Autour de l'anthropologie économique. Actualité des écrits du professeur André Nicolaï
Mahieu François-Régis ; Suchère Thierry
L'HARMATTAN
32,50 €
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EAN :9782343047096
Ce livre paraît alors que l'on parle de crise de l'enseignement de l'économie. Le bon économiste serait celui qui raisonne à partir de trois hypothèses de base que sont : (I) l'individualisme méthodologique ; (II) la rationalité des acteurs ; (III) le marché qui produit de la complémentarité. Le caractère simpliste de ces hypothèses fait qu'elles se prêtent bien à la formalisation. Dans ce contexte, nous entendons rappeler qui était André Nicolaï : un hétérodoxe ancré dans le courant dit de la socio-économie (Cf Jean Lhomme, André Marchall etc.). Les écrits d'André Nicolaï montrent : (I) un point de départ analytique qui se situe dans la logique de reproduction des systèmes sociaux qui détermine les comportements ; (II) une pratique de la pluridisciplinarité, par exemple aborder le thème de la rationalité en intégrant les concepts psychanalytiques de Ca, de Moi et de Surmoi ; (III) une pensée du conflit, des contradictions et du changement social. Curieux, il a été amené à s'intéresser à des thèmes hors du champ de l'économie : le pouvoir, le ludique, l'épistémologie, et la sociologie de la connaissance. Et il avait surtout la capacité de tout remettre en question, à la différence de la plupart de ses contemporains.
Nombre de pages
285
Date de parution
22/10/2014
Poids
450g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343047096
Titre
Autour de l'anthropologie économique. Actualité des écrits du professeur André Nicolaï
Auteur
Mahieu François-Régis ; Suchère Thierry
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
450
Date de parution
20141022
Nombre de pages
285,00 €
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Ces deux thèmes sont abordés et associés pour la première fois dans un ouvrage d'économie. la responsabilité de la personne est analysée dans le cadre d'une société de droit, à l'opposé de la tradition économique, issue du radicalisme philosophique, qui étudie un individu opportuniste dans une société de nature. La capacité à s'imputer une responsabilité est première : elle détermine le comportement économique et plus généralement les marchés. Cette responsabilité n'est pas bonne en soi car elle peut être disproportionnée et ainsi fragiliser les personnes ; cette vulnérabilité est à prendre en compte par les économistes afin d'éviter les " crimes économiques ", notamment les atteintes directes ou indirectes à la personne. Afin d'évaluer et de partager de telles responsabilités, un principe de précaution humain et social est établi afin de protéger les personnes.
Cet ouvrage propose de dépasser la querelle entre économie et anthropologie, et de montrer la complémentarité des deux approches pour réfléchir à une nouvelle anthropologie économique. Ce qui implique une remise en cause de l'individualisme et de l'hédonisme propres aux économistes, et de la reconnaissance par les anthropologues des outils économiques. Cette anthropologie économique est nouvelle car elle introduit comme sujet de l'économie la personne responsable avec ses caractéristiques, notamment la vulnérabilité et la souffrance.
Le système communautaire africain, providence sociale, peut-il invalider le développement ? A partir d'une méthode originale, reliant l'anthropologie à la théorie économique la plus abstraite, cet ouvrage analyse la crise du développement en Afrique, en particulier la fin du " miracle ivoirien ". Au plan microéconomique, la pression des communautés sur leurs ressortissants joue un rôle majeur dans le processus de crise ; longtemps ignorée, elle fait l'objet de mesures statistiques et d'une interprétation économique. Les aspects macroéconomiques de la crise sont plus connus : surproduction de matières premières et surendettement. Les erreurs des politiques d'ajustement structurel ont renforcé, tout en les révélant, les caractéristiques d'un système de création de rente et de redistribution où l'Etat joue un rôle central. Mais, ignorer les blocages microéconomiques pour ne s'en prendre qu'à la politique économique, risque de précipiter dans la crise le système social africain tout entier dans son ensemble.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.