Un modèle "janusien" et consensuel calédonien ? Des liens qui enchaînent aux liens qui libèrent
Manga Jean-Baptiste ; Flotat Jean-pierre ; David C
L'HARMATTAN
24,00 €
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EAN :9782336464909
Malgré ses mouvements passionnels, tumultueux et récurrents, la Nouvelle-Calédonie pourrait être une source de fierté pour l'ONU et la France qui ont mis en oeuvre un processus de décolonisation ayant permis de garantir près d'une quarantaine d'années de paix et de stabilité. Si le parcours réalisé honore la France malgré ses maladresses, et fait de la Nouvelle-Calédonie un cas à part, refonder les relations entre les deux entités suppose de passer d'une relation subie à une relation totalement consentie et volontaire, de substituer des liens qui libèrent aux liens qui enchaînent. Cela suppose aussi une nouvelle vision de l'avenir construite ensemble, prenant en compte les mutations du monde et l'envie tantôt sourde tantôt bruyante d'un "peuple" qui rêve de devenir l'auteur de sa propre destinée. La Nouvelle-Calédonie pourrait, le cas échéant, renforcer sa singularité en devenant officiellement un "Pays" qu'elle est déjà officieusement, et en se dotant d'une Constitution dont l'un des objectifs serait de concrétiser l'existence de ce "Peuple du destin commun" , car "faire pays" va de pair avec "faire peuple" et "faire société" .
Nombre de pages
224
Date de parution
26/09/2024
Poids
342g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336464909
Titre
Un modèle "janusien" et consensuel calédonien ? Des liens qui enchaînent aux liens qui libèrent
Auteur
Manga Jean-Baptiste ; Flotat Jean-pierre ; David C
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
342
Date de parution
20240926
Nombre de pages
224,00 €
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L'Accord de Nouméa a constitué une véritable boussole de la vie politique, économique, sociale et même culturelle de la Nouvelle-Calédonie depuis une vingtaine d'années. La sortie de cet accord est délicate et porte de lourds enjeux qu'il faut connaître. Cet ouvrage, destiné à un large public, souhaite accompagner cette sortie et éclairer le chemin de ceux qui veulent avancer dans la paix. Il propose pour cela un lexique abordable par tous mais aussi des repères sur le passé et pour l'avenir. Puisse-t-il donner le goût d'aller plus loin pour approfondir certaines intuitions que l'Accord de Nouméa a eues !
Que devient le principe du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes à l'heure de la mondialisation ? Reste-t-il ce qu'il était à l'origine ? A supposer qu'il se transforme, quelles en sont les causes et comment cela se traduit-il dans les formes politiques, les structures de droit public et au-delà ? Quelle incidence cette évolution aurait-elle sur la décolonisation en général ? Pour y répondre, la Nouvelle-Calédonie et le Nunavut, deux entités aux apparences et aux trajectoires différentes, servent de champ d'investigation intéressant, car elles représentent deux formes ou "modèles" d'exercice du principe (hybride, interne), et deux "utopies concrètes" où se construisent des solutions originales. Avec une approche comparative, l'étude tente de montrer que le principe évolue, s'adapte, et qu'après avoir été associé aux nationalités et à la décolonisation, il doit aussi, de nos jours, prendre en compte les réalités de la mondialisation, du développement des droits de l'homme et du pluralisme démocratique. Cette évolution est liée, certes, au contexte actuel, mais aussi à sa propre dynamique et à son rapport dialectique avec la souveraineté des Etats. Après un bref historique, l'étude offre une analyse de l'autodétermination comme facteur de "restriction" de la souveraineté, avant d'examiner comment elle en reste protectrice, bénéficiaire et tributaire. Alors qu'on le croyait en lente désuétude, le principe connaît une éclatante fortune depuis la fin de la guerre froide. Tout en restant un droit de sécession pour les peuples coloniaux, il tend à devenir aussi un droit identitaire et un droit au partage des pouvoirs. Une nouvelle conception du principe émerge donc, qualifiée de postmoderne, car elle présente à la fois des aspects d'anti-modernité (de rupture avec la précédente) et d'hyper-modernité (de continuité). Elle est à l'origine de nouvelles formes de décolonisation ainsi que de nouvelles entités aux statuts divers, au point qu'on pourrait dire : "Dis-moi comment tu décolonises ou comment tu t'autodétermines et je te dirai qui tu es". L'auteur tente ainsi opportunément d'éclaircir les enjeux d'un principe délicat et d'une notion qui est au coeur de l'actualité calédonienne et "nunavutienne", et au coeur d'une grande diversité de représentations.
L'étude qui est présentée dans cet ouvrage propose une lecture des imaginaires de la réussite sociale de la jeunesse urbaine camerounaise contemporaine. Elle essaie, plus précisément, de rendre compte des modèles sociaux qui se dynamisent dans la surface sociale yaoundéenne. Dans cette perspective, le travail effectué ici consiste, prioritairement, à interroger les voies et les figures qui sont, aujourd'hui, les plus significatives de la promotion sociale pour les jeunes de la capitale camerounaise. Il s'agit aussi d'examiner l'ancrage symbolique, c'est-à-dire les codes et les représentations du pouvoir et de l'accumulation qui sous-tendent, certes, les manières d'agir, mais surtout, de penser à travers lesquelles les jeunes de cet espace géographique perçoivent, appréhendent et justifient l'ascension sociale. En marge de ces préoccupations, cette recherche analyse également les principaux facteurs qui éclairent le développement des nouvelles trajectoires et des nouveaux paradigmes du succès social auxquels s'affilie une bonne frange de la jeunesse camerounaise actuelle.
Luc Noah est un jeune et riche fonctionnaire, très tôt blessé par la vie. Il entreprend sa vengeance et retrouve la "famille unie" de ses rêves. Hélas, pour combien de temps ? Sa vengeance s'est soldée par l'assassinat sauvage de sa mère et du coup sa vie bascule dans une tourmente irréversible. Que faire ...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...