Dans Les Perséides, Jean-Paul Marcheschi propose une autobiographie fragmentaire, d'une remarquable puissance d'évocation. Le paysage insulaire de la Corse, son île natale, y tient une grande place avec sa nature sauvage, ses pierres, ses couleurs et ses odeurs, mais aussi avec Erca, la grand-tante, incomparable conteuse. Il est aussi question d'un voyage à Stromboli, voyage décisif, quasi initiatique, qui entraîna de grandes transformations dans sa peinture. Ce livre est un exercice de gratitude. C'est à travers les friches de la mémoire, ses abandons, ses broussailles, que l'auteur se fraye un chemin. Ce paysage possède cependant quelques clairières, quelques sources où l'esprit peut encore se reposer. Si la douleur, le deuil, la mort sont très présents dans Les Perséides, ce qui domine à la fin, c'est la joie, la douceur peut-être, que l'auteur a éprouvé à l'écrire. "Il arrive un moment dans nos vies où nous sommes littéralement les derniers témoins. Et les noms de ceux que nous avons aimés, les lieux également, les sensations, ne tiennent plus qu'à nous, et nous sommes les seuls à pouvoir en opérer la sauvegarde". Né en 1951 en Corse, Jean-Paul Marcheschi vit et travaille à Paris. Depuis 1984, le "? pinceau de feu ? " est l'unique instrument utilisé dans l'exécution de sa peinture. Son oeuvre, qui a fait l'objet de très nombreuses expositions, a été commentée par des écrivains comme Pascal Quignard et Jacques Roubaud. Marcheschi est aussi l'auteur d'une Histoire de la Beauté en six volumes (éditions Art3-Nantes).
Nombre de pages
171
Date de parution
01/10/2021
Poids
280g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782874499159
Titre
Les Perséides. Esquisses pour une autobiographie
Auteur
Marcheschi Jean-Paul
Editeur
IMPRESSIONS NOU
Largeur
145
Poids
280
Date de parution
20211001
Nombre de pages
171,00 €
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Quel singulier destin que celui de Piero della Francesca, " peintre sublime " - ainsi que le qualifièrent ses contemporains - sombré progressivement dans l'abandon puis dans l'oubli. Sa fortune critique ne commence vraiment qu'avec le XXe siècle. Il fut pour Matisse, De Chirico, les cubistes, pour Balthus, Hantaï et jusqu'à Tarkovski dans son cinéma, une source d'inspiration intense. Opera chiusa, œuvre fermée, c'est ainsi que Pasolini qualifiait son propre travail. C'est bien de cette catégorie que relève l'œuvre de Piero della Francesca. , en ce sens à la fois lumineux et rétif, qui semble se retirer et s'offrir, là est son mystère. C'est son secret.
Ce roman est fait de listes. Ce roman se déroule en Belgique et évoque l'Iran. Ce roman raconte l'histoire des soeurs et frères Manoutcheri, arrivés à Bruxelles un peu avant la révolution islamique de 1979, et qui, à leur grand étonnement, n'ont jamais pu retourner dans leur pays de naissance. Ce roman parle d'une tragédie omise des livres d'Histoire et des médias, une tragédie à peine perceptible et qui a même échappé aux gens qui en étaient eux-mêmes les victimes. Ce roman est fait d'histoires sans débuts et sans fins, de noms et de prénoms iraniens, de joies et de tristesses, de deuils et de fêtes, mais surtout, il est fait de listes, et de listes de listes, et de listes de listes de listes, pour tenter de ranger les souvenirs et les faits, sans jamais vraiment y parvenir.
