L'écopoétique est une réponse à la question de Sarah Kaufman en 1983 : Comment s'en sortir ? Cette discipline critique et narrative tente de dépasser l'apparence insoluble du dérèglement climatique. Que faire (le poïein du terme écopoétique) pour habiter autrement le monde qui est notre maison (le oikos du terme écopoétique) ? En quoi le récit peut-il être le poros (le stratagème) pour sortir de cette situation en apparence sans issue ? L'écopoétique nous apprend à regarder autrement, elle déplace nos connaissances, elle renverse les cartes et planisphères, elle ouvre les perspectives et les imaginaires. Face aux désordres climatiques et aux crises dans lesquelles nous sommes pris, elle replace animaux, arbres ou fleuves au centre de la représentation littéraire, sort des oppositions binaires (nature/culture, humain/non humain) pour cultiver des enchevêtrements complexes et cultiver le trouble. Christine Marcandier nous invite à explorer l'(in)discipline de l'écopoétique, un champ de pratiques et de connaissances qui ne cesse de s'actualiser et se renouveler. Elle nous conduit vers un espace de convergence entre arts et sciences, nourri de pensées en devenir, de la littérature à la philosophie, en passant par l'anthropologie et toute la gamme des sciences, humaines comme celles que l'on qualifie de " dures ". Elle nous fait découvrir des oeuvres qui explorent le lien entre l'humain et son environnement, la biodiversité, les lieux (étendues sauvages comme tissus urbains), qui contestent des siècles de représentation occidentales ou anthropocentrés et interrogent ainsi nos systèmes politiques et sociaux. Les outils déployés dans ce livre offrent des clés pour se saisir de notre présent, ouvrent pistes et perspectives et espèrent en provoquer. Christine Marcandier est professeure de littérature française et création littéraire à Aix-Marseille Université. Elle est co-responsable du Master à distance Ecopoétique et création et dirige par ailleurs, depuis 2023, la collection "La Librairie du XXIe siècle " aux éditions du Seuil.
Nombre de pages
192
Date de parution
06/03/2025
Poids
228g
Largeur
122mm
Plus d'informations
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EAN
9782379245046
Titre
L’écopoétique
Auteur
Marcandier Christine
Editeur
PU VINCENNES
Largeur
122
Poids
228
Date de parution
20250306
Nombre de pages
192,00 €
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S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES. Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune: des repères: un rappel du contexte historique et littéraire; les grandes "problématiques", indispensables à la compréhension des enjeux de l'?uvre; le "travail du texte" consacré aux questions de langue, de stylistique et de grammaire; des outils méthodologiques, notamment bibliographiques; un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques.
Un ouvrage d'initiation à la méthodologie universitaire des épreuves canoniques (commentaire composé et dissertation) en Lettres. Il constitue aussi une synthèse nécessaire lors de la préparation aux épreuves des concours. L'ouvrage est conçu et rédigé par un universitaire et un professeur au lycée. Ce duo permet de concrétiser l'ambition de la collection qui est de proposer des manuels de transition entre le lycée et le supérieur. Des compléments en ligne offrent à l'étudiant des fiches sur les principaux mouvements critiques.
Ce qu'on dit de soi est toujours poésie ", écrivait Ernest Renan, phrase mystérieuse, oraculaire, dont on ne retiendra ici que le verbe " dire ". C'est entre fiction et diction, répondant aux questions d'universitaires et de journalistes, que Maurice Olender donne dans ce livre de Conversations quelques clés de son rapport à la lecture, au savoir, à l'édition. En lisant Singulier Pluriel, on est frappé par l'importance que l'auteur accorde à la parole, aux tensions et liens entre l'oralité et l'écriture. Archéologue de formation, auteur d'une oeuvre multiforme, Olender travaille sur les sexualités extrêmes, l'origine des langues et les mythologies modernes de la " race ". Intellectuel engagé, doté d'une conscience aiguë de la " responsabilité sémantique " et de la fragilité des démocraties, il est aussi le créateur de " La Librairie du XXIe siècle ", une collection au rayonnement international. Ce livre fait entrer les lecteurs dans la fabrique d'un funambule, chercheur indiscipliné qui conçoit l'érudition comme une forme de poésie et la pensée comme une aventure. On y trouvera des paroles, devenues traces écrites d'un cheminement intellectuel et sensible, le rappel de compagnonnages, une esthétique de l'amitié. Car lire, écrire, éditer, c'est tout ensemble se situer dans le monde, rendre les savoirs accessibles, construire un univers entre réel et fiction, une " Librairie ". Christine Marcandier Maurice Olender est historien (EHESS) et éditeur (Seuil). Il a publié notamment Les Langues du Paradis (1989), Race sans histoire (2009) et Un fantôme dans la bibliothèque (2017).
