La revue internationale de l'éducation familiale N° 38, 2015 : Familles et éducation dans l'océan In
Malbert Thierry ; Pithon Gérard
L'HARMATTAN
19,00 €
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EAN :9782343091907
La question de la diversité et de l'identité culturelles, enjeu majeur dans un grand nombre de sociétés, est désormais omniprésente dans les sciences humaines et sociales. A partir de recherches internationales menées dans la région du sud-ouest de l'océan Indien : Madagascar, Maurice, Mayotte, Réunion, le dossier Familles et éducation dans l'océan Indien, coordonné par Thierry Malbert et Gérard Pithon, interroge la transmission intergénérationnelle des valeurs et modèles éducatifs intrafamiliaux dans les sociétés où se croisent sur un même sol différents apports biologiques, culturels et cultuels. Sont ainsi abordées les problématiques majeures auxquelles sont confrontées actuellement les familles et les instances de scolarisation des sociétés de l'océan Indien : enjeux identitaires liés aux pratiques linguistiques et à l'enseignement du français à l'école, question de la précarité extrême de certaines situations qui engendre des difficultés chez les parents pour faire partager les valeurs sociales et familiales, expériences de coéducation et valorisation des projets professionnels des jeunes, diversité religieuse et transmission intergénérationnelle des valeurs.
Nombre de pages
155
Date de parution
13/05/2016
Poids
205g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343091907
Titre
La revue internationale de l'éducation familiale N° 38, 2015 : Familles et éducation dans l'océan In
Auteur
Malbert Thierry ; Pithon Gérard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
205
Date de parution
20160513
Nombre de pages
155,00 €
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L'histoire de l'exil d'Abdelkrim à La Réunion fait partie du patrimoine historique de cette île. Cet ouvrage y est consacré. Suite à la guerre du Rif (1921-1926) Abdelkrim et sa famille vivront 21 ans à La Réunion de 1926 à 1947. A travers les demeures d'Abdelkrim c'est le patrimoine de la société coloniale qui est revisité : Château Morange, Castel-Fleurie, Trois-Bassins, les villes thermales ... les liens d'amitiés qu'il tissa avec les familles réunionnaises révèlent le caractère accueillant et solidaire des populations de l'île, dont ses coreligionnaires indo-musulmans à qui il rendra un chaleureux hommage. Cet ouvrage vient combler un vide historique sur une partie de la vie, encore méconnue, de cette grande figure de l'anti colonialisme. De nouvelles sources et archives nous permettent de mieux connaître les préoccupations en exil de ce fin stratège, dont les responsabilités, en l'occurrence, celles de père de famille responsable de plus de 40 personnes furent, malgré de nombreuses difficultés, exemplaires. Connaître sa vie en exil, c'est aussi mieux comprendre les liens avec sa mystérieuse évasion de 1947 durant son escale en Egypte. Les réunionnais se souviennent d' Abdelkrim et de sa famille, les descendants de ce dernier se souviennent de La Réunion. Que cet ouvrage revivifie ce souvenir et consolide les liens entre le Maroc et La Réunion.
Cet ouvrage présente une partie de l'histoire du Maroc encore peu connue : la période de l'exil de sa Majesté Mohammed V de 1953 à 1955. Ce temps de l'exil apparais dans l'historiographie du Maroc comme la période transitoire entre le protectorat et l'indépendance. Participant courageusement à la libération du Maroc, le 20 mai 1953, le Sultan Sidi Mohammed Ben Yoússef et sa famille sont contraints de partir en exil, d'abord en Corse, puis plus longuement à Madagascar, la grande ile de l'océan Indien. Les détails de l'exil, sur le plan personnel et sur le plan politique sont particulièrement mis en avant dans cet ouvrage : la vie quotidienne du Sultan et de sa famille, la naissance de la princesse Lana Amina, les fructueux échanges avec la communauté indo-musulmane de Madagascar, les prêches que le Sultan fait en arabe pour la prière du vendredi, les visites qu'il reçut dl Maroc, les liens avec les autorités françaises pour mettre fin à l'exil et préparer l'indépendance. Au-delà des souffrances de cet exil forcé, le Sultan montre de grandes qualités morales et garde confiance en l'avenir. L'expression de sa foi se renforce par ses prières. Contrairement au souhait de la France, l'exil renforce l'image du Sultan : il devient le symbole de la libération nationale auprès de tous les marocains. Avec le soutien de la résistance, c'est suite à l'exil que le Sultan accède au trône le 19 novembre 1955 en devenant le roi Mohammed V, souverain du Royaume du Maroc, libre et indépendant. Les récits de vie comme les photos inédites qui illustrent cet ouvrage historique, ne manquent pas de nous livrer la grandeur d'âme du roi Mohammed V et de nous faire découvrir les arcanes de l'indépendance du royaume, directement en lien avec la période de l'exil.
La famille, unité de base de l'organisation sociale, de la transmission des valeurs et de la construction identitaire des personnes, constitue l'un des lieux privilégiés pour saisir la manière dont s'articulent l'individuel et le collectif. Si l'évolution de cette institution fait aujourd'hui l'objet de toutes les attentions ; on parle de la révolution de la famille, elle reste par excellence, le lieu d'éducation privilégié et de socialisation des enfants. Cependant, il est observé que des enfants de plus en plus jeunes sont en proie à une perte de repères, liée en grande partie à la déficience de la structure familiale dans laquelle ils évoluent journellement. Aider les parents, travailleurs sociaux, collectivités, décideurs, enseignants, chercheurs, à mieux comprendre les évolutions de la famille en cours pour mieux aider les parents à éduquer et accompagner leurs enfants, apparaît comme un des objectifs de ce livre. Amener la réflexion et poser les bonnes questions constituent déjà une avancée non négligeable sur la voie d'une meilleure appréhension de ce qui fonctionne ou ne fonctionne pas dans la perspective d'une possible amélioration. Ne plus parler de la démission des parents mais, au contraire, valoriser leurs capacités à assurer l'éducation de leurs enfants ainsi doit s'exprimer le soutien à la parentalité. Finalement qu'est ce qu'un parent aujourd'hui ? De nombreux autres thèmes, tels que la famille recomposée, la structuration de la filiation ou la question du nom de famille seront abordés sur des terrains propres aux îles de l'océan Indien, à La Réunion et à la France métropolitaine. Les résultats de cette rencontre entre recherche fondamentale et recherche-action donnent des pistes de réflexion à la communauté scientifique mais aussi à la communauté civile.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...