A travers un récit personnel, nourri de paysages, de rencontres et d'anecdotes parfois insolites ou terribles, le grand reporter indépendant François-Xavier Freland raconte les principaux événements qui ont plongé le Mali dans une longue crise politique, institutionnelle et sécuritaire. Dans cette guerre contre le " jihadisme ", on découvre au passage les enjeux cachés de la politique africaine, les haines vivaces entre ethnies du nord et du sud, les ressources naturelles en sous-main, les dessous parfois maladroits de la diplomatie française et enfin, l'extrême fragilité d'un pays tracé à l'équerre, au moment de la décolonisation. L'échec du Mali, ce ne serait pas l'Afrique ni la France, mais bien plutôt le manque d'éducation, la globalisation, et l'écart nord-sud qui se creuse. Entre 2002 et 2017, sur des périodes plus ou moins longues, l'auteur s'est rendu régulièrement au Mali. Entre janvier 2007 et août 2008, il y a été correspondant pour France 24 et de Radio France. En 2007, le Mali semblait être le modèle à suivre en Afrique, en termes de démocratie et de culture. C'était pourtant aussi l'un des plus pauvres du monde, la terre des disettes à répétition, de l'émigration clandestine vers l'Europe. En avril 2007, le président Amadou Toumani Touré avait été réélu haut la main pour 5 ans, sans incident à déplorer. Mais quelques semaines plus tard, la rébellion touarègue avait à nouveau fait irruption au nord. Personne n'imaginait alors que ce foyer d'insurrection entraînerait la chute de l'exécutif, et emporterait le pays dans le chaos et dans une longue guerre contre le terrorisme à la dimension internationale. L'auteur s'est ainsi retrouvé embarqué dans l'histoire au temps présent, une histoire aux racines et enjeux complexes, où se croisent les derniers hommes bleus, les éleveurs peuls, les griottes et chasseurs mandingues, les sorciers, les guérisseurs, les petits bandits à la solde des terroristes, les soldats français de Barkhane (opération qui prend la suite de Serval) ou les casques bleus, les instructeurs militaires américains, les informateurs du service secret, les jihadistes, les imams salafistes, les corrompus de tout genre, les diplomates polis et aussi les journalistes aux bons sentiments... Loin des clichés " postcoloniaux " et de la vieille rengaine " françafricaine ", ce récit laisse entendre une voix indépendante, à la fois tendre et sans concession, sur le naufrage d'une jeune nation, aujourd'hui toujours en proie au fanatisme religieux, faute d'avoir misé à temps sur l'éducation.
Nombre de pages
423
Date de parution
05/10/2017
Poids
440g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9791095772330
Auteur
Freland François-Xavier
Editeur
ANAMOSA
Largeur
135
Date de parution
20171005
Nombre de pages
423,00 €
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Le jeune Tsiry vit à Madagascar, dans la partie sud des terres centrales de l'île. Il appartient au peuple des Zafimaniry, réputé dans tout le pays et au-delà pour ses sculptures et ses constructions en bois. Un matin, Tsiry entre par hasard en communication avec l'esprit de son arrière-grand-père. Il se voit chargé par lui d'une mission aussi urgente que délicate... Il en va de l'avenir de la forêt et de son peuple !
Hugo Chavez est un mythe vivant. Il se réfère souvent à Fidel Castro mais son populisme confus renvoie à Juan Peron. Son incontestable charisme a fait de lui un personnage populaire. Il représente pour certains l'espoir d'un nouvel élan socialiste après la fin du monde bipolaire. Depuis son élection en 1998, d'autres figures politiques, plus ou moins proches idéologiquement, ont accédé au pouvoir en Amérique latine: Evo Morales en Bolivie, Rafael Correa en Équateur, Fernando Lugo au Paraguay. Ce livre brosse le portrait d'Hugo Chavez à travers la réalité quotidienne souvent difficile des Vénézuéliens, mais aussi les événements qui ont marqué l'actualité régionale, qu'il s'agisse d'élections importantes au Venezuela, d'un coup d'État au Honduras ou encore de la tenue d'un sommet de chefs d'État latino-américains. François-Xavier Freland, journaliste français installé depuis plusieurs années au Venezuela, livre anecdotes et impressions sur un régime politique où le pire - les atteintes à la démocratie - côtoie le meilleur - l'amélioration du système de santé. Aujourd'hui, la fin de l'aventure semble proche. Qui, de son cancer ou des électeurs, mettra le point final?
