Tirant du rien est un ouvrage de poésie introspective où se mêlent le désir, la mémoire et la solitude. Les poèmes de Manon Thiery sont infiltrés de fractales qui répètent l'éclat de l'ironie dans l'idée du rien ; mathématiques toujours éternelles, affirmées à mi-voix, dessinées dans l'air le plus froid. L'écriture devient un moyen de sonder la désirabilité - la sienne comme celle de l'autre - et d'approcher chaque limite, le moindre seuil, la faible nuance. Vecteur de réparation et de compréhension, le poème reste un jeu. Parfois, il est une effronterie faite au monde, mais offerte avec innocence ; transperçant tout ce qui voudrait admettre la règle sans y résister. Les souvenirs, empreints de mélancolie, façonnent la perception du présent. L'ombre du passé, toujours présente, évoque la perte et le détachement, tandis que la mémoire, comparée à un enfant que l'on n'aime plus, souligne la distance émotionnelle qui nous sépare de ce que nous avons été. L'acte d'écrire se dresse alors comme une rébellion contre l'oubli : écrire, c'est tenter de donner forme à l'archaïque, d'habiter le vide et d'y tracer un sens. C'est un geste de liberté autant qu'une lutte contre l'impuissance du langage à contenir l'intensité des émotions. L'amour traverse le poème comme une force à la fois vitale et déchirante. Il porte en lui la joie, mais aussi la souffrance, les malentendus et la fragilité des liens. Dans cette tension se révèle la vulnérabilité de l'être et la conscience de sa propre finitude. L'auteure cherche, à travers cette oscillation entre lumière et douleur, une forme d'authenticité, une forme de vérité débarrassée des masques et des illusions du monde. Enfin, la mort imprègne le texte comme une présence silencieuse mais nécessaire. Elle n'est pas seulement fin, mais aussi continuité - moteur de réflexion, d'émotion et de création. A travers elle, l'écriture devient un acte de survie, ou plutôt une affirmation de la vie même dans son effacement. Extrait : " Timide aux dépens D'une langue pendue Je ne montre ni le noeud Ni la ménagerie Née dans la veine, Faire l'alliance ; Langue pendue Qui dans le bruit dit quand même Qu'à peu de choses près Négliger c'est neiger : Se dérober à soi-même, plus facile Que voler la mie du pain. "
Nombre de pages
100
Date de parution
25/06/2026
Poids
160g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782959402777
Auteur
Thiery Manon
Editeur
BACKLAND
Largeur
125
Date de parution
20260625
Nombre de pages
100,00 €
Disponibilité
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Pourquoi on ne se montre pas nu devant n'importe qui ? À quoi sert un journal intime ? Que faire si une situation me met mal à l'aise ? Est-ce qu'il faut tout dire à ses parents ? C'est quoi, l'inceste ? Ce livre aborde les différentes facettes de l'intimité physique, émotionnelle, numérique, et du consentement en seize questions.Seize questions d'enfants sur l'intimité et le consentementC'est quoi, l'intimité ? Pourquoi on ne se montre pas nu devant n'importe qui ? Pourquoi les statues sont nues dans les musées ? C'est où, les parties intimes ? Pourquoi Mehdi a peur d'aller aux toilettes à l'école ? Est-ce que mon corps est différent des autres ? Pourquoi on se sent bizarre à la puberté ? Est-ce qu'il faut tout dire à ses parents ? Pourquoi je dois demander la permission avant de toucher quelqu'un ? C'est quoi, le consentement ? Que faire si une situation me met mal à l'aise ? Comment on reconnaît une agression sexuelle ? C'est quoi, l'inceste ? Pourquoi il faut faire attention sur Internet ? Est-ce que l'intimité est un droit ? Ça sert à quoi, les cours d'éducation à la sexualité ...Informer pour combattre les violences sexuelles faites aux enfantsLa plupart des violences sexuelles faites aux enfants ont lieu vers 7-10 ans. Plusieurs doubles-pages sont consacrées à ce sujet pour ouvrir le dialogue, expliquer à l'enfant que ce n'est jamais de sa faute et qu'il ne doit pas avoir honte. Qu'il puisse identifier une situation potentiellement dangereuse et réagir face à un adulte (ou à un autre mineur) qui se comporte mal, en rappelant la loi. Le texte explique que la plupart des adultes ont des gestes affectueux, qu'il s'agit de rester prudent, sans pour autant se méfier de tout le monde.Notes Biographiques : Manon Paulic (Paris) est journaliste à l'hebdomadaire ""Le 1"" et l'autrice de ""Repères : 2 000 dessins pour comprendre le monde"" (Casterman, 2017), en collaboration avec l'illustrateur Jochen Gerner. D'origine franco-vietnamienne, Cynthia Thiéry a grandi en Polynésie. Formée à l'illustration à l'école Estienne, graphiste et illustratrice (Gallimard, Petit à Petit, Flammarion, Fleurus, Mango...), elle change de casquette au fil des commandes, mais son terrain de jeu demeure, le plus souvent, le livre. Elle vit à Tours, où elle essaye de recréer la végétation tropicale de son enfance dans son jardin.
