Mann Thomas ; Tassel Dominique ; Valentin Jean-Mar
BELLES LETTRES
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EAN :9782251457451
Dès sa parution, en cette année 1912 où l'esprit européen s'inquiétait déjà de sa décadence, La Mort à Venise fut saluée comme l'une de ces oeuvres rares par lesquelles une écriture prend place dans le grand concert de la littérature universelle. Il y avait là plus qu'un récit : une confession sublimée, un miroir tendu à l'âme moderne. Les transpositions ultérieures - l'opéra de Britten, le ballet de Neumeister, et surtout le film somptueux de Visconti - n'ont fait qu'éclairer la vérité essentielle de la nouvelle : la splendeur inégalée de son écriture. Venise y apparaît comme une invention esthétique, un décor suspendu entre la vie et le songe. Le monde extérieur y est tenu à distance, réduit à une rumeur. Les ruelles, les canaux, les silhouettes du petit peuple composent une toile de fond où le drame intérieur du héros se déploie dans toute sa nudité. Même Tadzio, l'adolescent polonais à la beauté ambiguë, n'est plus tout à fait humain : il est symbole, émanation d'un idéal ancien vers lequel se tend le regard épuisé d'un homme que l'art a déserté. Et qui est donc ce Gustav von Aschenbach, voyageur solitaire venu de sa Bavière natale ? Ni musicien, malgré le prénom qui évoque Mahler, ni prophète. C'est un écrivain qui s'est tu. Le monde, jadis transfiguré par sa plume, ne répond plus à son appel. Alors, dans la cité languissante, sous le vernis des splendeurs vénitiennes, il découvre, au coeur même de la beauté, l'inévitable décomposition. Paradoxe sublime : de l'impuissance naît la perfection, et dans la passion qui le consume, Aschenbach entrevoit l'essence cachée de son être - cette vérité intime que la rigueur du monde bourgeois lui avait ordonné d'oublier.
Nombre de pages
102
Date de parution
16/01/2026
Poids
300g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782251457451
Titre
La Mort à Venise
Auteur
Mann Thomas ; Tassel Dominique ; Valentin Jean-Mar
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
125
Poids
300
Date de parution
20260116
Nombre de pages
102,00 €
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Gustav von Aschenbach est un écrivain réputé, reconnu de ses pairs, que l'on pourrait dire accompli. Pourtant, l'ennui et la mélancolie s'emparent de lui à Munich. Il décide alors de partir pour la fascinante Venise, ville qui exerce sur lui un mystérieux mélange d'admiration et de dégoût. Dans son hôtel, il rencontre un adolescent, Tadzio, d'une beauté apollonienne, qui hante dès lors ses jours et ses nuits, tant sa magnificence détonne avec l'horreur d'une dangereuse épidémie qui se répand peu à peu dans les ruelles de la vieille ville. Prix Nobel de littérature, Thomas Mann est une figure incontournable de la littérature allemande. S'emparant des mystères du désir et de l'obsession, l'auteur transcrit sublimement la décadence de l'âme. Traduit de l'allemand par Corinna Gepner.
Les Buddenbrook, premier roman de Thomas Mann, devenu l'un des classiques de la littérature allemande, retrace l'effondrement progressif d'une grande famille de la Hanse au xixe siècle, de Johann, le solide fondateur de la dynastie, à Hanno, le frêle musicien qui s'éteint, quarante ans plus tard, dans un pavillon de la banlieue de Lübeck. Le style, tout en nuances, où l'émotion se teinte de connivence et d'ironie, d'affinités et de détachement, traduit parfaitement la relation que l'auteur entretient avec la réalité et accentue subtilement la transcription du lent processus de décadence. Les Buddenbrook ou le grand livre de la dégénérescence.
Thomas Mann a toujours été un fervent admirateur de l'oeuvre de Wagner, sans abandonner toutefois un regard critique. Il replace le maître de Bayreuth dans la grande famille héroïque de ces esprits ouverts aux entreprises gigantesques et à des labeurs de titans, oeuvrant parmi les déboires et les luttes pour un art nouveau et pour un monde meilleur. Loin d'éluder les contradictions dont sont tissées l'oeuvre, la vie et la doctrine de Wagner, cet essai en fait ressortir les antinomies avec un discernement et une équité qui sont le fait d'un " esprit non prévenu " et surtout d'une intelligence supérieure opérant en pleine lumière. Constamment le pour et le contre sont juxtaposés avec la plus impavide lucidité. Chaque chapitre apporte des vues neuves et audacieuses, comme sur la fusion des arts par exemple. L'oeuvre wagnérienne est à la fois restituée en sa formidable unité et décomposée en ses éléments les plus hétérogènes, tandis que l'homme est serré de près par le plus subtil des psychologues.
