
Révolution
Alors que le mot " révolution " sert à vendre à peu près n'importe quoi et n'importe qui, ce livre fort et joyeux montre comment il a été domestiqué par tous les pouvoirs depuis le xixe siècle et comment, en le prenant de nouveau au sérieux là où il veut dire quelque chose, il est possible de renouer avec la puissance et la promesse imaginatives des processus révolutionnaires. Le mot " révolution " se prête désormais à tout. Il sert à vendre des yaourts ou des chaussures aussi bien que les idées de campagne, pourtant très libérales, du président Macron. Il est temps de lutter contre ces détournements. Ludivine Bantigny, spécialiste renommée et engagée de l'histoire des luttes contemporaines, et notamment de Mai 68, montre ici combien les révolutions ont été l'objet d'un intense travail de domestication. Les élites du XIXe siècle se sont montrées obsédées d'en finir avec elles, d'en dompter les élans et d'en effacer les traces. Celles du XXe siècle, en les célébrant, en les commémorant avec faste, n'ont pas cessé de les apprivoiser au point qu'elles n'inquiètent plus personne. Mais arracher le mot à la langue feutrée du pouvoir, qu'il soit économique ou politique, ne suffit pas. Il faut en retrouver le sens en acte. En prenant pour appui les mouvements de lutte contre le capitalisme, comme ceux du Chiapas, ce livre vigoureux libère avec bonheur la force des espérances, des rencontres et des potentialités que font naître les révolutions.
| Nombre de pages | 99 |
|---|---|
| Date de parution | 07/03/2019 |
| Poids | 100g |
| Largeur | 103mm |
| EAN | 9791095772576 |
|---|---|
| Titre | Révolution |
| Auteur | Bantigny Ludivine |
| Editeur | ANAMOSA |
| Largeur | 103 |
| Poids | 100 |
| Date de parution | 20190307 |
| Nombre de pages | 99,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Battre l'extrême droite
Bantigny LudivineRésumé : Nous en sommes là : avec une extrême droite aux portes du pouvoir et qui a failli l'emporter. Qui gagnera si on n'engage pas tous les moyens pour l'empêcher. Or cette extrême droite est féroce : elle n'a rien abandonné de son racisme ni de sa violence, malgré ses tentatives pour se respectabiliser. Ce livre examine son programme et ses stratégies, la machine médiatique qui lui sert de marchepied et le pouvoir en place qui ne cesse de la favoriser en imitant son projet. Mais l'analyse ne suffit pas : battre l'extrême droite exige non seulement de comprendre ce qu'elle est, avec ses mensonges, ses faux-semblants et ses mesures de régression sociale, mais aussi de proposer une alternative véritable, qui aide à se fédérer. D'urgence : remettre la honte au racisme, miser sur la solidarité et considérer nos vies à égale dignité.EN STOCKCOMMANDER5,00 € -

La peste brune
Guérin Daniel ; Bantigny Ludivine ; Berry David ;En 1932, Daniel Guérin était parti, sac au dos, pour comprendre le climat qui régnait en Allemagne. Traversant aussi bien les grandes villes que les villages, il y rencontra sur les routes nombre de jeunes chômeurs qui, faute de mieux, vagabondaient d'un endroit à l'autre. C'était "avant la catastrophe" de l'accession de Hitler au pouvoir. Il y retourna en 1933, "après la catastrophe" , rencontra des sympathisants hitlériens mais aussi des citoyens convaincus que le national-socialisme était une voie vers le socialisme, des militants ouvriers contraints à l'inaction, voire à la clandestinité, et constata la terreur qui s'installait, encadrant, guidant l'activité de toute la population. Il décrit une propagande national-socialiste démagogique et puissante. Ce livre est le récit de ces deux voyages et Daniel Guérin en tire les enseignements pour une gauche qui, majoritairement, se complaisait alors à sous-estimer ce qui se jouait en Allemagne. L'auteur nous livre à chaud son analyse du phénomène : une petite bourgeoisie atterrée et enragée par son déclin ; le plus puissant mouvement ouvrier d'Europe affaibli par un chômage massif, ses divisions et les carences de ses directions ; une grande bourgeoisie que la crise acculait à des solutions de force. A notre époque, quand prolifèrent les régimes autoritaires, quand sont exacerbées les différenciations ethniques et religieuses, quand en Europe prospèrent les nationalismes qui se nourrissent du sentiment d'abandon d'une large partie de la population, ces textes, à la fois alertes et pénétrants, sur la prise du pouvoir par les nazis sont riches d'enseignements. Cette réédition est enrichie de textes d'Alain Bihr et de Ludivine Bantigny, qui interrogent et proposent des pistes pour "éviter une nouvelle catastrophe" .EN STOCKCOMMANDER15,00 € -

