Ces deux thèmes sont abordés et associés pour la première fois dans un ouvrage d'économie. la responsabilité de la personne est analysée dans le cadre d'une société de droit, à l'opposé de la tradition économique, issue du radicalisme philosophique, qui étudie un individu opportuniste dans une société de nature. La capacité à s'imputer une responsabilité est première : elle détermine le comportement économique et plus généralement les marchés. Cette responsabilité n'est pas bonne en soi car elle peut être disproportionnée et ainsi fragiliser les personnes ; cette vulnérabilité est à prendre en compte par les économistes afin d'éviter les " crimes économiques ", notamment les atteintes directes ou indirectes à la personne. Afin d'évaluer et de partager de telles responsabilités, un principe de précaution humain et social est établi afin de protéger les personnes.
Nombre de pages
170
Date de parution
18/09/2008
Poids
195g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296064898
Titre
Responsabilité et crimes économiques
Auteur
Mahieu François-Régis
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
195
Date de parution
20080918
Nombre de pages
170,00 €
Disponibilité
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Le système communautaire africain, providence sociale, peut-il invalider le développement ... A partir d'une méthode originale, reliant l'anthropologie à la théorie économique la plus abstraite, cet ouvrage analyse la crise du développement en Afrique, en particulier la fin du " miracle ivoirien ". Au plan microéconomique, la pression des communautés sur leurs ressortissants joue un rôle majeur dans le processus de crise ; longtemps ignorée, elle fait l'objet de mesures statistiques et d'une interprétation économique. Les aspects macroéconomiques de la crise sont plus connus : surproduction de matières premières et surendettement. Les erreurs des politiques d'ajustement structurel ont renforcé, tout en les révélant, les caractéristiques d'un système de création de rente et de redistribution où l'Etat joue un rôle central. Mais, ignorer les blocages microéconomiques pour ne s'en prendre qu'à la politique économique, risque de précipiter dans la crise le système social africain tout entier dans son ensemble.
La théorie économique est conventionnellement amorale, parce qu'elle repose sur une société naturelle d'individus égoïstes et se suffit du " bouclage macroéconomique ". Une éthique économique pourrait exiger, au nom de la vertu et de la responsabilité, une nouvelle morale économique. Cet ouvrage analyse au contraire une éthique positive. Il réfléchit sur les acteurs de la vie économique et le sens qu'ils accordent à son accomplissement. Il étudie les conséquences sur la théorie économique de la prise en compte de la morale dans le calcul économique personnel. Plusieurs illustrations sont données dans le cadre extrême de la survie et de la pauvreté.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...