Voici l?un des plus grands romans de Thomas Mann, celui qu?il a composé aux Etats-Unis de 1943 à 1947. L?intrigue, comme un écho flamboyant et tragique de l?histoire contemporaine, traite sur le mode romanesque de la crise spirituelle qui secoue l?Europe au sortir de la guerre.Brassant les mythes, renouant avec le démoniaque, livrant son véritable testament spirituel, Thomas Mann compose la biographie imaginaire d?un artiste qui, comme Nietzsche, braverait la folie pour porter la souffrance d?une époque dans son orgueil de créateur et, comme Schönberg, serait l?inventeur de la musique sérielle.« Jamais, disait-il, je n?ai autant aimé un personnage imaginaire. »
On ne compte plus les livres sur la musique qui tentent de répondre à la question de savoir comment écouter. Au coeur de celui-ci se trouve la question du pourquoi. Plus précisément, j'ai voulu, dans L'Echo du temps, inviter les lecteurs à réimaginer la présence et le pouvoir de l'art dans leur vie d'aujourd'hui. Je l'ai fait en repensant les significations potentielles de la musique classique, en interrogeant sa capacité à servir de passerelle vers les époques passées, une passerelle qui serait à même d'approfondir notre compréhension et notre sens de l'empathie et du contact ressenti avec l'Histoire. Cette histoire intègre les tragédies et les souffrances des générations précédentes, mais aussi leurs rêves de dignité et de liberté, de même que leurs espoirs d'une société juste, espoirs d'autant plus vitaux qu'ils ne se sont pas encore concrétisés. La musique ne se contente pas de "se souvenir" des moments les plus sombres de l'histoire de l'humanité ; elle peut également, en effet, servir de vecteur à des espoirs plus anciens, tout en les préservant pour un avenir indéterminé où - peut-être - l'humanité sera prête, un jour, collectivement, à entendre le message de la musique. L'art n'est-il pas, comme l'écrivit Adorno, "la promesse sans cesse repoussée du bonheur" ? Que peut recouvrir l'idée d'écouter la musique comme mémoire de la culture, et de témoigner à notre tour de l'acte de témoignage qui est à l'origine de la musique ? A une époque où disparaît la dernière génération à avoir connu les terribles drames du XXe siècle et où la connaissance et la compréhension sont progressivement remplacées par l'océan de l'information et les montagnes de données, n'est-il pas légitime de se demander comment et dans quelle mesure de nouvelles manières d'écouter pourraient nous modifier, en tant qu'individus et en tant que sociétés ? Telles sont les questions auxquelles je me suis confronté tout au long des trente années de ma vie d'auditeur, de critique, d'historien et d'écrivain. Ce livre est le fruit de cette quête incessante". Jeremy Eichler, extrait de la préface à l'édition française
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).
Pierre angulaire de la pensée antinucléaire, ce livre du grand philosophe anglais publié au plus fort de la guerre froide, a conservé toute son actualité et sa force morale. Il illustre la position d'un philosophe qui fut pleinement engagé dans son temps, pose et analyse la question cruciale de la survie de l'Humanité dans un langage rationnel et profondément humaniste. Un texte essentiel.
Voulez-vous des enfants instruits, ou des ignorants ? Question trop abrupte ? On l'a prétendu : l'important, plutôt que le savoir, n'est-ce pas l'habileté à trouver l'information ? Mais non : pour toute chose ou presque, il faut des bases, et apprendre, c'est incorporer. C'est le premier objet de ce livre. A présent et de façon générale, notre école peut-elle faire des enfants instruits ? Au vu de sa pente, on en doute. L'état du service public laisse trop à désirer. Que faire alors ? C'est le second objet de ce livre : trouver comment enrichir l'école, vite. La crise de notre système éducatif est plurielle, dans ses aspects comme dans ses causes. L'urgent n'est pas de chercher à qui la faute, mais d'aller au fond des problèmes posés. Nature et valeur de la culture à installer, rôle et statut des enseignants, place des écrans et de l'IA, relations avec les familles, destin de l'idéal républicain... En dix chapitres, ce livre qui s'adresse à tous s'attache à éclairer une série de points clés, et à définir les nouveaux équilibres dont, quoi qu'il en soit de l'état du monde, l'éducation scolaire aura besoin.