L'?uvre d'Ingmar Bergman force l'admiration. Au cours d'une carrière riche de quelque cinquante longs métrages réalisés entre 1945 et 2003 (sans compter son infatigable activité de metteur en scène de théâtre), il remet sans cesse sur le métier ses obsessions intimes, ses fantasmes qui brouillent la représentation de la réalité, ses personnages dévorés par une culpabilité qui torture l'âme et le corps, sa lucidité à ausculter le couple qui se séduit puis se déchire, son angoisse devant le silence de Dieu, sa recherche chaotique d'une rédemption. Le Septième sceau, les Fraises sauvages, Une passion, A travers le miroir, autant de chefs-d'?uvre dans une ?uvre qui traduit une capacité à exprimer ses sentiments restée inégalée. On peut lire ses films comme une transposition de son propre parcours, depuis son enfance dans une famille luthérienne ultrarigide, sa propre ambiguïté morale qui lui fait honte et horreur. Ingmar Bergman est aussi un cinéaste qui, au-delà des modes, capte l'esprit de son temps, dans ses aspirations et ses désillusions : Monika, dans lequel Harriet Anderson incarne une jeune femme à la sensualité sauvage et scandaleuse, lui apporte la notoriété en France, incarnant ce vent de liberté qui marque la modernité naissante au cinéma. Dans les années soixante, il expérimente avec Persona l'une des plus puissantes évocations de l'ambiguïté du mal. Scènes de la vie conjugale stigmatise cet individualisme qui induit insidieusement la déshumanisation du monde, monde qui se déploie avec joie et nostalgie dans Fanny et Alexandre et qui atteint sa représentation la plus dépouillée dans sarabande, son ultime film, à la fois leçon de cinéma et questionnement existentiel. Dans l'univers du cinéma, Bergman est un continent à part, celui d'un géant à la hauteur de Beethoven ou de Dostoïevski.
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Nombre de pages
95
Date de parution
03/01/2008
Poids
334g
Largeur
185mm
Plus d'informations
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EAN
9782866424954
Titre
Ingmar Bergman
Auteur
Mandelbaum Jacques
Editeur
CAH CINEMA
Largeur
185
Poids
334
Date de parution
20080103
Nombre de pages
95,00 €
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Raconter comment un film se monte aujourd'hui en France. Passer derrière l'écran, rencontrer les acteurs, sonder les partenaires financiers, se heurter aux agents, explorer les circuits de diffusion et de distribution, évaluer le poids des chaînes de télévision, décrire les tourments d'un tournage, les affres d'une sélection dans un grand festival, les angoisses inhérentes à tout processus de création. Ni monographie ni journal de tournage, l'enquête de Jacques Mandelbaum raconte avec précision les étapes de fabrication d'un film, signé Arnaud des Pallières, l'un des réalisateurs les plus ambitieux de la nouvelle génération: Parc. A travers ce cas d'école, c'est l'histoire exemplaire du cinéma d'auteur, à une époque où jamais le financement n'en a été aussi périlleux et imprévisible. Biographie de l'auteur Jacques Mandelbaum est critique de cinéma au journal Le Monde, contributeur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels Jacques Rozier le funambule (Ed. Cahiers du Cinéma, 2001) et Le cinéma et la Shoah (Ed. Cahiers du Cinéma, 2007), auteur de Jean-Luc Godard et Ingmar Bergman (Ed. Cahiers du Cinéma, 2007). Parc est une adaptation du roman de John Cheever avec, entre autres, Sergi Lopez, Jean-Marc Barr, et Nathalie Richard.
