«Il fallut quitter la bonne maison et sortir aux heures les plus matinales, pressé par le vertige de l'or, le corps sabré de vertus, de promesses non tenues, de désordres. C'était l'heure d'arracher les victoires à leurs béances crédules et de risquer tout parmi les vivants. Je partis le soir même pour le Nouveau Monde.» Sortir de soi : c'est la condition qui rend possible toute rencontre. Sans ce mouvement, le monde ne se constituerait pas autour de nous. Il faut voir chaque rencontre comme une ouverture sur une région de l'être qui demeurait jusque là cachée à notre regard. Dante a rencontré Béatrice et il a vu en elle la Beauté en soi - la Sagesse. Il y a quelque chose de cela dans l'expérience que rapporte Jean Maison. Une rencontre dans une rue de Philadelphie, aux États-Unis, et l'espace et le temps se sont élargis - l'universel s'est comme concentré dans le particulier : il a pris un visage. Quelque chose du «nouveau monde» perce dans Le boulier cosmique - celui qui récapitule tout ce que nous avons aimé. Il nous attend au bout du voyage et pourtant il apparaît déjà pour ceux qui ont des yeux pour le voir. «La préhistoire peut enfin approcher, dans sa beauté première, avec ses cromlechs, ses vasques douloureuses, ses martyrs aux jeux désaxés, ses épuisantes sablières. La lumière retrouverait chacun à sa place, avant de reprendre l'ordre de la vie.» Jean Maison est poète et auteur de plusieurs recueils parus notamment chez Rouverte. Il a publié Le premier jour de la semaine aux éditions Ad Solem.
Date de parution
08/11/2013
Poids
145g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9791090819689
Titre
LE BOULIER COSMIQUE - POESIE
Auteur
MAISON JEAN
Editeur
AD SOLEM
Largeur
135
Poids
145
Date de parution
20131108
Disponibilité
Epuisé
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Un ensemble de méditations sur le thème de l'oubli. La parole recueille l'absence, fixant en elle le moment ultime de la visibilité des choses et des êtres.
Le vaste La nudité Le peuplement Dès l'origine Ce nouveau recueil de Jean Maison remonte l'alphabet comme on remonte le temps, jusqu'à la première lettre - jusqu'au premier lieu d'où toute histoire procède : A - Eden. Une lettre, un lieu. A-Eden se présente comme un poème liminal. Une parole du seuil, proche de l'origine et pourtant déjà tournée vers l'histoire à dire qui comme se compresse dans la première lettre. Quelle histoire ? Celle de l'homme et de la femme - de l'amour qui donne sa raison d'être à tout. Ainsi débute le A, par le lignage des voyelles, le verbe insufflé dès l'origine. J'ignore ce que je trouverai dans ce jardin alphabétique, ni même si je serai approché par ce plein ciel libre. Mais allant au cours des jours, par les eaux éphémères du langage, je plonge sans recours dans les flots retrouver le souffle des saisons, le visage éclairé au beffroi de mon abécédaire. Jean Maison est poète et herboriste à Saint-Augustin. Son recueil Le Boulier cosmique (Ad Solem, 2014) a reçu le prix de poésie Charles Vildrac.
Voir, laisser voir, faire voir ; apparaître, laisser apparaître, faire apparaître ; nous ne résumons pas ainsi la tâche de la pensée, mais il n'y aurait pas pensée si cela n'avait lieu. Voir la "chose" que nous disons dissimulée derrière le sacrement. "Voir" l'existence telle quelle distribuée en manières d'exister, communes ou moins communes. "Faire apparaître" l'amour, tel que le masquent les jeux du sentiments et tel que le vouloir le restitue à sa destinée propre. "Laisser apparaître" paix et guerre, qui ne sont pas d'abord des phénomènes politiques mais des heurs et malheurs ancrés en nous-mêmes. Et puisque le travail du "faire voir" ne peut se passer des textes qui nous l'apprennent, "voir" aussi comment des textes, malgré les maladresses du dit, font apparaître exactement ce dont ils parlent et prolongent l'intuition. Ce livre constitue un recueil d'exercice en phénoménologie. Qui dit phénoménologie ne dit pas une manière de philosopher ou de théologiser, mais une manière de s'essayer à penser sur un fondement inébranlable d'intuition. Les questions traitées en ce livre sont philosophiques, elles sont théologiques, elles sont le plus souvent l'un et l'autre, et cela n'importe pas. A chaque fois, le cahier des charges était simple : fournir une réponse, ou l'esquisse d'une réponse, à la mesure de la question. Et à la mesure de questions telles qu'elles nous permettent de reconduire le questionneur dans les parages de l'intuition.