Au lendemain de la Grande Guerre, en 1923, Germaine Le Goff, institutrice, " missionnaire " laïque et républicaine, quitte sa Bretagne natale pour enseigner en Afrique occidentale française. Consciente des évolutions du statut des femmes qui s'opèrent doucement en Occident, elle croit à l'importance d'éduquer les jeunes Africaines, élevées dans la tradition et la religion, afin de dessiner les contours d'une nouvelle génération de femmes. Ainsi, en 1938, Germaine Le Goff fonde et dirige au Sénégal la première école d'institutrices de toute l'Afrique. Ses élèves arrivent des quatre coins du continent. De cet échange, est née une nouvelle génération de femmes africaines modernes et décomplexées, dignes et conquérantes. Des femmes qui partagent la même foi pour ce que Léopold Sédar Senghor a appelé " la culture de l'Universel ". Une élite féminine capable de jouer un rôle décisif dans l'avenir du continent noir. L'Africaine blanche nous emmène sur les traces de cette éducatrice visionnaire, de la Bretagne rurale de la fin du XIXe siècle à l'Afrique occidentale française de l'entre-deux-guerres : de Douarnenez à Dakar, de Djenné à Rufisque en passant par Saint-Louis, entre ports de pêche, établissements scolaires, comptoirs coloniaux, brousse, villages de cases et étendues de baobabs.
Résumé : Mars 1930, Henry Miller pose un premier pied à Paris, un premier pas vers la réalisation de son rêve, vivre à Paris, vivre de rien et, surtout, écrire. Si la rage d'écrire devait être définie par une personne, ce serait par Henry Miller. A quarante ans, le New-Yorkais d'origine n'a pourtant encore rien publié. Menant à Paris une vie de bohème, il y fait la rencontre de ceux qui l'influenceront et qu'il influencera, publiant enfin en 1934, Tropiques du Cancer, très vite suivi de nouveaux succès. Pour François-Xavier Freland, c'est l'occasion de faire le portrait d'un homme libre, devenu plus parisien qu'un Parisien, et qui jouit sans entraves de tous les bonheurs de la capitale. Avec les amis qui l'entourent (Anais Nin, Brassai, Alfred Perles, Lawrence Durrell...), il déambule dans le coeur battant d'une ville en pleine effervescence, au centre du monde. Béatrice Commengé, écrivaine, traductrice d'Anaïs Nin et biographe de Miller après l'avoir rencontré, signe la préface de cet ouvrage sur la ville où l'un des plus grands écrivains du XXe siècle est né.
Alors que le mot " révolution " sert à vendre à peu près n'importe quoi et n'importe qui, ce livre fort et joyeux montre comment il a été domestiqué par tous les pouvoirs depuis le xixe siècle et comment, en le prenant de nouveau au sérieux là où il veut dire quelque chose, il est possible de renouer avec la puissance et la promesse imaginatives des processus révolutionnaires. Le mot " révolution " se prête désormais à tout. Il sert à vendre des yaourts ou des chaussures aussi bien que les idées de campagne, pourtant très libérales, du président Macron. Il est temps de lutter contre ces détournements. Ludivine Bantigny, spécialiste renommée et engagée de l'histoire des luttes contemporaines, et notamment de Mai 68, montre ici combien les révolutions ont été l'objet d'un intense travail de domestication. Les élites du XIXe siècle se sont montrées obsédées d'en finir avec elles, d'en dompter les élans et d'en effacer les traces. Celles du XXe siècle, en les célébrant, en les commémorant avec faste, n'ont pas cessé de les apprivoiser au point qu'elles n'inquiètent plus personne. Mais arracher le mot à la langue feutrée du pouvoir, qu'il soit économique ou politique, ne suffit pas. Il faut en retrouver le sens en acte. En prenant pour appui les mouvements de lutte contre le capitalisme, comme ceux du Chiapas, ce livre vigoureux libère avec bonheur la force des espérances, des rencontres et des potentialités que font naître les révolutions.
