Qui ne se souvient de Jonas et de sa baleine ? Il faut que Jonas aille annoncer à Ninive, la grande ville, que dans quarante jours, pas un de plus, elle sera détruite : ses péchés sont trop nombreux. Jonas n'a aucune envie d'être le porteur d'un pareil message. Il s'enfuit. Mais la mer se fâche et le bateau qui l'emporte est sur le point de sombrer. Alors Jonas demande qu'on le jette par-dessus bord. Aussitôt la mer se calme et un énorme poisson avale Jonas. Trois jours et trois nuits, il restera dans son ventre jusqu'à l'heure où Dieu ordonnera au poisson de le vomir sur le rivage. Retour à la case départ. Quand on est prophète, il faut obéir à la Parole. Jonas s'y résout, proclame dans tout Ninive le désastre qui s'annonce. Et voilà que cette ville, païenne s'il en est, entend la Parole. Et parce que Dieu est miséricorde il ne détruira pas la ville. Jonas est furieux ! Avant même d'entreprendre sa mission, il savait bien comment cela se terminerait. Dieu allait pardonner. Dieu pardonne toujours. A ceux qui lui demandent un signe venu du Ciel Jésus répond que leur génération n'aura pas d'autre signe que celui de Jonas ! Génération Jonas ! La nôtre aussi ? Oui, la nôtre aussi. Avec une grande finesse d'analyse et un bonheur d'écriture que connaissent ceux et celles qui ont lu ses précédents ouvrages, J.-P. Manigne nous introduit dans ce mystère pascal de mort et de résurrection qu'annonce à sa manière l'aventure de Jonas dans le ventre de sa baleine : " Dieu ne pardonne pas, ne pardonne à personne, par égard pour son repentir, il pardonne par égard pour ce qu'Il est. "
Nombre de pages
168
Date de parution
01/02/2005
Poids
260g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782845865952
Auteur
Manigne Jean-Pierre
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20050201
Nombre de pages
168,00 €
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Dernier volume de la trilogie consacrée à la Poétique de la foi, L'Eglise en vue prolonge et accomplit la démarche inaugurée avec Le Maître des signes et Les Figures du temps. Alors que ces deux premiers volumes s'attachaient à décrire et à analyser une poétique directement attestée par le récit évangélique, l'auteur évoque dans ce dernier volet la façon dont l'Eglise assume l'héritage de cette poétique évangélique. Héritage que chaque sacrement module à sa manière. Héritière sacramentelle, l'Eglise n'est fidèle que dans la manifestation de son héritage. Elle n'est donc elle-même que visible et sensible. Tout son " programme ", tel qu'il est évoqué ici, se résume à un lyrisme bien compris.
Mon père a souvent peint Educhka en petite fille malicieuse lovée sur une liseuse. Sa tête repose sur un tendre coussin de soie, sa main droite est refermée sur un ours en peluche. Ce n'est pas moi, son enfant, qu'il peignait. C'était elle sa petite fille. Je suis, depuis ma naissance, plus âgée que ma propre mère. Lorsqu'elle pose pour son père, Odile n'est plus une enfant. Pourtant c'est la première fois que le peintre célèbre décide de faire son portrait. Peut-être est-ce aussi la première fois que le père et la fille se trouvent enfin face à face. Tiraillée entre un père tourmenté et une mère à la personnalité flamboyante, Odile a eu une enfance solitaire et sans tendresse. Sa mère - Elena, Eda, Educhka - était avant tout la muse de son mari et ne travaillait qu'à sa gloire. Comment vivre dans l'ombre de ce couple de parents, s'affranchir de l'aura d'un grand artiste et trouver sa propre voie, c'est ce que nous raconte Sarah Manigne, qui nous invite à pénétrer avec elle dans le secret de l'atelier du peintre.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
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