La France contemporaine. Tome 10, La France à l'heure du monde, de 1981 à nos jours
Bantigny LudivineRésumé : En quinze chapitres nourris des travaux les plus neufs en histoire, sociologie et sciences politiques, Ludivine Bantigny dresse un bilan éclairant des évolutions durant les quarante dernières années. Une histoire très contemporaine dont l'horizon est marqué par la mondialisation, le libéralisme économique et la conscience de crise. Quelle pertinence à réfléchir encore en termes nationaux au temps de l'apparent effacement des frontières ? De François Mitterrand à Emmanuel Macron, de la crise du creuset républicain aux conditions de travail, des genres de vie aux réflexions sur " l'omniprésent ", ce livre fait la part égale au politique, aux transformations sociales et aux imaginaires, dans un monde devenu multipolaire. Une fois refermée la page des années 1968, une époque nouvelle est née. Elle n'est pas encore close. Ce volume affronte de plein fouet les défis de la contemporanéité, avec un ton personnel et engagé.Sur commandeCOMMANDER14,60 € -

Les "XXe siècle" français. La France et les Français de 1914 à nos jours
Bantigny LudivineLe XXe siècle aura été marqué par des événements et des changements d'une intensité que la France n'avait pas connue depuis longtemps. D'abord dominée par la guerre ou le péril de la guerre, de part en part traversée par les conflits mondiaux et coloniaux, de la "Grande Guerre" à la guerre d'Algérie, l'histoire récente de la France paraît à présent pacifiée. Elle s'inscrit désormais dans une perspective européenne, dont la construction, cependant, se révèle parfois difficile. Cette histoire d'un siècle se décline, fondamentalement, au pluriel. Par-delà l'originalité de la vie politique française, la société, les moeurs, les pratiques culturelles se sont profondément modifiées. Pareilles mutations, radicales, incitent à parler des "XXe siècle" français. Soucieux de s'adresser à un public d'étudiants découvrant ou redécouvrant cette période, l'ouvrage décrit et explique les grands bouleversements qui ont émaillé ce siècle, en variant les échelles et en prenant la mesure des évolutions à court, moyen et long terme. Il aborde les principales problématiques et les débats qui marquent l'écriture de l'histoire contemporaine aujourd'hui. La bibliographie est aussi une invitation à découvrir les renouvellements actuels de l'historiographie. Biographie de l'auteur Ludivine Bantigny, ancienne élève de l'Ecole normale supérieure, agrégée et docteur en histoire, est maître de conférences à l'Université de Rouen.Sur commandeCOMMANDER16,50 €
Du même éditeur
-

On ne peut pas accueillir toute la misère du monde. En finir avec une sentence de mort
Tévanian Pierre ; Stevens Jean-CharlesProférés pour clore toute discussion, ces dix mots, "On ne peut pas accueillir toute la misère du monde" semblent constituer l'horizon indépassable de tout débat sur les migrations, tombant comme un couperet pour justifier le refus ou la restriction. Dans cet essai incisif, il s'agit de décrypter et déconstruire tous les poncifs qui s'y logent et de revaloriser l'hospitalité." On ne peut pas accueillir toute la misère du monde " : qui n'a jamais entendu cette phrase au statut presque proverbial, énoncée toujours pour justifier le repli, la restriction, la fin de non-recevoir et la répression ? Dix mots qui tombent comme un couperet, et qui sont devenus l'horizon indépassable de tout débat " raisonnable " sur les migrations.Comment y répondre ? C'est toute la question de cet essai incisif, qui propose une lecture critique, mot à mot, de cette sentence, afin de pointer et réfuter les sophismes et les contre-vérités qui la sous-tendent.Arguments, chiffres et références à l'appui, il s'agit en somme de déconstruire et de défaire une " xénophobie autorisée ", mais aussi de réaffirmer la nécessité de l'hospitalité.EN STOCKCOMMANDER5,00 € -