Le mot " peuple " sert aujourd'hui à tout mais n'est plus nulle part. Nombreux sont ceux qui s'en réclament ou bien qui prétendent le défendre contre les populismes. Incisif et décapant, ce livre change la perspective ; il montre la nécessité de réinventer des mobilisations qui se passent à présent du mot et se méfient du mythe. " Je fais partie du peuple ", " je veux défendre le peuple ", " les gens ", " c'est le peuple " : les dernières élections présidentielles ont vu plusieurs candidats, retrouvant des accents déjà anciens, prendre possession du mot. Certains, dénonçant la montée du populisme, opposent désormais la nécessité de ne pas abandonner le peuple à tous ces détournements. Mais le mot, fétichisé, est sans doute plus trompeur que jamais. S'agit-il de parler d'une entité nationale douée de souveraineté, de décrire une catégorie de femmes et d'hommes formant la " classe populaire " ou de mobiliser, toujours avec un brin de nostalgie, le symbole un peu vite unifié des révoltes venues d'en bas ? Avec force, Déborah Cohen, en historienne convaincue que les mots ne font pas que désigner le monde mais qu'ils le construisent, pose ici le problème tout autrement. Il n'est plus temps, selon elle, de s'en tenir à reconquérir le mot peuple. Ce qu'il faut c'est se demander ce qui nous manquerait vraiment à l'abandonner. En montrant que les luttes d'aujourd'hui se livrent sans recourir aux mots hérités du passé, elle invite à saisir le peuple, ni mythe ni entité en soi, là où il est, dans les mobilisations qui le font vivre à présent.
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Résumé : Des bateaux qui volent ? Avec les Ultims, ces trimarans géants dotés de foils leur permettant de s'élever au-dessus de l'eau, ce rêve insensé devient possible ou presque. Pour la première fois, un ouvrage leur est consacré, sans oublier les hommes, architectes et marins, qui se sont lancés dans cette épopée. "Il faut être monté un jour à bord pour comprendre l'équilibre ténu qui fait craindre la catastrophe à chaque manoeuvre. Il y en a sous le capot, on sent la fureur, l'animal sauvage qui pourrait se cabrer, mais fait tout pour se contenir. Et nous, nous tenir, à tout ce qui ne bouge pas, comme ces barres autour du cockpit. Dans l'attente d'un rodéo inopiné, se planquer derrière le boss à la barre, dont on s'étonne des imperceptibles mouvements. Très vite, une accélération inattendue, latérale, déstabilisante, même pour qui connaît le comportement habituel de ces bateaux volants. Toute cette énergie à dompter pour ne pas la subir... Regarder vers le bas, entre les filets, cet Atlantique qui défile à Mach 2, tranché par des foils qui le fendent et soulèvent les coques. Retenir son souffle à chaque virement de bord. Une heure et demie pour faire 90 km. Sur un voilier classique, il faut une demi-journée pour parcourir une telle distance... Ce n'est pas pour rien que lorsqu'on est sur un Ultim, les autres bateaux, on les appelle "les piétons"." Patricia Oudit. La longue histoire de l'architecture navale n'avait pas projeté qu'un jour des voiliers immenses s'élèveraient au-dessus des vagues de l'Atlantique ou du Pacifique. Désormais, la chose est constatée. Véritables Formule 1 des mers, les Ultims, ces trimarans géants dotés de foils, vont écrire un chapitre inédit de l'aventure maritime qui ne sera pas sans conséquence sur la façon dont nous concevrons et pratiquerons la voile à l'avenir. Autant se mettre à la page. Ce livre invite donc à mieux comprendre ce que cachent les exploits des marins qui se sont lancés dans cette odyssée, tel François Gabart capable de faire le tour du monde en 42 jours. Il s'agit aussi de mettre en évidence l'exceptionnel travail d'architectes, d'ingénieurs, de techniciens, d'équipes entières vouées à s'affronter dans la course au large et rivalisant aussi de secrets invisibles à l'oeil nu. La voile au point ultime. Un ouvrage dirigé par Olivier Villepreux. Avec des textes de Frédéric Augendre, Dino Di Meo, Antoine Grenapin, Jean-Louis Le Touzet, Patricia Oudit, Pierrick Pourchasse, et les paroles de Franck Cammas, Charles Caudrelier, Thomas Coville, François Gabart, Yves Le Blevec et Armel Le Cléac'h.