Dans la première partie de ce volume, Hergé et le mythe du surenfant, Jean-Marie Apostolidès développe une idée extrêmement forte en comparant les aventures de Tintin à celles de Jo, Zette et Jocko. Le surenfant n'est ni le superhéros à l'américaine, ni le surhomme nietzschéen, mais une figure réparatrice, liée au déclin du patriarcat. Plus libre qu'un enfant, Tintin a les compétences de l'adulte sans en subir les contraintes. Contournant l'adolescence, il gomme toute sexualité et toute inscription nette dans le genre masculin ou féminin. Jean-Marie Apostolidès avait écrit au fil des ans plusieurs articles remarquables sur Les Aventures de Tintin. Dans ces textes rares ou inédits, il nourrit ses analyses d'une culture vaste et diverse qui emprunte à l'Histoire comme à l'anthropologie, la psychanalyse et la littérature. Avec ces lectures magistrales, Jean-Marie Apostolidès renouvelle en profondeur notre compréhension de l'oeuvre d'Hergé.
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Sans renoncer à la fluidité qui la caractérise, Caroline Lamarche déroule la saga d'une famille née à Liège au début de la révolution industrielle et devenue pionnière de la métallurgie du zinc dans les Asturies. Arpentant une époque qui annonce le grand capitalisme et son cortège d'inégalités, elle raconte les travaux et les jours de ses aïeux, à la fine pointe d'une Europe qui nourrit encore des rêves d'expansion. Les fortes personnalités qu'elle aborde, les voix féminines qu'elle relaie, l'hommage rendu à un père qui lui a ouvert le chemin des archives, font d'elle l'héritière éclairée d'une légende familiale ardente et cosmopolite. Les témoins vivants qu'elle sollicite bousculent le tableau et en questionnent les pans cachés dont elle rend compte avec lucidité, consciente d'être égarée entre deux mondes. « Ces odeurs, celle du labeur industriel comme celle de l'opulence, appartiennent à une enfance disparue. Elles disent le berceau intranquille, la limousine détestée et les fenêtres ouvertes sur un air qui ne conserve que la mémoire de ma difficulté à trouver mon souffle, ma place. »Romancière et nouvelliste, Caroline Lamarche est lauréate du prix Rossel pour Le jour du chien (1996) et du prix Europe de l'ADELF pour Dans la maison un grand cerf (2017) avant d'être couronnée en Belgique par le Prix Quinquennal de Littérature. À la mort de son père, forte d'un rare trésor d'archives, elle entreprend le projet mémoriel qui l'occupera plusieurs années. Entretemps son dernier livre, Nous sommes à la lisière (Gallimard, 2019) obtient le Goncourt de la Nouvelle.4e de couverture : Sans renoncer à la fluidité qui la caractérise, Caroline Lamarche déroule la saga d'une famille née à Liège au début de la révolution industrielle et devenue pionnière de la métallurgie du zinc dans les Asturies. Arpentant une époque qui annonce le grand capitalisme et son cortège d'inégalités, elle raconte les travaux et les jours de ses aïeux, à la fine pointe d'une Europe qui nourrit encore des rêves d'expansion. Les fortes personnalités qu'elle aborde, les voix féminines qu'elle relaie, l'hommage rendu à un père qui lui a ouvert le chemin des archives, font d'elle l'héritière éclairée d'une légende familiale ardente et cosmopolite. Les témoins vivants qu'elle sollicite bousculent le tableau et en questionnent les pans cachés dont elle rend compte avec lucidité, consciente d'être égarée entre deux mondes. « Ces odeurs, celle du labeur industriel comme celle de l'opulence, appartiennent à une enfance disparue. Elles disent le berceau intranquille, la limousine détestée et les fenêtres ouvertes sur un air qui ne conserve que la mémoire de ma difficulté à trouver mon souffle, ma place. »Romancière et nouvelliste, Caroline Lamarche est lauréate du prix Rossel pour Le jour du chien (1996) et du prix Europe de l'ADELF pour Dans la maison un grand cerf (2017) avant d'être couronnée en Belgique par le Prix Quinquennal de Littérature. À la mort de son père, forte d'un rare trésor d'archives, elle entreprend le projet mémoriel qui l'occupera plusieurs années. Entretemps son dernier livre, Nous sommes à la lisière (Gallimard, 2019) obtient le Goncourt de la Nouvelle.