A quelques jours de Noël, Celia Lapone et son bébé de quatre mois disparaissent brutalement d'une maternité. Le père de l'enfant, issu d'une puissante famille iranienne, est introuvable. L'affaire est complexe. La Pj de Bordeaux décide d'appeler en renfort , l'OCRVP de Paris. Edwige Marion, la directrice du service, se rend immédiatement sur place avec son équipe et la jeune psychocriminologue Alix de Clavery. C'est l'occasion pour la nouvelle recrue, spécialiste des crimes sur enfants, de s'imposer face aux priori, et de faire ses preuves sur le terrain. lors que l'enquête des forces de police se heurte à la puissance es tabous, Alix va découvrir une vérité plus terrifiante encore.
Le Dernier-né raconte les derniers jours d'Alexandre le Grand, malade, alité, entouré de ses proches et de ses soldats. Son agonie devient le lieu de visions, de paroles extrêmes, où la mort prend la forme d'un drame humain autant que d'une élévation vers le divin. Inspiré à la fois par le souffle homérique et par la pensée des présocratiques, le livre propose une réécriture lyrique et anachronique des ultimes instants de cette figure historique majeure. On y discerne le goût de l'auteur pour le grandiose, la psychologie, l'Histoire et la mythologie, mais aussi l'écho de son homosexualité et de son expérience de la folie. L'ouvrage vise à créer le type psychologique d'Alexandre, tout en incarnant pour l'auteur une identité qu'il lui fallait pousser jusqu'à la mort symbolique pour écrire au-delà d'elle ! Avec Le Dernier-né, il poursuit une quête poétique où l'intime se confond avec l'universel. Extrait : " Ces rouges-gorges pépient en courant sur la tente. Ils émanent du soleil - jaillissant plume à plume du fatras de faisceaux comme une broderie dégoulinant de souffles. En fin de journée, les rayons faiblissants Viennent les découper Et je vois glisser du toit jusqu'à terre une graisse orangée. C'est le message d'un dieu ou sa malédiction. Je ne souffre plus de ma souffrance Mais de ma santé. Souffrir est mon point de repère Ma perspective Ce qui me retient d'être ailleurs. Et la souffrance elle-même souffre de me contenir. J'oublie. On dit que je délire. Je ne sais pas. Mais parfois me pique un croustillement comme une démangeaison qui me remplit le ventre d'un verre que je respire comme s'il s'agissait d'oxygène. Et je ne suis plus qu'erreurs : " Je suis un guerrier blessé, mon épouse est morte ! "
Kouam Tawa explore à travers Goutellettes d'or la profondeur symbolique et spirituelle de l'eau dans les traditions bamilékées et dans une perspective plus universelle. Conçue comme un espace de rencontre entre héritage africain et sensibilité contemporaine, la cérémonie célèbre l'eau comme symbole de purification, de paix et de renaissance, tout en interrogeant la place du sacré dans la vie moderne. Dans le poème, l'eau occupe une fonction centrale : elle est élément de médiation entre les mondes, présente dans les rites de deuil, d'initiation et de réconciliation. A travers le motif des neuf gouttes symboliques, Kouam Tawa tisse un lien entre les rituels ancestraux bamilékés et des lieux européens empreints de spiritualité, tels que la fontaine de Saint Sicaire ou Brantôme, créant ainsi un dialogue poétique entre les cultures, les mémoires et les espaces sacrés. L'oeuvre aborde aussi les luttes intérieures et collectives : colère, tristesse, héritages douloureux. Le "dô", concept issu de la tradition, symbolise la malédiction ancestrale qui pèse sur les êtres. Dans cette lutte contre les forces obscures, les femmes occupent une place essentielle : elles incarnent la résilience, la maternité et la quête de paix intérieure. Sous la plume de Kouam Tawa, l'eau devient une métaphore de la condition humaine - fluide, fragile et éternelle. Elle traverse les générations, relie les êtres et reflète les cycles de l'existence : de la source à la mer, de la glace à la vapeur. Elle témoigne silencieusement des émotions humaines, des ruptures et des réconciliations, nourrissant la mémoire collective et la transmission des savoirs.
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Nature en décomposition est un recueil de poèmes organisé autour de différents cycles : pierres / bois / eau / terre / nuit / feu / air. Il s'agit d'une écriture intime liée à la réminiscence de paysages sous la forme de proses qui s'enchaînent les unes avec les autres comme faisant le tour d'un objet poétique. On pourrait aisément l'associer à ce que l'on nomme " le nouveau lyrisme " dans la poésie contemporaine.