Sur le trottoir, l'Etat. La police face à la prostitution
Mainsant Gwénaëlle
SEUIL
24,00 €
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EAN :9782021397895
La prostitution n'est pas aisée à définir. Dans le tri entre échanges économico-sexuels légaux et illégaux, la police joue un rôle déterminant. Qu'est-ce qui déclenche l'intervention policière ? Qui, au contraire, passe à travers les mailles du filet ? Ces opérations de qualification s'inscrivent dans une institution et son histoire, celle d'une police des moeurs historiquement chargée de la surveillance de tous les " déviants sexuels " : prostitués, homosexuels, pornographes, exhibitionnistes, " libertins " ou conjoints adultères. Faisant suite à une immersion de plusieurs mois dans les brigades de police, ouvrant les dossiers et archives de la " Mondaine ", cet ouvrage embarque le lecteur dans l'univers policier aux prises avec les déviances sexuelles. Gwénaëlle Mainsant suit les policiers en civil dans leurs enquêtes entre filatures, planques, interrogatoires, entrevues avec les indic', interpellations, contrôles d'identité, mais aussi pendant les temps morts de l'enquête. Elle constate les bouleversements à l'oeuvre (explosion de la prostitution étrangère, usage accru d'Internet, recrudescence de la prostitution masculine et transgenre) qui obligent les policiers à rompre avec leurs routines. Elle note aussi que l'indétermination de la prostitution comme celle des délits de racolage et de proxénétisme laisse libre cours aux interprétations pratiques des agents : une même personne peut être envisagée à la fois comme une victime de proxénétisme ou de traite et comme coupable de racolage et de franchissement illégal des frontières. Face à ces dilemmes pratiques, chargés de donner réalité à l'abolitionnisme qui guide la politique pénale, les policiers font des arbitrages, entre compassion et répression. Représentants de l'Etat et dépositaires d'un pouvoir juridique, ils sont aussi, dès lors, des agents de l'ordre social et sexuel. Gwénaëlle Mainsant est sociologue, chercheuse au CNRS à l'Institut de recherches Interdisciplinaires en Sciences sociales (IRISSO). Sa thèse a obtenu le prix de thèse de l'Institut du genre. Sur le trottoir, l'Etat est son premier livre.
Nombre de pages
368
Date de parution
11/02/2021
Poids
380g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782021397895
Titre
Sur le trottoir, l'Etat. La police face à la prostitution
ISBN
2021397890
Auteur
Mainsant Gwénaëlle
Editeur
SEUIL
Largeur
141
Poids
380
Date de parution
20210211
Nombre de pages
368,00 €
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Découvrir l'étude du politique et voter pour la première fois la même année. L'expérience des primo-votant·e·s étudiant e·s en droit et science politique sort de l'ordinaire : leur vote initiatique trouve un écho dans l'objet de leurs études. Cet ouvrage s'intéresse à la manière dont cette double expérience façonne leurs rapports à la politique. A l'orée des années 2010, l'enquête de longue haleine menée auprès des étudiant·e·s de plusieurs facultés de droit et de science politique et d'instituts d'études politiques en France révèle une population étudiante massifiée et diversifiée. L'ouvrage analyse les manières dont s'entremêlent chez ces jeunes adultes, les appartenances sociales et familiales, leurs styles de vie, la politisation et l'attention à la campagne pour comprendre leur rapport au vote et à la politique. L'ouvrage se double d'une réflexion méthodologique sur les outils classiques de la sociologie électorale quantitative et la mise en oeuvre d'une enquête auprès d'une population étudiante.
L'homme doit-il renoncer à son bifteck pour sauver la planète...Pour certains, l'apocalypse serait imminente. Pourtant, l'homme pensait être dans son bon droit, il avait mis la viande à son menu grâce à la chasse, il avait sécurisé ses approvisionnements grâce à la domestication et à l'élevage pour nourrir l'humanité.Les cavaliers de cette apocalypse nous signifient une condamnation en forme de peine capitale: « Arrêtez de manger de la viande, stoppez l'élevage, libérez les animaux et devenez végétariens, sinon vous courez à la catastrophe! » Leurs slogans sont toujours plus accusateurs: l'élevage maltraiterait les animaux, la viande serait mauvaise pour la santé, elle affamerait les plus pauvres et détruirait notre planète. Stop!Les questions posées à l'élevage sont légitimes et complexes parce que la relation de l'homme à l'animal est complexe. Le lait, les ?ufs ou les végétaux n'ont pas la même charge émotionnelle. Mythes ou réalités, tentons de comprendre ce qu'on reproche à la viande et rétablissons la vérité. La viande et l'élevage sont accusés, offrons-leur enfin un procès équitable!
Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
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