Paru en 1954, le livre de Driss Chraïbi, Le Passé simple, avait créé le scandale, en stigmatisant les travers et les injustices du système féodal marocain, à un moment critique de la lutte de libération nationale. On l'accusa alors de faire le jeu de la colonisation et de justifier son entreprise "civilisatrice". D'autant plus que le héros, Driss Ferdi, motivé par les valeurs que l'école française lui a révélées, a bâti toute sa révolte sur l'émancipation à l'égard du système patriarcal symbolisé par la figure tyrannique du père. Plus d'un demi-siècle plus tard, ce roman est d'une actualité aveuglante de lucidité : Driss Chraïbi avait dénoncé une décolonisation superficielle, non appuyée par une véritable révolution culturelle et sociale. L'Histoire, qui assiste aujourd'hui au retour des forces rétrogrades, semble lui donner raison. A travers cet essai, Ahmed Mahfoudh explore les thèmes et les procédés d'écriture qui ont fait de ce roman une oeuvre originale et néanmoins fondatrice de la littérature maghrébine francophone.
Nombre de pages
152
Date de parution
30/05/2013
Poids
175g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343002644
Titre
Le passé simple, de Driss Chraïbi (1954)
Auteur
Mahfoudh Ahmed
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
175
Date de parution
20130530
Nombre de pages
152,00 €
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Cet ouvrage reprend une centaine de chroniques publiées par l'intellectuel et journaliste mauritanien Habib Ould Mahfoudh (1960-2001). Lesdites chroniques sont parues dans les colonnes de divers organes de presse locaux, parmi lesquels celui qu'il a fondé lui-même (Le Calame), entre 1991 et la date de sa disparition prématurée. L'ironie mordante qui parcourt la plupart de ces textes et leur indéniable qualité d'écriture témoignent d'un mariage particulièrement réussi des traditions littéraires orales et écrites de Mauritanie avec des apports culturels francophones, aussi éclectiques que judicieusement arrangés et choisis par cet ancien professeur de français des établissements secondaires mauritaniens. Ces textes constituent une somme unique de témoignages au jour le jour sur une décennie (1991-2001) d'évolution politique de la Mauritanie. Ils regorgent de notations, de références, de citations et parfois de longs développements, qui attestent de l'étendue des connaissances de leur auteur sur l'histoire, la société et la culture de son pays. Ils offrent une sorte de manuel de sociologie sauvage appliquée en particulier aux traits grotesques ou affligeants d'un petit despotisme rural, qui s'est parfois montré capable des pires exactions, comme celles dont ont été victimes les communautés noires de Mauritanie en 1989-91. Esprit rebelle, confronté aux tracasseries d'une administration ubuesque, Habib a régulièrement fustigé dans ses chroniques la bêtise communautaire et la xénophobie, l'arbitraire, la bigoterie, la flagornerie courtisane et la langue de bois. Il excelle à subvertir les formules toutes faites, les syntagmes figés, où somnole la sottise ordinaire. Ce recueil est tout en même temps une ardente défense de la liberté de la presse sous des cieux tropicaux où elle est souvent mise à mal, un diagnostic des dérives autoritaires observées en Afrique et ailleurs sous la houlette des militaires putschistes, et un objet littéraire non identifié où se côtoient avec humour les classiques de la littérature arabe et européenne, les poètes populaires maures et les chansonniers français, Baudelaire et San Antonio, Emmanuel Kant et Pierre Dac.
Le revenant est un roman parlant d'un homme ayant vécu en Kabylie au XVIe siècle. Son village, Tighilt, avait participé à une insurrection armée dirigée par le royaume de Koukou et les Ottomans pour reprendre Bougie (Béjaia) des mains des Espagnols. C'est une histoire imaginée se déroulant à une époque bien réelle. A travers la trame narrative de cette fiction, le lecteur découvrira que le fonctionnement de la société kabyle est encadré par des règles et coutumes qui ont été pensées et léguées par les ancêtres dans le sens du respect de l'intégrité physique et morale de l'individu. La vie de Yidhir est un voyage dans le temps, à l'époque où le destin des montagnards dépendait de leur attachement à la terre de leurs aïeux et de leur serment à la protéger. Un récit passionnant dans lequel le lecteur découvrira que la vie communautaire villageoise est un engagement citoyen avant tout.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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