Marseille, ville du monde. L'internationalisation d'une métropole morcelée
Maisetti Nicolas ; Donzel André
KARTHALA
24,00 €
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EAN :9782811118839
Dans un contexte d'intensification de la compétition internationale des territoires, les villes rivalisent de stratégies pour accroître leur rayonnement et améliorer leur attractivité. Marseille ne déroge pas à la règle. Ce livre analyse les politiques internationales qui visent à promouvoir une nouvelle image de Marseille, accueillante pour les investisseurs, les touristes ou les organisateurs d'événements culturels ou sportifs. Quelles sont les facettes de Marseille mises en avant pour projeter la ville et son territoire au-delà des frontières locales et nationales ? Quels liens la municipalité tisse-t-elle avec ses homologues étrangères ? Comment la Région promeut-elle ses intérêts auprès de Bruxelles et parvient-elle à décrocher des fonds européens ? Quel est l'enjeu d'accueillir à Marseille une antenne de la Banque Mondiale ? Quels sont les effets d'une candidature à un événement international sur les recompositions des pouvoirs urbains ? Le livre répond à ces questions et analyse les conditions de possibilité de l'internationalisation de Marseille, métropole morcelée.
Nombre de pages
304
Date de parution
20/11/2017
Poids
510g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811118839
Auteur
Maisetti Nicolas ; Donzel André
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
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20171120
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304,00 €
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Ce texte est le récit de la préparation de l'organisation de Marseille-Provence Capitale européenne de la culture 2013 (MP 2013). A partir d'une analyse des enjeux de la mobilisation initiale des chefs d'entreprise locaux, des réseaux d'acteurs qui s'en sont saisis et de la gouvernance de MP2013, cet ouvrage propose de questionner les usages politiques des ressources fournies par les grandes opérations culturelles dans la redynamisation des économies urbaines et la recomposition des pouvoirs dans les villes. Afin de restituer des logiques conjointes de promotion et de contestation de ce type de projet, nous décrivons le lien entre sa conception et des enjeux géopolitiques (la relance de la coopération euro-méditerranéenne) et territoriaux (la réactivation du projet métropolitain) sur lesquels l'opération culturelle s'est appuyée. L'éviction du politique et des opérateurs culturels par les acteurs et les ressources du marché n'a cependant été ni univoque, ni durable. Les premiers ont été tentés de s'approprier les dividendes électoraux d'une opération riche en ressources de légitimation à la veille d'élections municipales. Une partie des seconds s'est élevée contre ce qui a été perçu comme une instrumentalisation économique de la culture. Cette restitution d'une enquête de sociologie politique vise finalement à comprendre les conditions de légitimation et les luttes autour des grandes opérations économico-culturelles en milieu urbain.
Un scandale de corruption, des élus accusés de clientélisme, de favoritisme, d'affairisme, de liens avec le crime organisé... La scène se passe-t-elle n'importe où? Pas forcément, car il y a des villes où ces dénonciations sont plus fréquentes qu'ailleurs, des villes maudites qui finissent par avoir une mauvaise réputation. Cet ouvrage analyse les mises en accusation des phénomènes d'improbité publique qui se prolongent dans une stigmatisation de certaines villes ainsi considérées comme corruptrices et corrompues. Il explore différentes époques (depuis la fin du XIXe siècle à nos jours) et plusieurs espaces européens et nord-américains : les villes étasuniennes des machines politiques (New York, Boston, Chicago), Glasgow au Royaume-Uni, Montréal au Canada, Naples en Italie, Marseille en France. Un traitement spécifique est réservé à cette dernière avec 4 chapitres qui saisissent l'invention et la consolidation de sa mauvaise réputation sur une très longue durée.
Seul comme on ne peut pas le dire est la première monographie exclusivement consacrée à l'oeuvre de naissance de Bernard-Marie Koltès, le célèbre soliloque La Nuit juste avant les forêts. Ce livre en présente les différentes strates et composantes du bref mais fulgurant texte de Koltès. Il le resitue dans sa genèse, dans ses enjeux de théâtre, en examine l'architecture et le fonctionnement narratif.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
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