À partir d'archives imagées familiales, la brillante autrice et journaliste Janet Malcolm se raconte. Ni tout à fait un mémoire, ni tout à fait une méditation sur la photographie, Still Pictures offre un montage de la vie d'une écrivaine. De la photolittérature : on pense à Roland Barthes, John Berger ou encore Annie Ernaux. Pendant des décennies, les livres et articles de Janet Malcolm ont interrogé, bousculé et mis à nu les conventions du reportage, révélant l'artifice qui sous-tend aussi bien les identités publiques que privées. Dans Still Pictures, cette fois, l'autrice tourne son regard acéré vers sa propre vie. Ce livre, publié à titre posthume, s'ouvre sur l'image d'une fillette morose dans un train, quittant Prague pour New York à l'âge de cinq ans, en 1939. De ses premiers émois amoureux, aux soirées à l'ancien Metropolitan Opera House, jusqu'à sa fascination pour ce que pourrait signifier être une "mauvaise fille', l'autrice assemble un portrait composite de l'enfance ?; une enfance qui n'échappe jamais au tiraillement de l'Europe et aux mystères du destin familial. Elle y donne des aperçus fascinants d'une communauté juive tchèque de New York, de la vie de ses parents, de ses propres années d'adolescence, ainsi que d'un cercle d'amis de la famille ayant échappé à la Shoah. Elle aborde également son mariage avec Gardner Botsford, l'atmosphère du New Yorker de William Shawn, et le procès en diffamation qui l'a conduite à devenir un personnage de sa propre histoire. Still Pictures n'est donc pas l'histoire d'une vie, mais un objet littéraire à part entière, une rencontre avec l'identité et les photographies de famille, aussi poignante et originale que tout ce qui a été écrit depuis La Chambre claire de Roland Barthes. Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jakuta Alikavazovic.
Nombre de pages
176
Date de parution
05/11/2026
Poids
230g
Largeur
143mm
Plus d'informations
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EAN
9782386630019
Auteur
Malcolm Janet ; Alikavazovic Jakuta
Editeur
SOUS SOL
Largeur
143
Date de parution
20261105
Nombre de pages
176,00 €
Disponibilité
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Janet Malcolm est écrivain et journaliste pour le New Yorker. Auteur de nombreux ouvrages dont Tempête aux archives Freud (PUF, 1986) ou encore Reading Chekhov: A Critical Journey (2002), elle est une figure majeure du paysage littéraire américain.
Après avoir étudié les liens troubles de l'enquêteur et de son sujet dans l'éblouissant Journaliste et l'assassin, Janet Malcolm, figure emblématique de la littérature du réel, propose dans La Femme silencieuse une méditation sur l'art de la biographie.Au travers de la relation du couple Ted Hughes et Sylvia Plath, et des tentatives biographiques dont ils ont fait l'objet, elle décrypte les vies racontées de la poétesse afin d'écrire non pas sur la vie tragique d'une artiste mais plutôt sur le devenir posthume de son ?uvre, et la façon dont se raconte son histoire. Elle examine la relation ambiguë entre Sylvia Plath et son mari, le poète Ted Hughes qui, en tant qu'exécuteur testamentaire, a tenté de servir deux causes : l'art de son ancienne épouse et son propre besoin d'intimité, et comment il poussa sa propre s'ur, Olwyn Hughes à devenir l'agent littéraire de la défunte pour se protéger en limitant l'accès à l??uvre de Plath. Cas limite questionnant l'invisibilisation ou l'appropriation dont font l'objet les ?uvres littéraires dès lors qu'elles sont signées d'une femme.Alors même que Janet Malcolm se montre sceptique quant aux prétentions habituelles des biographies à présenter la vérité sur une vie, se dessine au fil des pages un autre visage de Sylvia Plath, dissipant de fait l'innocence avec laquelle le lecteur aborde une ?uvre autobiographique.Dès sa première publication, ce brillant essai de critique littéraire a suscité un large écho tant il refonde l'approche biographique et explore avec intelligence et clairvoyance la ligne étroite qui sépare la réalité de la fiction. Le but n'étant pas de savoir qui a raison ou qui a tort, mais de mettre en parallèle toute la complexité des rapports humains en réaction au voyeurisme que laisse sous-entendre le pacte d'un biographe impartial.Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jakuta Alikavazovic.
