La folie implique la rupture avec le quotidien, l'évasion qui assure la primauté de l'imagination, le défi à la raison sèche réputée contraignante au profit d'une pensée par libres associations. La Marque du Fou affecte-t-elle l'écriture en vers libres à plusieurs titres déraisonnable ? Cette aspiration vers un absolu marquerait de son sceau l'auteur, au risque d'être transmise au lecteur ; c'est bien ce que souhaite Bourra Mam Kandet épris d'idéal, soucieux de faire partager sa passion. Le fou renvoie dans le texte au poète. Il désigne entre autres celui qui, fou de poésie - ou de sons et de percussions, de musique -, se sait épris d'un objectif irréalisable qu'il remet lui-même en cause : "mon rire fou" (Chant. II).Ce
Nombre de pages
84
Date de parution
01/04/2000
Poids
120g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738490483
Titre
La marque du fou
ISBN
2738490484
Auteur
Mam Kandet bourra
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
120
Date de parution
20000401
Nombre de pages
84,00 €
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Marius veut toujours être le premier. Mais ce qui le rendrait vraiment fier n'est peut-être pas ce qu'il croyait... Alors, qu'est-ce qui compte le plus ? Grandir ensemble, plutôt que se comparer ? Ressentir la joie d'avancer plutôt que le besoin de gagner ...
Le Cambodge est l'un des plus pauvres pays du monde. Pour survivre, des parents vendent leurs enfants dès l'âge de cinq, six ans en échange d'une centaine d'euros. Dans les bordels, les jeunes se prostituent pour cinq cents riels (quinze centimes d'euros), une somme qui leur est entièrement confisquée par le proxénète ou la mama-san, la mère maquerelle. Somaly Mam, aujourd'hui âgée de 34 ans, retrace dans ce livre son enfance d'esclave battue, elle témoigne sur la torture dans les bordels, et raconte avec émotion la destinée tragique de certaines, comme Thomdi, vendue à l'âge de 9 ans, morte du sida à 15 ans, ou Sakhom, vendue à 8 ans, morte du sida et de la tuberculose à 10. Pour lutter contre ce trafic, Somaly Mam, avec son mari Pierre Legros, a créé en 1997 l'association AFESIP (Agir pour les femmes en situation précaire), une ONG cambodgienne qui s'est développée depuis en Thaïlande, au Vietnam et au Laos, grâce à laquelle elle a pu venir en aide à quelque 20 000 fillettes et adolescentes cambodgiennes contraintes à la prostitution, qu'elle a sorties du quartier de Trorlaok Bek, la « rue de l'innocence perdue ». Un document insoutenable sur l'innocence violée.
As-tu déjà pensé à la raison pour laquelle les contes de fées s'arrêtent à ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants ? Je t'avoue que je ne m'étais jamais posé la question jusqu'à ma première grossesse. Là, j'ai compris qu'on ne voulait pas raconter aux petites filles que la princesse est crevée et n'en peut plus de toutes les questions aussi indiscrètes qu'ahurissantes qu'on lui pose. Maintenant que nous avons perdu notre candeur, nous pouvons nous raconter les contes de fées en version princesse enceinte et agacée ".
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...