Jean-Luc Godard, un nom, un mythe qui fascine partout dans le monde, synonyme désormais du cinéma moderne né, en France, du mouvement de la Nouvelle Vague à la fin des années cinquante, pour le meilleur et pour le pire tant il provoque la passion, dans l'adoration aussi bien que dans l'invective. Paradoxe, cette notoriété ne préjuge en rien de l'accueil de ses films, et ses plus grands succès publics sont ceux de ses ?uvres de jeunesse: A bout de souffle, son tout premier film sorti en 1960, avec Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo, Le Mépris avec Brigitte Bardot en 1963, ou Pierrot le Fou avec Anna Karina en 1965. On peut expliquer cette ambivalence par le parcours d'un cinéaste en perpétuelle révolution. Au dandy ironique et surdoué de ses débuts succède après 1968 le militant révolutionnaire, puis l'artisan vidéaste qui travaille pour la télévision et, plus récemment, avec les Histoire (s) du cinéma et l'exposition au Centre Georges-Pompidou, le génie prophétique et retiré du monde. En chemin, il expérimente tous les genres, fiction, documentaire, essai, journal intime, ciné-tract, reportage télévisé, film de commande, clip, publicité, avec un pareil bonheur d'invention stylistique. Godard a placé au plus haut la vocation du cinéma à nous faire à la fois rêver et penser. Le cinéma est pour lui instrument de croyance, de vérité, et en même temps acte de critique et de déconstruction. Son ?uvre, moderne en ce sens, est un apport majeur à l'histoire de l'art et à la place qu'y occupe le septième d'entre eux.
Ma vie est l'oubli de ta vie". Toute l'oeuvre de Jacques Sojcher se joue des genres avec désinvolture. Romans, récits, poésies, essais, enrobés d'une solide couche d'autodérision luttent contre l'érosion de la langue en voulant inventer un langage nouveau : La confusion des visages, contre les assauts du temps voudrait tenter d'empêcher la dissolution du sens. Entre une parole linéaire qui offre une image supportable du monde mais couvre l'horreur, et le silence, Jacques Sojcher fraie une parole intermédiaire, une écriture trouée, balbutiante. Entre les lignes, où respire la figure du père disparu à Auschwitz, se lit la difficulté d'être vivant en remplaçant les morts : les mots exhibent autant qu'ils cachent.
Résumé : Puisant dans des films célèbres et très divers, sélectionnés dans toute l'histoire du cinéma, classique ou récent, ce livre rend compte d'une histoire du scénario au cinéma et décèle les tendances actuelles des cinémas américain, français et asiatique. Ces scénarios sont des modèles actuels et vivants, réservoirs d'exemples dans leurs irrégularités et par les aléas de leur écriture. Le parti pris de cet ouvrage est qu'au fond, les histoires sont toujours les mêmes, ce dont se réjouit son auteur qui y voit le signe d'une solidarité de l'expérience humaine à travers l'espace et le temps. Ce qui est en revanche indéfiniment neuf, c'est l'art de la narration, l'art du conte, dont le scénario est une application particulière au cinéma. Cette narration repose sur des techniques utilisées dans tout scénario, des "trucs", des procédés très pratiques. Loin de les ériger en normes, l'auteur s'attache aussi à montrer comment il est possible de les retourner, les dévier ou les renouveler. Michel Chion inventorie les éléments constitutifs d'un scénario, les ressorts dramatiques, les procédés de construction et de narration, les fautes possibles..., qu'il est toujours permis de commettre. Les quatorze films de référence sont Le Testament du Docteur Mabuse, Le Port de l'angoisse, L'Intendant Sansho, L'Invasion des profanateurs de sépulture, A travers le miroir, Taxi Driver, Pauline à la plage, Thelma et Louise, Chute libre, Pulp Fiction, Un jour sans fin, In the Mood for Love, L'Emploi du temps et Uzak.
Cet ouvrage est une sélection des articles critiques les plus importants écrits par Eric Rohmer entre 1948 et 1979, dans des publications aussi différentes que Les Temps modernes, Arts, Combat, ou, principalement, les Cahiers du cinéma, dont il fut l'un des principaux critiques depuis sa création, et, entre 1957 et 1963, le rédacteur en chef.
La Boulangère de Monceau (1962) La Carrière de Suzanne (1963) Ma nuit chez Maud (1968) La Collectionneuse (1966) Le Genou de Claire (1970) L'Amour l'après-midi (1972)