Usher Phillip John ; Le Roy Cyril ; Aït-taouti Fré
Pour penser la Terre de l'Anthropocène, Ex Terra : Vivre avec les sous-sols propose de détourner l'attention des émissions pour imaginer une nouvelle sensibilité "exterranéenne" Si nous sommes aujourd'hui entrés dans l'Anthropocène, ce n'est pas seulement à cause de nos émissions, mais avant tout de nos extractions. Il importe donc au plus haut point de réinvestir notre rapport aux sous-sols et de réorienter notre regard vers les profondeurs de la Terre. Pour ce faire, l'ouvrage circule entre différentes échelles géographiques et historiques. Il tisse des liens entre notre planète dans son ensemble, les agents humains et non humains de l'extraction et les matières extraites qui accompagnent notre quotidien. En ouvrant de riches archives de textes et d'images prémodernes provenant de toute l'Europe, en confrontant les auteurs humanistes de la Renaissance aux enjeux contemporains de l'écologie, Phillip Usher esquisse une nouvelle sensibilité exterranéenne. Phillip John Usher, né en Angleterre, est professeur de littérature française à l'Université de New York (NYU). Spécialiste de la littérature su XVIe siècle, ses travaux récents portent sur les rapports entre littérature et écologie. Il est l'auteur de nombreux livres, dont Errance et Cohérence (Classiques Garnier, 2010) et L'Aède et le Géographe (Classiques Garnier, 2018). En 2020, il a codirigé avec Pauline Goul le collectif Early Modern Ecologies : Beyond English Ecocriticsm (Amsterdam University Press).
La nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence. Cette impulsion cartographique est ici interrogée par le biais d'aller et retours entre géographie, cartographie et littérature. "Où suis-je ? Où vais-je ? Comment y vais-je ? " La nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements physiques ou virtuels a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence et notre survie. A mi-chemin entre le dessin d'art et l'objet technique, la carte est un artefact intellectuel dont l'efficacité tient à sa capacité à modéliser l'espace et à le rendre intelligible. Cartographier, c'est produire à la fois un espace et une connaissance sur cet espace par le biais de représentations spatiales, visuelles et graphiques. Or la modélisation n'est pas l'apanage des seuls géographes, elle est aussi au coeur de la littérature qui est toujours libre de configurer des espaces, de créer des mondes et de générer ainsi de la connaissance. Qu'elle confronte le savoir occidental de l'espace à celui d'autres cultures (Chatwin, Aira) ou qu'elle réfléchisse l'acte cartographique lui-même (Humboldt, Zischler, Houellebecq, Moretti, Borges, Carroll), le savoir qu'elle produit excède la représentation sensible et affective du lieu parce qu'il est aussi réflexif et critique. Laurence Dahan-Gaida est professeure de littérature comparée à l'université de Franche-Comté. Elle est rédactrice en chef de la revue en ligne "Epistémocritique" et directrice de la collection du même nom.
Lire avec les oreilles et les pieds, tel est le défi relevé par Littératures francophones et musiques de l’Atlantique noir qui analyse les formes et les rythmes d’écritures artistiques issues de l’expérience commune de la domination occidentale.Lire avec les oreilles et les pieds, tel est le défi relevé par le présent ouvrage. En s'appuyant sur l'idée d'Atlantique noir développée par Paul Gilroy, les contributions rassemblées dans ce livre montrent comment la présence des musiques dans les récits permet de raconter les mémoires de la colonisation et de l'esclavage, de dénoncer le racisme contemporain et de réclamer le droit à vivre où l'on est et où l'on veut, en inventant une langue porteuse de résistance et d'espoir. La diversité des corpus, qui traversent les trois continents bordant l'Atlantique, les genres littéraires romanesques, théâtraux et poétiques, les musiques aussi variées que la biguine, le jazz, la soul, le blues, la rumba ou le rap démontrent la vitalité et la diversité des littératures francophones. À partir d'un corpus classique et contemporain, allant du Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire à l'afrotrap, les chercheuses et les chercheurs analysent formes et rythmes, et font des littératures francophones un art vivant. Sylvie Brodziak est professeure émérite des universités en littératures française et francophone et histoire des idées (CY Cergy-Paris Université). Ses recherches portent sur l'écriture de l'histoire et des mémoires. Marion Coste, agrégée de lettres modernes, est docteure en langue et littérature françaises et francophones (CY Cergy-Paris Université). Ses recherches portent sur les rapports entre littérature et musique, notamment dans le genre romanesque et le rap francophone.