Théorème de la couche-culotte. De l'éducation comme science inexacte. Suivi de Journal d'un parent c
Santolaria Nicolas ; Chiara Matthieu ; Rufo MarcelAprès avoir mis sens dessus dessous le monde du travail de sa plume acérée dans Le Syndrome de la chouquette, Nicolas Santolaria, observateur perplexe de lui-même, s'intéresse dans ces nouvelles chroniques à la parentalité. Et si nos relations aux enfants était une des dernières aventures encore possibles dans la société du XXIe siècle ? Du choix d'un prénom qui en met plein la vue au casse-tête du changement de couche au radar en pleine nuit, des vertus éducatives de l'apéro aux goûters d'anniversaires pharaoniques qui finissent par ravager votre appartement, des résolutions intenables (" non, pas d'écran ! ") aux confinements qui font monter la pression (" qui m'a piqué mon ordi ? ") : la condition de parent est loin d'être un long fleuve tranquille, et chacune pourra se retrouver dans ces instantanés tendres et hystériques de la vie de famille. Observant à la fois ses deux fils en train de grandir et lui-même dans son apprentissage de la parentalité, Nicolas Santolaria, papa hélicoptère parfois au bord de la crise de nerfs, nous livre aussi en filigrane un portrait de nos sociétés, où l'enfant est devenu l'objet d'un culte narcissique sans précédent. Face à la tentation d'une éducation un peu trop " positive ", voire programmatique, qui répondrait préventivement à tous les maux du monde et serait devenue votre nouvelle carte de visite, il est grand temps d'accepter, avec humour, cette fatalité : malgré les chauffe-biberons connectés et les guides pour devenir de " Super Papas ", nous serons toujours des parents imparfaits. Alors relax ! Si vous avez oublié de lui faire réviser sa table de 3 et que votre enfant n'est pas le futur prix Nobel d'économie, ce n'est pas une raison pour le priver de Champomy. " (...) cet ouvrage servira, je suis sûr, à tous les professionnels de l'enfance, car le normal permet d'éclairer le pathologique. Voilà enfin de l'optimisme, de l'humour, une culture non pédante, inscrite dans le quotidien et le génie de l'enfance (...). " Marcel Rufo, extrait de la postfaceEN STOCKCOMMANDER14,90 € -

Pour l'intersectionnalité
Lépinard Eléonore ; Mazouz SarahRésumé : Non le concept d'intersectionnalité ne représente pas un danger pour la société ou l'université, ni ne fait disparaître la classe au profit de la race ou du genre. Bien au contraire, cet outil d'analyse est porteur d'une exigence, tant conceptuelle que politique. Une synthèse nécessaire, riche et argumentée, pour comprendre de quoi on parle Les attaques contre les sciences sociales se font de plus en plus nombreuses. A travers elles, ce sont certains travaux critiques qui sont particulièrement visés, notamment ceux portant sur les discriminations raciales, les études de genre et l'intersectionnalité. A partir d'un article de 2019, devenu référence et paru dans la revue Mouvements, entièrement revu et actualisé, voici, pour toutes et tous, une synthèse salutaire et nécessaire sur ce qu'est réellement la notion d'intersectionnalité. Les autrices, sociologues, s'attachent d'abord à rappeler l'histoire du concept élaboré il y a plus de trente ans par des théoriciennes féministes de couleur pour désigner et appréhender les processus d'imbrication et de co-construction de différents rapports de pouvoir - en particulier la classe, la race et le genre. Il s'agit ensuite de s'interroger sur les résistances, les " peurs ", les discours déformants et autres instrumentalisations politiques que l'intersectionnalité suscite particulièrement en France. Mais justement, défendre les approches intersectionnelles, n'est-ce pas prendre en compte, de manière plus juste, les expériences sociales multiples et complexes vécues par les individues, et donc se donner les moyens de penser une véritable transformation sociale ? Pour l'intersectionnalité : " Qui nos institutions académiques accueillent-elles et quels savoirs valorisent-elles et font-elles éclore sont donc deux questions indissociables. Et ce n'est qu'en tentant d'y répondre et en donnant toute sa place à des travaux potentiellement porteurs de transformation sociale pour les groupes marginalisés que l'enseignement supérieur et la recherche pourront continuer de jouer un rôle politique et social en France, car elles produiront une recherche scientifique qui renouvelle notre compréhension du monde social et le donne à voir dans sa complexité. " Eléonore Lépinard et Sarah Mazouz.EN STOCKCOMMANDER5,00 € -

