profond mécontentement populaire et une détérioration de l'image internationale de la Chine. In fine, les perspectives économiques de la nation tout entière risquent d'être compromises. Les limites de la nature semblent ainsi se dresser tel un mur devant les ambitions politiques et économiques de l'empire du Milieu. A partir d'approches relevant de différentes sciences sociales (économie, géographie, philosophie, science politique, sociologie), ce livre explique comment les dirigeants chinois et la population affrontent ce défi et tentent de le surmonter. Les enjeux aussi bien nationaux qu'internationaux de la crise environnementale chinoise y sont analysés tout comme les formes de mobilisation de la société civile qu'elle engendre. Sont également décryptées les réponses apportées par le pouvoir politique tant sur le plan pratique (villes vertes, lutte contre la pollution de l'air...) qu'idéologique (confucianisme "vert")...
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
Cohen Evelyne ; Gangloff Anne ; Giuliani Jean-Domi
Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Les années Milliat" forment un moment particulier de l'histoire des femmes en France. Dans le contexte de la Grande Guerre et de ses suites, des femmes s'organisent de manière autonome pour braver les interdits qui pèsent sur leur corps, et revendiquent le droit au mouvement, au sport, à l'accès aux compétitions. Alice Milliat représente le pendant féminin, féministe et populaire de Pierre de Coubertin et d'un CIO hostile aux femmes. De l'échelle du club à celle de la fédération internationale, elle organise des réseaux de sportives permettant l'accès aux sports jugés trop masculins (football, rugby), au plein air, aux rencontres amicales ou de haut niveau, aux voyages... une vie plus libre pour les jeunes femmes des grandes villes provoquant l'ire des plus conservateurs. "La présidente" , comme on l'appelle, n'est pas seule. Elle sait s'entourer, et les sportives bénéficient aussi de l'aide de "la doctoresse" Marie Houdré, de la directrice de l'Ecole de haut enseignement commercial pour jeunes filles Louli Sanua, de la journaliste féministe Jane Misme, de la championne d'athlétisme et aviatrice Sophie Eliott-Lynn : toute une génération de militantes convaincues que l'égalité passera aussi par le sport.