Le Dernier-né raconte les derniers jours d'Alexandre le Grand, malade, alité, entouré de ses proches et de ses soldats. Son agonie devient le lieu de visions, de paroles extrêmes, où la mort prend la forme d'un drame humain autant que d'une élévation vers le divin. Inspiré à la fois par le souffle homérique et par la pensée des présocratiques, le livre propose une réécriture lyrique et anachronique des ultimes instants de cette figure historique majeure. On y discerne le goût de l'auteur pour le grandiose, la psychologie, l'Histoire et la mythologie, mais aussi l'écho de son homosexualité et de son expérience de la folie. L'ouvrage vise à créer le type psychologique d'Alexandre, tout en incarnant pour l'auteur une identité qu'il lui fallait pousser jusqu'à la mort symbolique pour écrire au-delà d'elle ! Avec Le Dernier-né, il poursuit une quête poétique où l'intime se confond avec l'universel. Extrait : " Ces rouges-gorges pépient en courant sur la tente. Ils émanent du soleil - jaillissant plume à plume du fatras de faisceaux comme une broderie dégoulinant de souffles. En fin de journée, les rayons faiblissants Viennent les découper Et je vois glisser du toit jusqu'à terre une graisse orangée. C'est le message d'un dieu ou sa malédiction. Je ne souffre plus de ma souffrance Mais de ma santé. Souffrir est mon point de repère Ma perspective Ce qui me retient d'être ailleurs. Et la souffrance elle-même souffre de me contenir. J'oublie. On dit que je délire. Je ne sais pas. Mais parfois me pique un croustillement comme une démangeaison qui me remplit le ventre d'un verre que je respire comme s'il s'agissait d'oxygène. Et je ne suis plus qu'erreurs : " Je suis un guerrier blessé, mon épouse est morte ! "
Nombre de pages
142
Date de parution
25/06/2026
Poids
200g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782488770002
Auteur
Djen Noël Arnaud
Editeur
BACKLAND
Largeur
125
Date de parution
20260625
Nombre de pages
142,00 €
Disponibilité
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Il y avait les invisibles, les insipides, les gluants, les furtivement distrayants... Des ouais bof, mais encore ? Il y avait les affriolants, les sulfureux, les impertinents, les truculents, les insolemment beaux tout juste divertissants, les qui durent le temps d'un café, parfois le temps d'un été... Lui, c'était pire. Lui, il était de ceux qui font basculer ta vie. De ceux - tu le sais - que tu pourras aimer. De ceux que tu aimes déjà. "... Ce roman est une quête de soi et de sens, un coup de pied poétique aux injonctions et au formatage.
Et si l'invisible nous observait ? Apparition lumineuse dans une vieille maison, enlèvement extraterrestre bouleversant, dôme doré peuplé d'êtres humanoïdes, rencontre avec une entité reptilienne se présentant comme le "Terrien originel"... l'autrice nous livre un témoignage brut et sincère de ses expériences les plus extraordinaires. Au fil des chapitres mêlant récits personnels, illustrations originales et réflexions croisées entre science et spiritualité, elle explore les voyages astraux, la précognition, le temps manquant, les ovnis vus en Corse lors d'une éclipse lunaire, ou une technologie puisée dans l'eau. Ce livre, à la croisée de la parapsychologie, de l'éveil spirituel, du mystères des OVNIs et des extraterrestres, invite les sceptiques, les curieux et les passionnés à explorer une réalité au-delà des apparences. Osez franchir la fissure entre l'ordinaire et l'extraordinaire. Vous ne regarderez plus jamais le ciel de la même façon !