Fraternité
Duhé ArthurLiberté, égalité, fraternité" : c'est en commençant par le dernier terme, celui peut-être que l'on interroge le moins, que la collection Le mot est faible s'attelle à la tâche de penser la devise de la République française. Qui n'aime pas la fraternité, en effet ? Mais que cache cette unanimité, que l'on pourrait dire suspecte ? Qui n'aime pas la fraternité ? Du Cercle fraternité animé par des soutiens du FN depuis 2016 à Jean-Luc Mélenchon qui salue la consécration de la constitutionnalité du principe de fraternité en 2018 à la suite du procès de Cédric Herrou (le Conseil constitutionnel confirmera sa décision en 2023 en affirmant le principe de fraternité entre générations dans le cadre du stockage des déchets radioactifs), l'ensemble du spectre politique se réclame de la fraternité. Le même engouement se retrouve en dehors des cercles politiques. Si tous louent la fraternité, il est plus rare que celle-ci soit définie. Là où la théorie politique a consacré de grandes distinctions entre liberté positive et liberté négative, égalité formelle et réelle, la fraternité se donne, telle la République, comme une et indivisible. Cette apparente unanimité face à une fraternité aux contours flous est suspecte et le présent ouvrage entend documenter les variations dans les usages de la notion de fraternité ainsi que les critiques à son encontre. Pour ce faire, l'ouvrage revient à l'année 1848. Durant le Printemps des peuples, les révolutionnaires français comme étrangers s'approprièrent le lexique révolutionnaire de 1789, dont la notion de fraternité. Celle-ci permettait d'imaginer tant l'unité de la communauté nationale que les relations pacifiques entre nations. Durant ce qui fut son apogée, la fraternité n'en fut pas moins fortement contestée. En faisant la synthèse des ambiguïtés et des manques de la fraternité de 1848, le livre présente cette notion comme une illusion nationaliste, comme une exclusion des femmes hors de la communauté civique et comme une infantilisation des anciens esclaves dans les colonies. Ce détour historique permet de définir ce qu'est la fraternité et ce qu'elle n'est pas. Nous aurions tort de voir celle-ci, qui a été au coeur des soulèvements de 1848, comme un vain mot et une notion creuse. Pour autant, la fraternité, dont l'extension (qui est un frère et qui ne l'est pas ?) et la signification (que veut dire être un frère ?) ont tant varié, n'est ni un concept permettant d'éclairer le monde social, ni un principe propre à devenir une boussole politique. La fraternité est une image politique. La métaphore fraternelle permet à la communauté politique, quelle qu'elle soit, d'être imaginable et, partant de là, sensible et affective. Penser la fraternité comme une métaphore politique nous permet donc tant d'en dessiner les limites que d'en envisager les usages. La sororité, à laquelle un chapitre est consacré, répond-t-elle aux manques de la fraternité ? Partiellement. Si la sororité pose d'emblée la question de l'exclusion des femmes et se révèle être une métaphore politique particulièrement efficace, elle rencontre néanmoins certaines tensions communes à la fraternité. La fraternité et la sororité ne sont pas des valeurs qui guident nos combats, mais des outils à mobiliser dans nos luttes.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER9,00 €
De la même catégorie
-

