La lettre et le lieu. Présence du modèle et action de la structure en psychanalyse (Freud et Lacan)
Marcos Jean-Pierre
KIME
25,40 €
Epuisé
EAN :9782841743759
Que la psychanalyse s'avère un art du singulier ne la dispense pas d'élaborer et de développer un savoir de et sur sa pratique. A ce titre, la psychanalyse est aussi une aventure théorique pour celles et ceux qui s'y trouvent, peu ou prou, engagés. Mais, l'ambition de proposer une intelligence du psychisme inconscient se heurte aux problèmes épistémologiques communs à toute constitution par une discipline de savoir de ses objets, au nombre desquels figure en bonne place, la question de la modélisation du phénomène observé. Or, de Freud à Lacan se dessine une perspective topique chez l'un et topologique chez l'autre pour laquelle l'extension devient la référence déterminante du psychisme. Cet ouvrage s'organise donc autour de la question du lieu psychique, de la localisation de la lettre ou du signifiant en interrogeant les différents modèles convoqués ainsi que la catégorie elle-même de modélisation, du point de vue précisément d'une présentation spatiale du lieu psychique. Cette problématique se trouve ici déployée à plusieurs voix Pluralité à laquelle il revient, peut-être, le mérite de compliquer la question plutôt que de prétendre la régler.
Nombre de pages
262
Date de parution
14/10/2005
Poids
348g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841743759
Titre
La lettre et le lieu. Présence du modèle et action de la structure en psychanalyse (Freud et Lacan)
Auteur
Marcos Jean-Pierre
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
348
Date de parution
20051014
Nombre de pages
262,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
Si la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.