Ne pas mentir, et ainsi creuser jusqu'au roc pour se frotter à la vérité résistante, voilà ce que réussissent parfois les grands écrivains. On ne s'étonnera donc pas qu'à ce niveau de sérieux, la littérature finisse toujours - explicitement ou non, selon un regard de croyant ou non (nul ne peut en décider, surtout pas le lecteur et pas même l'auteur) - par renvoyer à Dieu, la dernière instance en matière de lettres et de vérité, la dernière et donc la première. Sans récupération forcée, ni apologétique indiscrète, on a tenté d'ainsi identifier la situation spirituelle des personnages de la littérature, selon le postulat herméneutique que nul n'est en un lieu neutre par rapport au Christ, lui qui connaît les coeurs et les raisonnements des hommes (Luc 9, 47 ; 16, 15). Si la vie est bien, comme le dit Paul Claudel, un "drame qui se joue sous le regard de Dieu et qui a pour objet l'élucidation de ce grand problème qu'est l'existence", alors la littérature reste une voie royale, pour avancer dans cette élucidation. Sous le regard de Dieu, elle offre l'occasion de nous comprendre nous-mêmes et de comprendre autrui, ou du moins de pénétrer un peu - sans bien sûr prétendre le saisir complètement et le dominer - le mystère des êtres et de soi-même.
Articles parus dans France Catholique réunis et présentés par Sandra Bureau. Ces articles constituent une page de l'histoire de l'Eglise - de ces années pré- et post- conciliaires. Ils y sont une entrée en matière. Ils ouvrent aux débats théologiques qui y ont vu le jour, aux tensions liturgiques et pastorales qui se sont parfois déclinées en scission douloureuse, mais aussi en redécouvertes spirituelles qui, presque par nécessité, s'imposaient. Loin cependant de laisser ces pages au seul fil de l'Histoire, Sandra Bureau a fait choix de les regrouper autour de quelques thématiques, révélatrices de la figure de Louis Bouyer et de sa pensée : l'oecuménisme, l'Eglise, la liturgie rénovée, la sécularisation et son nécessaire pendant : le rapport au monde, l'homme, le mystère du Christ, la spiritualité. C'est un véritable maître spirituel qui offre aux lecteurs de France catholique ses analyses, qui ne sont jamais un regard extérieur sur le Mystère mais regard de celui qui, profondément, en vit. Le Père Bouyer, maître spirituel incontesté, n'aurait pas totalement dévoilé qui il était si, en ces quelque vingt années de collaboration à l'hebdomadaire catholique, il n'avait adressé un dernier appel : celui de l'ascèse. Pour lui comme pour toute la tradition spirituelle, il ne peut y avoir de vie authentiquement chrétienne sans cette croix qui vient pénétrer jusqu'en la chair pour y laisser jaillir la lumière du Ressuscité.
Quel intérêt présente aujourd'hui la personnalité et l'oeuvre de saint Philippe Néri (1515-1585) ? Avant tout le fait que ce prêtre italien du XVIe siècle était un homme libre et qu'il peut nous apprendre le sens de la vraie liberté. Saint Philippe, ce Florentin de la Renaissance, ne s'est jamais laissé enfermer dans l'"armure de la Contre-Réforme", pour reprendre une formule de Newman. Transporté dans la Rome de son temps (une Rome qui n'avait pas grand-chose à envier à celle de la mafia aujourd'hui), cet homme sans carapace, jamais tendu, souriant toujours et souvent riant aux éclats, a montré des nerfs d'acier, un coeur de flamme. Dépouillé spontanément, enraciné dans l'essentiel, il a su comme personne "s'adapter", selon cet instinct de la vraie charité qui sait que l'adaptation passe par une ouverture de tout l'être à toute la vérité ; là est la seule manière d'y gagner les autres. L'Oratoire, la libre société de prêtres qui s'est spontanément constituée autour de lui, n'a jamais eu d'autre message. C'est la conviction que Louis Bouyer veut faire partager dans cette biographie, qui reparaît pour le 500e anniversaire de la naissance de saint Philippe Néri.