Au-delà de la rareté
Bookchin Murray,Gerber Vincent, Stevens Annick, ArEnfin traduit dans son intégralité en français, voici l?un des plus influents ouvrages de l?intellectuel étatsunien et une référence incontournable pour comprendre les origines théoriques de la notion d?écologie sociale. Pourquoi relire ou découvrir Murray Bookchin (1921-2006) aujourd?hui et plus particulièrement cet ouvrage de 1971 ? D?abord parce que c?est dans ce recueil de textes qu?il pose les premiers jalons de ce qu?il allait conceptualiser plus tard sous l?étiquette d?"écologie sociale". Mais surtout parce qu?on y trouve une verve utopique qui fait grandement défaut à l?heure actuelle, nous rappelant que d?autres voies sont envisageables pour définir les règles du vivre-ensemble. La société que Bookchin s?attelle à imaginer est un système économique fondé sur les concepts d?écologie sociale, de municipalisme libertaire et d?abondance. Cette abondance correspond à une société dans laquelle l?être humain a amplement les moyens de satisfaire ses besoins d?existence pour se consacrer à l?assouvissement de ses désirs réels. Précurseur sur le front des énergies renouvelables et des technologies permettant de réduire la pénibilité du travail, il y soutient que les sociétés post-industrielles ont le potentiel de muer en des sociétés d?abondance à même de favoriser l?accomplissement des potentialités sociales et culturelles latentes dans les éco-technologies. Dans ce recueil, Murray Bookchin combine sa vision anarchiste et écologiste avec les potentialités prometteuses d?une ère d?abondance. Dépassant l?économie politique marxiste, ancrée dans une ère de pénurie matérielle, Bookchin soutient que les outils nécessaires pour une auto-organisation de la société ont largement été développés et que, combinés avec la perspective écologique, ils ont grandement modifié le paysage révolutionnaire.EN STOCKCOMMANDER20,00 € -

L'anarchie
Reclus Elisée ; Bégaudeau François ; Solal JérômeRésumé : En 1894, Elisée Reclus est invité, à la suite des attentats qui ont frappé Paris, à défendre l'anarchisme. Avec une concision lumineuse, le géographe de renom en éclaire les principes et l'inscrit dans une longue tradition de contestation. Son "optimisme de la santé " , théorisé par François Bégaudeau dans une préface inédite, le conduit à concevoir progrès scientifique et progrès de l'humanité comme agissant de concert pour l'émancipation de l'individu. La liberté de penser qui se répand fait ainsi de tout un chacun un anarchiste "sans le savoir" .EN STOCKCOMMANDER3,50 € -

Histoire des droites en France. De 1815 à nos jours
Richard GillesLes droites en France, mode d'emploi. Dans cet ouvrage de référence, Gilles Richard insiste sur le pluralisme d'une mouvance qui joue un rôle éminent dans la vie politique de la nation. Un pluralisme qui, depuis 1815, a connu d'impressionnants bouleversements. Si droite et gauche, au XIXe siècle, s'opposent sur la question du régime, le clivage est, au siècle suivant, devenu social. Et ces enjeux revêtent aujourd'hui encore une brûlante actualité : si les droites semblent devenues hégémoniques, elles ne sont pas unies pour autant, la question nationale ayant ressurgi pour opposer la droite néolibérale et la droite nationaliste. Une synthèse précieuse à l'heure où le clivage entre les citoyens et le gouvernement grandit.EN STOCKCOMMANDER13,00 € -

Récidive. 1938, Edition revue et augmentée
Foessel MichaëlRésumé : " Populisme ", " néolibéralisme ", " nationalisme " : les mots se bousculent et pourtant l'insatisfaction demeure. Pour décrire ce qui nous arrive, nous ne manquons pas de savoirs. La crise de la démocratie fait l'objet de diagnostics récurrents. Mais c'est la stupeur qui domine, comme si la nouveauté du présent contribuait encore à accroître l'inquiétude. Et si cette nouveauté tant de fois mise en avant était un obstacle à la compréhension ? Ce livre décrit la rencontre entre un philosophe inquiet du présent politique et l'année 1938. Tombé presque par hasard sur la presse française de 1938, l'auteur est allé de surprise en surprise. Au-delà de ce qui est bien connu (les accords de Munich et la supposée " faiblesse des démocraties "), il a découvert des faits, mais aussi une langue, une logique et des obsessions étrangement parallèles à ce que nous vivons. L'abandon de la politique de Front populaire, une demande insatiable d'autorité, les appels de plus en plus incantatoires à la démocratie contre la montée des nationalismes, une immense fatigue à l'égard du droit et de la justice : l'auteur a vu dans ce passé une image de notre présent. Ce livre ne raconte pas l'histoire de l'avant-guerre, il n'entonne pas non plus le couplet attendu du " retour des années 30 ". Il fait le récit d'un trouble : pourquoi 1938 nous éclaire-t-il tant sur 2018 ? Non sur les événements, bien sûr, mais sur une manière de les interpréter systématiquement dans le sens du pire. " Récidive ", c'est le nom d'une errance dans un passé que l'auteur croyait clôt. C'est aussi le risque d'une nouvelle défaite.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER15,00 €
