Les ondes longues du développement capitaliste. Une interprétation marxiste
Mandel Ernest ; Bensaïd Daniel ; Husson Michel ; L
SYLLEPSE
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EAN :9782849504376
Aboutissement de trente ans de recherche sur l'évolution du capitalisme comme forme de civilisation, cet ouvrage replace dans une perspective historique ses principales tendances économiques et sociales et ses relations avec les facteurs politiques. Il en analyse les différentes périodes et leurs fonctionnements spécifiques. alternance de phases expansives et phases récessives. Ernest Mandel introduit ici le concept novateur d'onde, plus exactement d'onde longue en lieu et place de celui de cycle. Un des éléments les plus importants de sa théorisation concerne les conditions de passage à une nouvelle phase expansive. Il traite, entre autres, de la dynamique du taux de profit. de la régulation du système. des révolutions technologiques et des cycles de la lutte des classes. Il y a. selon lui. une dialectique entre les facteurs objectifs du développement historique (les lois de l'économie) et les facteurs subjectifs (les mouvements sociaux, les secousses politiques. les révolutions) qui ont une relative autonomie. L'auteur nous propose une actualisation des travaux de Kart Marx en termes, non pas d'économie, mais bien de critique de l'économie politique qui s'organise autour de perspectives de rupture avec l'ordre/désordre du monde dominant. Dans sa postface, Michel Husson illustre les analyses de l'auteur à la lumière de la phase néolibérale actuelle du capitalisme.
Nombre de pages
251
Date de parution
21/11/2014
Poids
337g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782849504376
Titre
Les ondes longues du développement capitaliste. Une interprétation marxiste
Auteur
Mandel Ernest ; Bensaïd Daniel ; Husson Michel ; L
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
150
Poids
337
Date de parution
20141121
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Ce livre replace les récessions généralisées 1974-1975 et 1980-1982 aussi bien dans leur cadre historique précis - la rupture avec la longue période d'expansion d'après-guerre -, que dans le cadre plus général de l'histoire du mode de production capitaliste dans son ensemble. Il s'agit d'expliquer en quoi ces récessions et les phases de dépression - de reprise hésitante, inégale et non cumulative - qui leur font suite ne sont ni le résultat du hasard ni le produit d'éléments exogènes (" la hausse du prix du pétrole " ; " la lutte de libération des peuples du tiers monde " ; " le comportement irrationnel des syndicats " ; " les revendications salariales des travailleurs anticipant sur l'inflation "). Elles correspondent au contraire à la logique immanente du système, bien que des facteurs exogènes ou accidentels jouent évidemment un rôle dans les particularités de chaque cycle. Chemin faisant, nous pouvons affiner à la fois l'exposé et l'application de la théorie marxiste des crises périodiques et du cycle industriel, qui reste un des chapitres les plus controversés mais en même temps des plus impressionnants de l'œuvre théorique de Karl Marx. E. Mandel
Les ?uvres de Léon Trotsky ont été largement publiées en français et cet ouvrage synthétique (initialement publié aux Éditions François Maspero en 1980) présente les apports spécifiques de Trotsky à la pensée marxiste. Ernest Mandel y expose les élaborations théoriques et politiques propres de Trotsky: sa conception de la révolution mondiale et de la révolution permanente qu'il défendra contre les bolcheviks avant 1917 et dont il convaincra Lénine; sa théorie de l'auto-organisation des travailleurs élaborée à partir de son expérience à la tête du soviet de Petrograd en 1905; sa lutte pour le front unique, menée d'abord aux côtés de Lénine au sein du Komintern, puis contre l'ultra-gauchisme sectaire de Staline; son analyse de la bureaucratie stalinienne et du fascisme; sa vision de la démocratie socialiste; sa lutte, enfin pour la IVe Internationale aux heures sombres de l'histoire du mouvement ouvrier. Ce livre ne se veut pas une apologie, mais un exposé rigoureux des analyses de Trotsky et leur confrontation à la réalité historique. Confrontation qui révèle de façon éclatante la clairvoyance politique du fondateur de l'Armée rouge. Ernest Mandel engage un examen critique de certaines positions de Trotsky, en particulier sa conception plus qu'autoritaire de la démocratie socialiste qu'il défendit au début des années 1920 et qu'il commença lui-même à amender à la fin de sa vie.
Léon Abraham ; Rodinson Maxime ; Mandel Ernest ; T
Ecrit par un ancien sioniste devenu marxiste, ce livre constitue une contribution majeure de la tradition révolutionnaire au débat sur le sionisme et l'antisémitisme. Léon y compare le sionisme aux nationalismes européens et déconstruit ses mythes fondateurs. Dans cette synthèse historique, un ensemble de notes écrites entre 1940 et 1944, l'auteur établit l'hypothèse que les Juifs forment un peuple-classe, constitué suite à l'interdiction faite aux chrétiens de pratiquer l'usure au Moyen Age. S'appuyant sur un vaste matériau historique et une démarche matérialiste, il développe les arguments de Marx dans La Question juive en y intégrant ses analyses ultérieures, notamment celles du Capital. Démontrant qu'une grande partie des Juifs avait déjà vécu en exil avant la destruction du temple en 70, il affirme que le peuple juif continua à exister non pas malgré sa dispersion, mais à cause de celle-ci. L'édition est augmentée de préfaces d'Ernest Mandel et de Maxime Rodinson, ainsi que d'un nouveau texte d'Enzo Traverso qui place cet ouvrage dans une perspective contemporaine.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.