Ecrire l'inouï. La critique dramatique dépassée par son objet XIXe-XXIe siècles
Majorel Jérémie ; Bara Olivier
PU PROVENCE
24,00 €
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EAN :9791032003633
Comment les critiques tentent-ils de percevoir, de rendre compte, de nommer, d'instaurer ce qui leur parait radicalement nouveau ? La tentation est de tout ramener au déjà vu, entendu et dit, ou de répandre de commodes étiquettes. Mais dans la méconnaissance se fraye sans doute déjà une paradoxale reconnaissance. Peut-on repérer des constantes dans la nature des événements théâtraux qui désemparent la critique ? Comment la déstabilisation s'infiltre-t-elle au sein des protocoles de réception ? La critique peut être une écriture à part entière dans sa capacité a donner forme à l'inouï ou à évoquer un spectacle vivant qui n'est plus. Les moments où elle semble dépassée par son objet déplacent son écriture, aux antipodes d'une parole de vérification. Se déploie alors un théâtre de la langue où tout le spectre de la mimésis est réouvert et que n'épuise pas l'exercice de la promotion, de la recension ou du jugement de goût. De la scène romantique à Armand Gatti, du café-concert aux formes intermédiales, des pièces féministes aux créations carcérales, les formes théâtrales inouïes exercent leur pouvoir d'ébranlement. Quelles sont les répliques éditoriales ou théoriques côté plume, de Théophile Gautier à Jean-Pierre Léonardini, des soiristes aux blogueurs ? La subjectivité spectatrice du critique, quand son assise se voit déstabilisée, rencontre une aubaine pour déployer les redéfinitions de son geste.
Nombre de pages
347
Date de parution
09/03/2022
Poids
549g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9791032003633
Titre
Ecrire l'inouï. La critique dramatique dépassée par son objet XIXe-XXIe siècles
Auteur
Majorel Jérémie ; Bara Olivier
Editeur
PU PROVENCE
Largeur
170
Poids
549
Date de parution
20220309
Nombre de pages
347,00 €
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L??uvre de Blanchot permet de remettre en cause les barrières théoriques entre herméneutique et déconstruction érigées depuis les années 1960. Cela se manifeste par un chiasme inédit : en lisant Blanchot, l'herméneute tend à devenir déconstructeur et le déconstructeur tend à devenir herméneute. Ce phénomène explique à la fois l'influence complexe et diffuse de Blanchot sur nombre de ses contemporains et successeurs et sa réception contrastée entre admiration et détestation. Est concernée notre capacité à rendre justice des ?uvres qui nous déroutent sans pour autant reculer sur les exigences théoriques. A priori très abstraits, les récits de Blanchot parlent de manière singulière d'expériences fondamentales : la peau, le deuil, l'amour, la folie, le secret, la communauté, le mythe, l'écriture. Dans sa critique, Blanchot met lui-même en pratique ce chiasme entre herméneutique et déconstruction. Il entre en dialogue avec Derrida et Nancy. Mais il n'interrompt jamais sa discussion avec des interprètes comme Starobinski et Poulet. La figure de rhétorique ne peut être séparée de l'acte de pensée qui la motive. Le « chiasme » n'est donc ni un concept, ni un trope. Il est une figure de pensée. Son point d'entrecroisement est précisément ce que Blanchot appelle « le Neutre », qui redéfinit la dialectique et la phénoménologie en les poussant à leur limite. Touchons cette limite.
Lisons le théâtre contemporain : habité par les sujets qui taraudent notre époque (environnement, violences sexistes et sexuelles, nouvelles technologies, néolibéralisme...), cet essai construit une approche aussi singulière qu’éclairante et nuancée.Cet essai incite à lire le théâtre contemporain au fil de onze chapitres consacrés à autant de dramaturges de langue française concernés par les enjeux qui taraudent notre époque (mondialisation néolibérale, violences sexistes et sexuelles, crise environnementale, essor des nouvelles technologies...).
L'oeuvre de Marcel Cohen témoigne de la fermeté de ses choix : un souci de s'en tenir aux faits, une volonté de congédier la fiction romanesque, une méfiance envers toute esthétisation du réel, un parti pris d'écriture impersonnelle, une responsabilité et une politique de l'écriture qui n'admettent aucun compromis. Contemporain majeur autant que discret, Marcel Cohen pense l'écrivain comme la somme de ce qu'il sait lire, noter, déchiffrer, des pages des livres aux chroniques des journaux et jusqu'aux signes du monde. Les contributions rassemblées dans ce volume, issues du premier colloque consacré à Marcel Cohen, se confrontent aux lignes de fuite et de fracture suscitées par cette oeuvre. Elles s'attachent à cerner et à suivre les ondes de choc qui, depuis un léger point d'impact, se propagent de façon souterraine dans l'expérience de lecture, défaisant l'unité du paysage autant que celle de la bibliothèque.
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Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.