Dès 1705, Madame de Maintenon (1635-1719) et la princesse des Ursins (1642-1722) s'adonnent aux délices de la conversation, prolongée par une correspondance hebdomadaire de dix ans. De cet abondant échange épistolaire, seule l'année 1709 a été retenue ici : la plus sombre de la guerre de Succession d'Espagne, avec ses coups de théâtre, ses désastres militaires et diplomatiques, son " grand froid " qui fragilise la politique du Roi-Soleil. En cette " année tragique ", Madame de Maintenon a soixante-quatorze ans : elle est l'épouse de Louis XIV depuis 1683. Madame des Ursins a soixante-sept ans : elle est camarera mayor de la reine d'Espagne, fonction qui lui permet de pénétrer dans l'intimité royale. Malgré leurs personnalités très différentes, les deux femmes jouent le même rôle d'influence sur la politique de leur pays. De chaque côté des Pyrénées, elles participent au conflit qui voit l'Europe entière façonner une partie de son histoire. Par un savant mélange d'événements historiques et de mouvements du c?ur, cette correspondance devient très romanesque.
Nombre de pages
421
Date de parution
02/10/2002
Poids
210g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782715223547
Titre
Correspondance. 1709 : une année tragique
Auteur
MAINTENON/DES URSINS
Editeur
MERCURE DE FRAN
Largeur
108
Poids
210
Date de parution
20021002
Nombre de pages
421,00 €
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Résumé : " Ce livre recueille les lettres et les billets échangés entre Mme de Maintenon et ses deux amies, Mme de Caylus et Mme de Dangeau, dans les dernières années du règne de Louis XIV et les premières de la Régence. L'essentiel de ce commerce féminin, pour la première fois réuni dans un même ouvrage et dans son ordre chronologique, ne se réduit pas à sa valeur documentaire. Cette conversation à trois voix fait entrer le lecteur dans l'intimité intense et privée d'un couple de femmes solidaires en coulisse de la presque-reine, quand celle-ci joue son rôle harassant auprès du roi sur la scène mondiale de Versailles, et plus solidaires encore de la veuve inavouée quand la disparition de Louis XIV la rejette dans la retraite de Saint-Cyr, se préparant à la " mort qui gagne ". L'ensemble dispersé, maintenant qu'il est réuni, est devenu bouquet, et bouquet d'où émanent saveurs, émotions et sens. Ce geste a une portée littéraire. On découvre un véritable roman par lettres, un roman sans autre auteur que le temps, peut-être même sans autre sujet que le Temps, et composé selon une technique d'avant-garde, puisqu'il laisse au lecteur l'initiative considérable d'interpréter et d'imaginer ce qui manque dans les nombreux intervalles, lacunes et silences qui séparent ces lettres passionnées. "
Le quatrième volume de l'édition des lettres de Mme de Maintenon couvre la période de 1707 à 1710. Avec 759 lettres adressées à 61 correspondants, on a le récit des sombres événements qui ont marqué la fin d'un règne accablé de désastres militaires. La place particulière de la princesse des Ursins auprès de Philippe V et de la jeune reine Marie Louise fait l'objet de 192 lettres. Le drame de la guerre de Succession y est sensible avec son cortège de discordes entre les deux correspondantes soutenues malgré tout par une estime mêlée d'affection. Les querelles religieuses qu'on a suivies dans les ouvrages précédents connaissent une pause, mais les nominations de l'archevêque de Rouen, Claude Maur d'Aubigny, et du successeur de Godet des Marais à l'évêché de Chartres, François de Mérinville, occupent Mme de Maintenon qui veille, en Mère, au sort de l'Eglise. Les Dames de Saint-Cyr et l'abbesse de Gomerfontaine ainsi que les chères amies intimes de sa petite Cabale affectueuse apportent un éclairage touchant sur cette période où la grande histoire jette son ombre sur l'Europe entière. Cette correspondance, jamais entièrement publiée, offre enfin aux historiens et aux curieux de la Cour de Louis XIV le portrait d'une femme longtemps et arbitrairement jugée qui mérite une place exceptionnelle dans la littérature épistolaire.
La nuit de Noël, dans un chalet isolé, deux femmes se disputent violemment. Quelques heures après, Alice est retrouvée morte au fond d'un ravin. Deux ans plus tard s'ouvre le procès du féminicide : sur le banc des accusés, Sarah, sa compagne, et Serge, un guide de haute montagne. Sarah raconte leur histoire - les ruptures, l'emprise, les coups. Elle décrit la dynamique des violences conjugales, mais n'avoue jamais le crime. Une écrivaine assiste aux débats. Elle observe les voix qui se succèdent et se contredisent. Victimes, accusés : chacun parle depuis sa place, avec ses mots, et sa part brute. Au fil du procès, entre silences et angles morts, les certitudes vacillent : tout devient suspect. Jusqu'au verdict. Avec son neuvième livre, Agnès Vannouvong propose un roman sombre et envoûtant.
Tourgueniev Ivan ; Mongault Henri ; Lartigue Pierr
Sourd-muet de naissance, le serf Gérasime est une force de la nature. Il rêvait d'épouser Tatiana, mais celle-ci est promise à un autre. Il se console en recueillant Moumou. La société russe du XIXe siècle est ainsi faite que Gérasime n'a le droit d'aimer qu'une chienne. Encore que... Ecrite pendant la détention de Tourguéniev à ta maison d'arrêt de Saint-Pétersbourg en mai 1852, cette nouvelle interdite par ta censure fut finalement publiée en mars 1854 dans ta revue Contemporain. Texte choisi et présenté par Pierre Lartigue.
Résumé : Félix Fénéon, critique d'art, inaugura un genre exceptionnel : les nouvelles en trois lignes. Il tint, pendant des années, avec un humour noir et une cruauté infinie, une rubrique de trois lignes dans un grand journal parisien. Les faits divers se succèdent à un rythme infernal. Comme si l'ironie du sort était une figure de style... Comme si les malheurs des uns allaient offrir aux autres des bonheurs d'écriture, et de lecture.