Durant la seconde guerre mondiale, le secret des communications a bien souvent été percé par l'adversaire, mais on ne l'a su que longtemps après. En rassemblant des sources disséminées d'origines britanniques et allemandes, ce livre dévoile l'épopée des interceptions et des décryptages et notamment celui de la machine à chiffrer allemande Enigma dans laquelle le rôle des Français a été aussi crucial que peu connu. En s'attachant aux aspects fonctionnels des décryptages et à leur emploi opérationnel, notamment dans la marine, l'ambition de cet ouvrage est d'ouvrir une porte sur une histoire passionnante et méconnue, décisive aussi bien dans la bataille de l'Atlantique que dans celle du Pacifique.
En présentant la liaison intime entre la vie quotidienne des familles et l'histoire militaire de leurs poilus, cet ouvrage tient une place exceptionnelle parmi ceux consacrés à la Bretagne dans la Grande Guerre. Un hommage particulier est rendu aux héroïques poilus de Carhaix grâce à des documents inédits et parfois surprenants. Les habitants, les institutions, malgré les difficultés de la vie quotidienne, développent des mouvements de solidarité concernant les poilus, les familles pauvres et un très grand nombre de réfugiés. Ces solidarités, encouragées par la presse locale, soutiennent à la fois le moral des familles et celui des combattants. Car il s'agit aussi de raconter ce qu'on fait les combattants Bretons : quels étaient leurs régiments ? Où se sont-ils battus ? Qui étaient ces hommes envoyés au front ? L'histoire des monuments aux morts illustre l'ampleur d'un traumatisme dont il fut bien difficile de se remettre.
Bien sûr, nous connaissons tous le Gabin commandant de remorqueur de Remorques, ou plaisancier-escroc rangé des voitures dans Le baron de l'écluse. Mais l'attachement de Jean Moncorgé - c'était son véritable nom - pour la Marine française était bien plus fort qu'on ne l'imagine. Fusilier- marin dans la 2e DB du maréchal Leclerc, il connut réellement le combat, puis tout au long de sa vie il garda un lien étroit avec ses compagnons d'arme, et c'est une frégate de la Marine nationale qui dispersa ses cendres en mer d'Iroise, ultime clin d'?il au cinéma, puisque le remorqueur de Remorques s'appelait Iroise. Ce livre nous fait découvrir l'acteur sous un nouveau jour, fait de copains, de virées, de femmes - Dietrich étendant sa lingerie dans la caserne où son marin est logé! De son service militaire à son "dernier voyage", c'est toute la vie de Jean Gabin, le marin, qui est évoquée. L'iconographie est riche, souvent inédite, et les souvenirs omniprésents.
En 1939, soixante-sept cuirassés de 10 000 à 64 000 t sont en service dans onze marines nationales. La sélection de l'auteur rapporte les faits de guerre des plus célèbres de ces bâtiments symboles d'une époque révolue. En textes et en images originales, il nous emmène de Pearl Harbor à Mers-el-Kébir, en passant par Tarente, Dakar et Guadalcanal à bord du Bismark, du Tirpitz, du Renown, de l'Arizona ou du Fuso... Passionnés d'histoire maritime, modélistes, collectionneurs ou simples curieux d'une époque désormais révolue trouveront dans ce petit livre des éléments de documentation à conserver toujours sous la main.
Considéré comme un navire auxiliaire au début de la guerre, le porte-avions est devenu, en 1945, le capital ship qui règne sur la mer et souvent un peu au-delà. Cet ouvrage raconte, à travers le portrait de quarante-deux bâtiments emblématiques de la bataille de l'Atlantique et de la guerre du Pacifique, l'avènement de ces nouveaux navires amiraux. Du Furious, déjà au combat en 1917, au Midway, mis en service juste après la capitulation japonaise, en passant par le porte-avions américain Enterprise (ci-dessus), le "survivant du Pacifique".