S'aventurer dans la lecture d'un livre de Janet Malcolm est une tâche aussi passionnante que dangereuse. Il faut parfois effectuer maints détours pour approcher et saisir le coeur de ce qui nous concerne. Le Journaliste et l'Assassin ne fait pas exception et c'est par le biais d'un fait divers que Janet Malcolm interroge la relation entre l'écrivain et son sujet.L'histoire est à tiroirs : le 17 février 1970, une mère et ses deux fillettes sont retrouvées assassinées dans leur appartement. Jeffrey MacDonald, le père blessé, ancien médecin militaire, est d'abord innocenté avant que les soupçons nombreux n'en fassent le principal suspect. Un écrivain sans succès, Joe McGinniss, s'intéresse à l'affaire et entre en contact avec le présumé coupable et ses avocats. Une relation d'amitié naît, les deux hommes se côtoient jusqu'au procès, échangent, s'écrivent, se confient jusqu'au verdict qui condamne MacDonald à la prison à vie. Accablé, l'écrivain ne cesse de témoigner son affection et sa tristesse dans leur correspondance. Quatre ans plus tard, le livre paraît. Mais à la grande stupéfaction du prisonnier, celui qu'il croyait être son ami offre un portrait à charge d'un homme qu'il considère comme un psychopathe et dont la culpabilité est à ses yeux une certitude. MacDonald du fond de sa cellule attaque le journaliste pour ?tromperie et violation du contrat?. C'est le début d'une folle affaire judiciaire dont l'objet n'est autre que ce dilemme moral posé à quiconque s'empare par la plume de la vie des autres.Le journaliste qui n'est ni trop bête ni trop imbu de lui-même pour regarder les choses en face le sait bien : ce qu'il fait est moralement indéfendable.
Dans ce livre, où chaque page représente un âge, se trouve tout ce que l'on apprend au cours d'une vie, de 0 à 99 ans.?Un ouvrage destiné à toute la famille, à feuilleter dans un sens comme dans l'autre, pour apprendre à grandir et réapprendre à s'émerveiller.
Un récit poignant et magnifique sur la perte d'un enfant, couronné par deux prix prestigieux en Espagne : le Premio Tigre Juan et le Premio Ojo Crítico de Narrativa. "Un fils s'en va, et son départ devient un livre qui nous captive et nous attriste.' Manuel Vilas "Ce livre est un dictionnaire à une seule entrée, la quête d'un mot qui n'existe pas [...] : celui par lequel on nomme les parents qui ont vu leurs enfants mourir.' C'est pleinement conscient de cette faille du langage que Sergio del Molino tente de cerner les contours de la douleur, de cette douleur innommable qui ne le quitte jamais. Plongé dans un crépuscule continu, l'"heure violette', selon l'expression empruntée au poète T. S. Eliot, il tente de trouver les mots justes pour raconter la maladie de son fils, Pablo, atteint d'une leucémie à l'âge de dix mois, et sa mort. L'Heure violette est un récit sensible dans lequel l'auteur navigue entre infraordinaire, fragments d'hospitalisation, réminiscences musicales et résonances littéraires pour adresser une émouvante lettre d'amour à son fils disparu. Un texte déchirant, en écho à certains grands livres de la littérature du deuil comme À ce soir de Laure Adler, Martin cet été de Bernard Chambaz, ou encore Philippe de Camille Laurens
Journal d'amitié magnifique, Amphibienne d'Emmelene Landon est le récit, par-delà le traumatisme et l'amputation, d'une célébration du vivant. Un texte formidable et envoûtant. En escale à Nouméa, Emmie, écrivaine de marine et peintre, rencontre Phuong, professeure de français et nageuse invétérée ; une amphibienne. C'est un coup de foudre amical. Emmie rentre à Paris où elle vit et où est installé son atelier. Une correspondance aux airs de journal d'amitié se dessine au fil des pages. Les deux femmes discutent de leur rapport à la mer : Emmie a eu l'occasion d'entreprendre de longues navigations et l'océan est omniprésent dans son art, tandis que Phuong y voit un lieu de ressource. Elles évoquent aussi leur relation au vivant, à la Nature, à la création... Une date vient brusquement interrompre le cours de leurs échanges : le 29 janvier 2023, Phuong est attaquée par un requin. Elle survit à ce qu'elle tient à appeler "l'accident', mais son état est critique. Transportée en Australie pour être soignée, elle entame une longue période de reconstruction. Leur compagnonnage se poursuit dans une forme de quiétude inespérée, sans jamais que cette force de vie tombe dans l'écueil de la résilience. Vibrant, presque incantatoire, Amphibienne est une célébration de l'élan vital et de l'amitié
Leur mémoire ne cesse de sauter d'un point à l'autre, constate Victoria, comme les pages d'un livre qu'on aurait arrachées et mélangées.' Mars 2022. Un mois après le début de l'invasion russe, Volodymyr Vakulenko, l'original d'un petit village de l'est de l'Ukraine, si fier de publier des livres pour enfants, est kidnappé par l'occupant. Il disparaît. Au même moment, de l'autre côté du pays, Victoria Amelina, jeune espoir de la littérature ukrainienne, décide de s'engager dans une organisation qui documente les crimes de Moscou. De tous ces petits faits vrais, de ces mots patiemment recueillis, elle veut faire un livre sur la guerre, se confronter au réel et en ces temps de détresse oublier la fiction. Sous le cerisier d'un jardin, après le retrait des troupes russes, elle déterre le journal d'occupation du disparu. En reportage en Ukraine, Ariane Chemin la croise peu avant Noël 2022, à Kharkiv, veillant une bougie à la main le cercueil du poète dont on vient enfin de retrouver le corps. La romancière des villes met alors toute son énergie à faire publier le manuscrit inachevé. Mais en Ukraine, depuis un siècle, la guerre ne cesse de rattraper les livres et les écrivains. La roue du malheur n'en finit pas de tourner.