Kouam Tawa explore à travers Goutellettes d'or la profondeur symbolique et spirituelle de l'eau dans les traditions bamilékées et dans une perspective plus universelle. Conçue comme un espace de rencontre entre héritage africain et sensibilité contemporaine, la cérémonie célèbre l'eau comme symbole de purification, de paix et de renaissance, tout en interrogeant la place du sacré dans la vie moderne. Dans le poème, l'eau occupe une fonction centrale : elle est élément de médiation entre les mondes, présente dans les rites de deuil, d'initiation et de réconciliation. A travers le motif des neuf gouttes symboliques, Kouam Tawa tisse un lien entre les rituels ancestraux bamilékés et des lieux européens empreints de spiritualité, tels que la fontaine de Saint Sicaire ou Brantôme, créant ainsi un dialogue poétique entre les cultures, les mémoires et les espaces sacrés. L'oeuvre aborde aussi les luttes intérieures et collectives : colère, tristesse, héritages douloureux. Le "dô", concept issu de la tradition, symbolise la malédiction ancestrale qui pèse sur les êtres. Dans cette lutte contre les forces obscures, les femmes occupent une place essentielle : elles incarnent la résilience, la maternité et la quête de paix intérieure. Sous la plume de Kouam Tawa, l'eau devient une métaphore de la condition humaine - fluide, fragile et éternelle. Elle traverse les générations, relie les êtres et reflète les cycles de l'existence : de la source à la mer, de la glace à la vapeur. Elle témoigne silencieusement des émotions humaines, des ruptures et des réconciliations, nourrissant la mémoire collective et la transmission des savoirs.
Tirant du rien est un ouvrage de poésie introspective où se mêlent le désir, la mémoire et la solitude. Les poèmes de Manon Thiery sont infiltrés de fractales qui répètent l'éclat de l'ironie dans l'idée du rien ; mathématiques toujours éternelles, affirmées à mi-voix, dessinées dans l'air le plus froid. L'écriture devient un moyen de sonder la désirabilité - la sienne comme celle de l'autre - et d'approcher chaque limite, le moindre seuil, la faible nuance. Vecteur de réparation et de compréhension, le poème reste un jeu. Parfois, il est une effronterie faite au monde, mais offerte avec innocence ; transperçant tout ce qui voudrait admettre la règle sans y résister. Les souvenirs, empreints de mélancolie, façonnent la perception du présent. L'ombre du passé, toujours présente, évoque la perte et le détachement, tandis que la mémoire, comparée à un enfant que l'on n'aime plus, souligne la distance émotionnelle qui nous sépare de ce que nous avons été. L'acte d'écrire se dresse alors comme une rébellion contre l'oubli : écrire, c'est tenter de donner forme à l'archaïque, d'habiter le vide et d'y tracer un sens. C'est un geste de liberté autant qu'une lutte contre l'impuissance du langage à contenir l'intensité des émotions. L'amour traverse le poème comme une force à la fois vitale et déchirante. Il porte en lui la joie, mais aussi la souffrance, les malentendus et la fragilité des liens. Dans cette tension se révèle la vulnérabilité de l'être et la conscience de sa propre finitude. L'auteure cherche, à travers cette oscillation entre lumière et douleur, une forme d'authenticité, une forme de vérité débarrassée des masques et des illusions du monde. Enfin, la mort imprègne le texte comme une présence silencieuse mais nécessaire. Elle n'est pas seulement fin, mais aussi continuité - moteur de réflexion, d'émotion et de création. A travers elle, l'écriture devient un acte de survie, ou plutôt une affirmation de la vie même dans son effacement. Extrait : " Timide aux dépens D'une langue pendue Je ne montre ni le noeud Ni la ménagerie Née dans la veine, Faire l'alliance ; Langue pendue Qui dans le bruit dit quand même Qu'à peu de choses près Négliger c'est neiger : Se dérober à soi-même, plus facile Que voler la mie du pain. "
C'est un livre construit autour de deux textes mis en miroir comme les deux faces différentes d'une même pièce. C'est en réponse au souhait de son éditeur que le livre apparaît ainsi en deux parties. Le premier, Fiction tombeau, est au sens littéraire un tombeau, un hommage très intime à son demi-frère décédé, texte de deuil que l'écriture permet de dépasser, de sublimer. Le second, Ma phrase, est une sorte de contraire, une ode à la vie au travers de la langue et des questionnements qu'elle représente pour l'auteur, peut-être pourrions-nous aller jusqu'à dire que la langue qu'il travaille sans cesse est une sorte de carte de son identité, dans la manière qu'il a de la titiller, tel un autoportrait en creux de son propre travail littéraire mais aussi de sa propre personne.
Nature en décomposition est un recueil de poèmes organisé autour de différents cycles : pierres / bois / eau / terre / nuit / feu / air. Il s'agit d'une écriture intime liée à la réminiscence de paysages sous la forme de proses qui s'enchaînent les unes avec les autres comme faisant le tour d'un objet poétique. On pourrait aisément l'associer à ce que l'on nomme " le nouveau lyrisme " dans la poésie contemporaine.